The first 184 lines.
Chantal !
Tu marches dans la merde.
C'est dégueulasse.
Prends pas le métro.
L'odeur de merde, c'est tenace.
Kristine accourt avec des bris de verre
dans les cheveux : "Venez dégager ma voiture !"
"Non, appelle les flics."
J'étais mal pour elle, mais c'était son problème,
pas le nôtre.
Y a pas assez de ketchup.
Il m'en faut plus, chérie.
Vous vous rappelez Chantal Witherbottom ?
Non, c'est qui ?
Ce nom me dit quelque chose.
C'était une fille qui était avec nous à la fac.
J'essaie de me rappeler un truc sur elle.
- Regardez. - T'as du ketchup ?
Vous vous rappelez ?
Elle était nulle.
- Pourquoi ? - Elle était inintéressante.
Elle se coiffait toujours en public.
Coiffe-toi chez toi !
Elle était toujours dans le coin
et elle était...
elle était très jalouse de moi.
Et toi ?
Elle me dit rien, mais la photo est jolie.
Par ici !
Et dès le début, j'ai joué dans toutes les pièces.
Il lui manquait un truc. Elle devait me donner la réplique
et ça lui plaisait pas.
Elle est portée disparue.
Comment ça, "portée disparue" ?
Elle a disparu.
Il y a des affiches partout.
Dory, que lui est-il arrivé ?
- Elle a disparu. - Où est-elle ?
- Bonne question. - Pourquoi ?
Portia, on en sait rien.
Je crois que je vais pleurer.
C'est vrai,
c'est dingue !
Est-ce que j'ai couché avec ce serveur ?
J'en sais rien.
- C'est fou, on était amies. - Amies ?
Tu l'as appelée "une fille, Chantal Witherbottom".
Oui, mais...
elle était très gentille avec moi.
Elle avait bon cœur.
C'est trop triste, non ?
- Oui, je trouve. - C'est triste.
J'espère qu'elle va bien.
- T'as un truc entre les dents. - Quoi ?
- Je vais l'enlever. - Non, merci.
- Allez ! - Je mange.
Laissez tomber.
Excusez-moi. Oui, vous ou votre ami.
Chantal Witherbottom suivait un master de poésie
quand elle a auto-édité son recueil de poèmes.
Elle a disparu dans de mystérieuses circonstances.
Le soir où sa sœur fêtait à Chappaqua son futur mariage,
sa sœur Elizabeth l'a envoyée
faire des courses...
Chérie !
Elle n'est jamais rentrée.
Je suis là.
J'ai faim.
Tu sais, je crois que je vais postuler à "Femmes au pouvoir".
Tu crois que je serais douée ?
Je serais douée
Je serais douée
De quoi tu parles ?
Dis-moi
C'est quoi, ton problème, Dory ?
Tu veux que...
Dis rien.
Tais-toi.
- Tu es prête ? - Oui.
J'arrive.
- Ça va ? - Oui.
J'ai une crampe.
Friperie.
Friperie.
Pourquoi j'ai acheté ça ? Friperie.
Je t'ai gardé celle-ci.
Pour faire quoi ?
- La porter. - Ah oui, bien sûr.
Avec une ceinture, elle est parfaite.
Comment vas-tu transporter toutes ces affaires ?
- J'appelle Uber. - Parfait !
Je passerai au pressing en revenant.
Tu es tellement douée pour faire ces tâches ingrates !
J'aime rendre service.
- Mes parents étaient progressistes. - Ils étaient super.
Une seconde.
Je produis le spectacle d'une grande artiste.
Je ne dirai pas qui, mais elle est très connue.
Je suis styliste, designer, un peu comédien.
Scénographe, aussi. Tous les projets me parlent.
- Je vais te présenter Martine. - Je l'adore.
Elle est géniale, on ne la présente plus.
Mes parents adorent
Surviving Essex.
Ils sont adorables et enthousiastes. Ils comprennent.
Je joue dedans, maintenant. Tu vois ?
Je regarde pas la télé.
Alors...
- Tu connais Alyssa ? - Non.
Elle est chef cuisinier
et Corinne est designer chez Vogue.
Dory est une amie...
de la fac.
Je peux te parler un instant ?
Bien sûr.
Alors, Drew ?
Cet exam, pour l'école de droit ?
Non, je fais une école de commerce.
On passe pas cet exam.
Portia.
Tu vas bien ?
- Oui, pourquoi ? - J'ai vu ton post sur ton amie.
Chantal.
- C'est dur. - Oui.
Merci de poser la question, c'est gentil.
Je vais bien.
J'espère qu'elle aussi, que c'est juste une passade.
Ton soutien compte beaucoup pour moi et pour sa famille.
- C'est normal. - Merci.
Tu as l'impression que je flirtais et c'était le cas.
C'est mon travail et tu dois t'y habituer.
Je suis ton petit ami...
Je hais ce terme !
J'avale ton sperme,
j'emmène ta mère déjeuner.
- Seul un petit ami fait ça. - Écoute.
Ce qui se passe entre nous, c'est vraiment, vraiment unique,
mais quand tu utilises ce terme, la magie s'envole.
Si ça te pose un problème,
tu devrais rentrer.
- Mais on s'aime ! - Justement.
J'ai créé une alerte pour Chantal,
mais je tombe toujours sur une femme du même nom qui a 115 ans.
C'est impressionnant, mais...
Quoi ?
Te retourne pas !
Je vais lui dire bonjour ?
- Il arrive. - Je fais quoi ?
Il est là.
Salut.
Quoi de neuf ?
- Comment tu vas ? - Bien.
Je crois que je vais y aller.
Tu viens d'arriver.
Oui, mais...
En fait, ça me dit rien.
- C'est sympa de te revoir. - Oui.
- Tu bosses plus pour cette femme ? - Non.
Enfin si, mais c'est temporaire.
Bien sûr.
Cool.
C'était sympa.
Au revoir.
- Tiens. - Merci.
- On devrait y aller ? - C'est inutile.
Ça pourrait mal tourner.
Beaucoup de choses tournent mal partout et tout le temps.
Mon Dieu !
C'est affreux, vraiment affreux !
Si on entend qu'ils cassent de la vaisselle
ou un truc du genre, j'irai voir.
- C'est pas vrai ! - Je sais pas.
Ça peut être n'importe quoi.
Écoute.
Si tu veux y aller et t'en occuper, vas-y.
J'en sais rien.
- Je sais pas quoi faire. - Moi non plus ! Je peux pas...
Bien. Voyons...
Écoutez, ces adolescentes
sont une espèce très, très spéciale.
Elles sont intelligentes,
déterminées, talentueuses, passionnées.
Il faut repousser leurs limites
et j'ai l'impression qu'avec vous, elles s'ennuieraient à mourir.
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