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J'AI LE DROIT DE VIVRE
Ma bonne dame, j'vous dis que chaque jour,
ce policier passe devant mon étalage,
fait demi-tour, et là...
hop, il me vole une pomme !
Et quand j'y demande de laicher mes pommes,
y m'dit d'aller me faire voir !
J'me chuis dit qu'un voleur
comme lui méritait la prison,
mais tudieu ch'est impochible
parce que tous ches polichiers sont de mèche.
- Jamais un flic n'en arrêtera un autre. - Un instant, svp.
L'Aide Judiciaire. Ah, M. Le Juge...
- Mme Grahan. - Je le lui dirai.
Merci pour les fleurs, elles sont ravissantes.
Oui, je sais.
Merci.
Au revoir, et merci encore.
Ma bonne dame, j'chuis venu pour que votre patron,
y pourchuive che flic pour mes pommes.
Pouvez-vous venir un moment ?
Une seconde, j'arrive.
C'est à envoyer au procureur.
Je n'en crois pas mes yeux !
L'avocat et le procureur qui discutent ensemble ?
C'est impossible.
Nous parlions de la fille Foley.
Je crois à ce qu'elle dit.
J'ai décidé de ne pas la poursuivre.
Vous ne le regretterez pas. Elle a été une victime des circumstances.
Vous êtes une avocate hors pair.
Je vous échangerais bien ma secrétaire
et un gueuleton contre Jo.
Ça marche ?
Non!
Je préfère rester du côté de celui qui tire les gens de prison.
C'est plus intéressant, n'est-ce pas?
C'est peut-être intéressant, mais pas pratique.
Aime-t-elle toujours ce type ?
C'est étrange.
Que peut-elle lui trouver ?
Je n'en sais rien.
Désolé. Bon, au revoir.
Ch'est rien qu'un voleur !
- Et ma proposition ? - Vous la feriez par écrit ?
Et vous savez quoi?
Vous feriez mieux d'aller au Tribunal de Simple Police.
Chimple Poliche ?
Y a rien de plus chimple !
Trois pommes par jour, tudieu !
Laichez-moi vous calculer.
Cha fait 1095 pommes par an !
Après 5 ans...
ça fait 5975 pommes !
Et trois pommes par jour sur dix ans,
cha monte à 10950 pommes, ma bonne !
Bien Monsieur.
Je vous retrouverai chez le juge Carter.
Steven...
Vous avez été vraiment merveilleux.
C'est normal.
Vous allez me manquer, ces quinze jours.
Ma remplaçante est si jolie que je crains pour mon poste.
Si vous vous en inquiètez...
Un instant, ch'est vous le Raide Judichiaire ?
C'est une question de point de vue.
Vous devriez vous mettre en route sans tarder.
La route est longue.
Les gens courent comme des poulets chans tête, ichi.
Je paye mes impôts,
et chi je n'obtiens pas chatichfaction,
cette nachion va compter un polichier de moins !
Personne ne fera...
- De la part du juge Morley. - Merci.
Je croyais être la seule folle dans la famille,
mais tu es aussi cinglée que moi.
J'adore ça.
C'est ça, vas-y, gâche ta vie.
Gaspille-la avec ce minable voyou...
et finis à mon âge avec ton futur derrière toi.
Que vont dire les gens ?
Que je suis folle, que je m'en mordrai les doigts.
Ils n'auraient pas tort !
Sois bonne joueuse, souhaite-nous du bonheur.
D'accord, mais tu n'as aucune chance.
Il est déjà presque midi. Je suis presée.
Tu ne déjeunes pas ?
Pas le temps. Je ne veux pas le faire attendre.
Oui, ce serait affreux qu'il attende...
trois minutes, après que tu l'as attendu trois ans !
Vous quittez cette prison avec plus d'atouts que les autres.
Vous êtes plus intelligent que la moyenne des criminnels..
Merci M.
Avec de la volonté, vous vous en réinsérerez.
Sinon, vous reviendrez ici encore plus vite.
Cette fois, c'est la bonne.
Je l'espère,
car la situation est changée depuis la dernière fois.
C'était votre troisième passage ici.
Vous avez d'abord "emprunté" une voiture, puis volé...
Quant à ce séjour-ci,
écourté par Me Withney,
vous y avez été condamné
pour hold-up avec la pire bande de la région.
Vous avez perdu déjà trois fois.
À la quatrième, la loi est formelle, ce sera la peine de mort !
Non, je quitte votre hôtel pour de bon.
Je lui ai trouvé un emploi de camionneur.
Je saisirai ma chance.
Tout dépend de vous.
Au revoir, et bonne chance, Taylor.
La cellule va me sembler vide sans toi.
J't'ai lavé tes chaussettes.
Merci. Garde-les, va.
Et rappelle-toi : Méfie-toi des femmes,
c'est elles qui rendent marteau.
Et envoie-moi une photo de cette star.
Celle avec les yeux bleus. Ça m'aidera à avaler la purée.
- À bientôt. - J'espère que non.
- Quelle est sa peine ? - Perpète.
Il a buté un acrobate qui louchait sur sa femme.
Il est ici depuis si longtemps
qu'il fait partie des murs.
On se reverra dehors.
T'es trop gentil.
Crâne pas, tu seras toujours des nôtres.
Hors-jeu !
Remplace-moi, Mike.
- Et arbitre honnêtement. - Toujours.
Vous n'alliez pas partir sans me saluer ?
Père Dolan, Rasty a envoyé la balle de l'autre côté du mur.
Vous ne semblez pas heureux d'être libéré.
Vous voudriez que je pleure de joie ?
J'en connais ici qui le feraient.
J'ai été heureux la première fois,
mais on m'a vite fait déchanter.
Si les gens étaient comme vous, dehors,
cette prison serait déserte.
Vous êtes un type bien. Vous vous en apercevrez un jour.
Mon ange, ma chérie !
Alors, vous voulez sortir, oui ou non ?
Laisse-moi reprendre mon souffle.
Je ne peux me détacher de toi.
Je t'avais promis de venir.
J'avais trop peur pour y croire.
Je te l'avais écrit !
Je te crois, maintenant. Que tu es belle !
Partons d'ici.
Père Dolan, Stephen, je vous suis si reconnaissante.
Et moi, aussi.
D'habitude, les avocats remplissent les prisons. Mais pas vous.
Merci pour le job.
Au revoir, et bonne chance.
Vous avez fait une bonne action, vous ne le regretterez pas.
Il a bien meilleur fond qu'on le dit.
Je l'espère.
Mais je crois qu'elle fait une bêtise.
Vous le pensez, car elle vous inspire du sentiment.
Mon père, qu'éprouve-t-elle pour lui ?
De l'amour, de la pitié ?
La pitié me semble un peu faible !
Quel nid d'amour !
Comment l'as-tu trouvé ?
J'ai mis trois ans à le trouver.
Trois ans !
Je crois bien avoir déjà vu la tête de ce type.
Je n'aime pas ça.
Si tu t'activais plus au lieu de lire tes magazines policiers,
tu serais moins suspicieux.
J'ai mes raisons !
Je l'ai observé quand je lui demandais son nom.
Sa femme m'a regardé bizarrement.
Que je sois pendu si j'ai pas vu sa photo quelque part.
Retrouve-la, ou je jette tout ça au feu !
Au feu ?
Je le retrouverai...
même si je dois y passer la nuit.
On dirait des chanteurs de charme.
Et quel charme !
Quand j'étais gosse, on les chassait.
Les autres leur arrachaient les pattes, les rôtissaient.
Ça me rendait malade.
Ma première condamnation, c'était pour une grenouille.
J'avais cogné un garçon qui la torturait.
Ça m'a valu la maison de correction.
Tu savais que lorsqu'une grenouille meurt,
l'autre se laisse mourir ?
- C'est curieux. Pourquoi ? - Je ne sais pas.
Peut-être ne peuvent-elles pas vivre séparées.
Comme Roméo et Juliette.
Je ne plaisante pas.
Comment sais-tu tout cela ?
Je l'ai toujours su.
Elles doivent se trouver des choses qu'on ne soupçonne pas.
Eddie, qu'est-ce qui t'a fait m'aimer ?
T'aimer ?
Et toi, comment as-tu pu aimer un tordu comme moi ?
Je ne savais pas qui tu étais quand on a dansé.
Je t'avais dit que j'étais un mauvais garçon.
Je n'ai compris que lorsque tu es venu au bureau de Stephen.
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