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PLUS ON EST DE FOUS
Nous sommes dans la belle ville de Washington,
la capitale des États-Unis.
Située sur les rives de la rivière Potomac.
… la vie y est plaisante, tranquille.
C’est aussi une ville de traditions et de convenances.
Le respect des bonnes mœurs est nécessaire dans la vie quotidienne.
La fine cuisine Washington
fait le bonheur des épicuriens.
Vous pourrez y déguster les plats typiques du vieux Sud.
Les belles maisons Washington ont la dignité tranquille du passé.
L’excursion ne serait pas complète…
sans la visite du quartier résidentiel.
Nous découvrons avec fierté un Washington hospitalier
qui vous accueille chaleureusement à sa porte,
grande ouverte pour vous.
Je suis désolé, nous sommes complets.
- Absolument, nous sommes complets. - J’ai une réservation.
Oh, pardonnez-moi. À quel nom, monsieur ?
Benjamin Dingle. Le sénateur Noonan a fait la réservation pour moi.
Un instant, M. Dingle.
- Oh oui, il y a une réservation. - Bien.
Le sénateur Noonan a réservé une suite pour le 24.
Aujourd’hui nous sommes le 22. Vous êtes est arrivé avec 2 jours d’avance.
C’est mal d’arriver avec 2 jours d’avance ?
- Non, monsieur. - Tout le monde devrait arriver avec 2 jours d’avance.
Lorsque ce pays aura 2 jours d’avance, tout ira pour le mieux.
Oui, monsieur, malheureusement, la suite ne sera pas disponible avant demain.
- Pourriez-vous appeler le sénateur Noonan ? - Le sénateur a quitté le ville.
Quand sera t-il de retour ?
Il aurait dû revenir avant hier, mais il a 2 jours de retard.
- 2 jours de retard… - Oui, monsieur.
Bon. Dès qu’il sera de retour dites-lui que je suis arrivé en avance. - Bien Monsieur.
Au Diable les mines ! En avant ! Farragut
MAISONS À LOUER.
PETIT APPARTEMENT, ENSOLEILLÉ, CENTRAL. APPELEZ À PARTIR DE 5H.
Vous êtes ici pour l’appartement annoncé dans le journal ?
- Oui, tout à fait. - Je vais le prendre.
Je suis désolé, l’appartement est déjà loué.
- Comment ça déjà loué ? - Il n’est pas encore 5h.
Je regrette sincèrement, mais l’appartement est déjà loué.
S’il y a d’autres locations, il y aura une autre annonce.
Puis-je demander pourquoi vous nous avez fait venir ici ?
Non, vous pouvez pas. Bonne journée.
Comme disait l’amiral Farragut: "Au diable les mines, en avant !"
- Bonjour. - Bonjour.
- Je suis Benjamin Dingle. - Si vous le dîtes.
- Je suis ici pour l’appartement. - Je suis désolée, je l’ai déjà loué.
Un moment jeune femme. Pensez-vous me connaître assez pour me mentir ?
- Oui - Eh bien, vous ne devriez pas.
Savez-vous que la plupart des problèmes dans le monde sont dus au mensonge ?
Prenons Hitler par exemple…
- Je suis désolé, monsieur, mais je préfère… - M. Dingle.
M. Dingle. Mais je préfère partager l’appartement avec une dame.
- Moi aussi. - Je pense que vous serez mieux dans un autre endroit.
- J’y suis allé. - Non, s’il vous plaît… mettez-vous à ma place.
Je ne peux louer l’appartement à n’importe qui.
Je ne suis pas n’importe qui.
Je ne dois ma conduite qu’à la pénurie de locations à Washington.
Vous l’avez dit.
Et mon devoir en tant que patriote, compte tenu de la surpopulation…
Je suis surchargé.
- Pourquoi n’allez-vous pas à l’auberge de jeunesse ? - Trop vieux.
- À la maison des Vétérans alors ? - Trop jeune.
- Je ne sais pas trop… - Vous le saurez quand je l’aurai loué.
Je peux jeter un œil ?
Hey… Vous êtes sûr de vous hein ?
Il était une fois…
Vous ne serez pas bien ici.
Le foyer c’est là où on pose son chapeau. C’est par ici ?
- Maintenant écoutez… - Je regarde.
Inutile de regarder, parce que j’ai décidé de louer seulement à une femme.
Puis-je vous demander une chose : Est-ce que je mettrai vos bas ?
- Non - Eh bien.
Vous demanderai-je d’emprunter votre gaine ou vos pantoufles rouge et jaune ?
Bien sûr que non.
N’importe quelle femme vous demandera de vous prêter votre robe.
- Vous savez pourquoi ? Parce qu’elle est jolie. - Je l’ai fait moi-même.
Et que diriez-vous si elle renversait un cocktail dessus
lors d’une fête où vous n’auriez pu aller parce que vous lui auriez prêté votre robe ?
Elle pourrait avoir quelque chose que je pourrais porter.
- Pas elle. - Pourquoi non ?
Parce qu’elle est forte. Et qu’elle n’a rien de propre.
- C’est pour cela qu’elle emprunte vos vêtements. - Comment saurais-je que vous êtes mieux ?
Regardez moi ! Je suis propre comme un sou neuf.
Oh… laissez-moi rester.
- Écoutez… - Je propose une chose.
Essayons pendant une semaine.
À la fin de la semaine, si vous n’êtes pas satisfaite
nous tirerons au sort pour savoir qui doit partir.
Je loue la moitié de l’appartement avec un drôle de vieil homme nommé Dingle.
Au moins il y a maintenant quelqu’un pour rompre le silence.
- Qui est là ? - Moi, évidemment.
Entrez bien sûr.
Votre exemplaire du…
Votre exemplaire du planning pour les matinées.
- Le planning pour les matinées ? - Oh… le planning des matinées.
Oui. C’est une question d’efficacité. Vous n’aurez qu’à le suivre et nous n’aurons pas de problèmes.
Je vais vous montrer.
Voici le plan de la maison. Ma chambre,
la vôtre, la salle de bain et la cuisine.
Mon réveil sonne à 7h… et nous nous levons.
À 7h01 je vais à la salle de bain et vous descendez chercher le lait.
A 07h05 vous lancez le café. Une minute plus tard, je sors de la salle de bain,
Et une minute plus tard, vous y allez.
C’est à ce moment que je m’habille.
Trois minutes après, je prends mon café.
Et une minute plus tard, à 07h12, vous sortez de la salle de bains.
À 7h13 je mets les œufs sur le feu et fini de m’habiller.
Puis vous mettez vos chaussures et arrêtez les œufs à 7h16.
À 07h17 vous vous rasez. À 07h18 je mange mes œufs,
et à 7h21 je me peigne dans la salle de bains. À 07h24, vous faites cuire vos œufs…
À 07h25 vous faites votre lit.
À 07h26, je fais le mien, et pendant que vous mangez vos œufs, je ramasse la poubelle.
À 07h29 vous faites la vaisselle et à 7h30, nous avons terminé.
Vous voyez ?
C’est très simple.
Et pour savoir l’heure nous utiliserons quel fuseau horaire ?
Quand vous entendrez mon réveil vous le saurez : 7h.
Vous êtes très méthodique.
J’ai travaillé dans un service de comptabilité.
Bonne nuit.
Mlle Milligan, une petite question :
- Pourquoi n’êtes vous pas marié ? - Eh bien… vraiment !
Une femme si charmante, et si bien ordonnée.
Si cela ne vous dérange pas, M. Dingle…
Bien sûr il n’y a pas beaucoup d’hommes disponibles, mais vous devriez pouvoir en trouver un.
- Peut-être que je ne veux pas me marier. - Vous ne voulez pas ?
Ou peut-être si.
- Eh bien… - Allez, Mlle Milligan, il faut vous décider.
Comment ça il faut me décider ?
Vous savez : Au Diable les mines ! En avant !
Comme disait l’amiral Farragut.
Mlle Milligan, ces temps ne sont fait pas pour les indécis.
Si vous voulez rester, M. Dingle, il vaudrait mieux vous mêler de vos affaires.
En cette période les affaires des uns sont les affaires de tous.
La guerre rapproche les gens, vous savez ?
Pas nous, M. Dingle. Bonne nuit.
Et mêlez vous de vos affaires.
Un homme dans sa chambre à s’occuper de ses propres affaires.
Une autre chose…
Il serait préférable de ne pas sortir ensemble le matin.
Parce que les gens pourraient penser…
Eh bien, pas exactement, mais vous savez… les gens sont si…
- Avec moi ? - Bien sûr.
Merci, Mlle Milligan. Je vous remercie beaucoup.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Jimmy Doolittle a survolé les mers
Pour jeter un œil sur les Japonais…
Il est sorti d’un nuage.
Et a dit: "voici Tokyo".
Oh ! Jimmy Doolittle a pris
son devoir au sérieux… et il l’a fait.
Jimmy avait entendu une fois…
Au Diable les mines !
Au Diable les mines ! En avant !
Au Diable les mines ! En avant !
M. Dingle.
Oui, Mlle Milligan ?
- Vous fumez au lit ? - Non, j’y dors seulement.
Je sens la fumée…
Seulement la fumée de souvenirs brûlants, Mlle Milligan.
Les braises de ma jeunesse romantique.
Tenez-vous un journal Mlle Milligan ?
Non, bien sûr. Pourquoi me demandez-vous ça ?
Il y a 2 sortes de gens: ceux qui ne font pas ce qu’ils veulent
et qui écrivent-ils dans un journal ce qu’ils n’ont pas fait,
et ceux qui sont trop occupés pour écrire ce qu’ils le font.
En avant !
- Bonjour. - Bonjour.
Le matin vous semblez de mauvaise humeur, non ? Bonjour !
- Non ! - Non quoi ?
Prenez le lait.
Bonjour.
Oh ! Que faites-vous dehors ? Entrez.
- Le journal ! - Oh, le journal, désolé.
Mlle Milligan !
C’est moi, M. Dingle. Je suis à la porte.
Le journal ?
Le café !
- M. Dingle… après moi. - Après vous, mademoiselle.
- M. Dingle, avez-vous le café ? - Le café ? Oui, oui. Voici le café !
Au Diable les mines ! En avant !
- Le café, café… Voilà. - Merci.
C’est la guerre Mlle Milligan.
- Habillez-vous, M. Dingle et respectez l’horaire. - Habillez-vous, M. Dingle.
Oui, M. Dingle…
Être habillé.
- M. Dingle ? - Oui, Mlle Milligan ?
Ne pas oublier de faire votre lit.
Oh oui, faire le lit… faire le lit.
Où sont mes pantalons ? Mon pantalon ?
Où sont ces pantalons ?
M. Dingle ? Il est 7h30.
Dans la salle de bain !
Si vous allez en ville ce matin, retrouvez-moi en haut de l’escalier à 07h32.
Je pars avec Mlle Hopkins à 07h32.
À 07h34 nous allons prendre Mlle Ledbetter.
À 07h37 nous prenons Mlle Taylor et Miss Johannes. Oh, mon déjeuner !
- M. Dingle ? - Oui, Mlle Milligan ?
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