Traffic Jam (L'ingorgo)

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Traffic Jam (L'ingorgo)
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Published on: 2016-09-15
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The first 200 lines.

Maître.

Hola Ferreri. Merci Commandant. Au revoir ma belle.

Comment vous êtes-vous senti en Afrique, Maître ?

L'Afrique est un merdier,

mis à part le peu de choses correctes qu'ont été capables de faire les Anglais

et dont il ne restera bientôt plus la moindre trace.

Vous n'avez pas choisi le meilleur moment pour débarquer à Rome.

Trois heures de Dakar à ici, et autant pour rejoindre votre maison de campagne.

- Et ça vous fait rire ? - Non, Maître.

- Bouge-toi ! - Il faut être patient.

Tout est prêt pour la partie de chasse ? Qui vient ?

Le député Abadei, le presidente de l'Onif, la marquise Dedale Contini,...

... le professeur Galucci et le sous-secrétaire Marenco.

Vous les voyez ceux-là, Ferreri ? Ils ne savent pas pourquoi ils ont pris la voiture.

Ils ont pris la voiture ce matin, pour me casser les pieds à moi. Vous voyez ?

Je devrais te faire avorter à coups de bâtons, tête à claques.

Mais aujourd'hui, les temps ont changé.

Un père doit être bon copain et compréhensif avec sa dévergondée de fille...

... et te mettre à disposition l'obstétricien et la sage-femme.

Mais une chose est sûre, un enfant du déshonneur, chez moi, il n'entre pas.

- Chez toi ? Je pense pas y retourner, chez toi. - (napolitain) Ouh salope, je vais la tuer.

Bas les pattes. Et toi, écoute Papa qui parle pour ton bien.

Mais quel bien ? L'unique bien, c'est la créature que je porte là.

C'est mon fils. C'est une créature de Dieu, comme le fils de Brigida.

Ah non ! Ne confondons pas. Le mien est un fils légitime.

Un fils né d'un père et d'une mère mariés officiellement.

Et pas le fils conçu avec le premier venu.

- Euh... le premier... ? - Toi, tais-toi.

- Où sommes-nous ? - On est à Rome. "Où sommes-nous"...

J'y suis venue en voyage de noces.

Il y en a encore pour longtemps ?

- Un peu de champagne, Maître ? Il est frais. - Oui.

Tenez le verre.

- On ne pourrait pas aller un peu plus lentement ? - Va plus doucement. Celui-là va mal.

Qu'est-ce que tu racontes ? À 4:00, il y a le match à la télévision.

- Trésor, appuie sur la partie de droite. - Mais je sais.

Ici, regarde.

Connard !

Pédé !

Dis-moi, à ton avis, Irène...

... tu penses qu'on réussira à fêter nos noces d'or ?

Pensons déjà à fêter celles d'argent.

C'est vrai, qu'avec ce que coûte l'or aujourd'hui, il vaut mieux celles d'argent.

Qui sait si à Sorrento ils nous donneront la même chambre.

Bien sûr, ils nous la donneront parce que c'est moi qui la leur ai demandé.

Tu es gentil.

Oui, la chambre sera la même.

Moi, je ne serai plus le même.

Tu es bête.

Allez allez allez, vas-y, embrassez-vous.

Oui, embrassez-vous.

Si Mara était là, je vous montrerais, moi ce qu'on sait faire dans une voiture.

Oh bon, arrête un peu. Je ne dois plus penser à Mara.

À cette heure-là, elle m'attend déjà.

Mais allez vas-y bon dieu de merde, avance ! Avance.

Mais tu veux quoi, putain ?

Klaxonne, klaxonne.

Klaxonne.

Vous êtes prêts ? - Prêts ! - Go !

- Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi riez-vous ? - Ricardo nous a raconté une de ces blagues !

- Ça fait comment ? - Et tu crois qu'on te la raconte ?

Toi, tu ne ris pas, parce que tu n'as pas d'humour. Eux ne riront pas parce qu'ils la connaissent déjà.

- Raconte-la moi, et je te promets que je ris. - Non.

Bande de charognes.

Allez, on repart.

"Ne me touchez pas la queue... ça m'irrite !"

Changeons de chemin si on y arrive.

Appellez le colonel Orfredo de la gendarmerie. Et demandez-lui par où il est préférable de passer.

Oh ! À contresens. Inimaginable.

Mettez-vous au milieu, arrêtez la circulation. Je dois terminer la manœuvre. Allez !

- Ils ne s'arrêtent pas. - Mettez-vous au milieu. Arrêtez-les.

Voilà. Vous pouvez faire le créneau.

Ferreri, dès que la file se met en route vous me créez un espace.

Et ceux-là... ?

Eh, écoutez ! Vous !

Dites à ce con, là-bas, que le cocu, c'est lui.

- C'est moi qui dois le lui dire ? - Oui, oui. Dites-le lui.

- Qu'est-ce qu'il a dit, ce débile ? - Il a dit : "Dites..."

- Je dois vraiment le lui dire ? - Dites-le lui.

Il a dit : "Dites à ce con, que le cocu, c'est vous".

- Dis-lui donc que je suis célibataire. - Il a dit qu'il est célibataire.

- Dites-lui que son père aussi était célibataire. - Qu'est-ce qu'il a dit ?

Il a dit...

... que : "Votre père aussi était célibataire". Sans mauvaise intention, juste pour plaisanter.

Dis-lui que quand je descends, je vais lui faire un trou de balle comme ça.

Qu'est-ce qu'il a dit ?

Il a dit que : "Quand il descend, il vous fait...

... un trou de balle comme ça".

Crétin ! Débile mental !

Restons calme, évitons l'accident.

Tout le monde ici a les nerfs à fleur de peau...

... la moindre égratignure, ils sont capables de t'tuer.

Non, avec l'embouteillage j'arrive en retard...

... mais avec l'accident, je risque de pas arriver du tout.

Et moi, j'ai Mara qui m'attend, et il paraît que l'attente excite d'avantage.

Attention, attention, de pas trop fumer.

Non, j'ai lu quelque part que le tabac atténue la virilité.

Dans ces circonstances, la seule chose à faire est de rester calme.

Pourquoi ? Qui a décrêté ça ?

Le pistolet ! Pas de blague, hein ?! Sortez le pistolet.

- Où il est ? Allez ! - Allez, sors le p'tit pistolet.

Le p'tit pistolet, où il est ? Oh je ne le trouve plus, peut-être lui qui l'a ?

Qu'est-ce que tu fais ? Allez, dis-moi où il est.

Laissez passer, regardez.

C'est quoi, ça ? Des Martiens ?

Ça, ce sont les Italiens. Tous à contresens.

- La discipline n'est pas notre fort. - C'est ça, le malheur.

- Vous êtes déjà allé à Moscou ? - Pas encore.

Eh bien là-bas, toutes les routes ont toujours une voie de libre...

... pour les pompiers, les ministres et les autres fonctionnaires.

Ici, on a une bande d'arrêt d'urgence, mais elle est bouchée par les voitures des particuliers.

Ici, mais pas là-bas. S'il y en avait un qui se hasardait...

- Qu'est-ce qu'ils font ? - Ils le fusillent.

- Non, ils l'envoient en Sibérie. - En Sibérie... autrefois ! Maintenant ils le fusillent.

Si, et ça suffit !

- Croyez-moi, Ferreri. - Oui, Maître.

Putain de...

Un enfant sans père, c'est comme une plante sans lumière.

Il ne pourra jamais être heureux.

Ma petite, fais plaisir à papa Sépare-toi de ce bébé.

Puis tu te trouves un bon mari et tu en fais un autre avec la grâce de Dieu.

Oui oui, fais plaisir à papa.

Ohé ! Ça va pas ?! Vous ne savez pas que l'urine attaque la peinture ?

- (napolitain) C'est l'urine d'enfant, pisse d'ange. - Oui, d'ange...

- Il a fait aussi à côté de la mienne, on ne voit rien. - Ah, parce que vous l'appelez 'voiture', ça ?

Eh, combien de chevaux ? Elle sort à combien ?

- (romain) Hein ? - La Jaguar, combien elle coûte ?

- Et une fois que tu l'auras su... ? - Eh, c'est juste pour savoir.

Coupez les moteurs. Économisez le carburant.

Mais qu'est-ce qu'il se passe ?

Ferreri, éteignez tout. Même la climatisation.

Naples

- Giovanni, dis-lui d'attendre avant de jeter la grande. - Ok.

- Giovanni, prends aussi une eau minérale. - D'accord.

- Tu as un jeton ? - Oui, oui. - Ok.

- Ferreri ? - Hein ?

- Mais qu'est-ce que vous regardez ? - Moi ? Rien.

Alors restez tranquille.

Me dis pas que le photographe se les tape toutes les deux ?!

Les photographes sont tous des pédés.

Pourquoi vous ne me descendez pas ?

C'est quoi ? Il n'y a pas de place à l'hôpital ?

Non mais, on se calme. On n'y est pas encore à l'hôpital.

Combien je vais prendre ?

De prison ?

Non, d'oseille.

L'autobus m'a renversé. L'État paie.

Sur le passage piéton, il m'a renversé sur le passage piéton.

J'ai eu de la chance.

Qu'est-ce que je peux perdre ? Une jambe ?

Ah, j'ai mal partout.

Vous qui avez l'esprit pratique, calculons...

Supposons que je reste infirme.

Combien me donneront-ils ?

Je ne sais pas. Ça dépend de combien vous gagniez de votre vivant.

Eh ! Je ne suis pas mort.

Donne-lui une dose de morphine, comme ça il se tait.

- Qu'est-ce que tu cherches, mon trésor ? - Rien.

Rien ?

Et pourquoi tu as vidé ton sac ?

Je cherche les clés de la maison. Je ne les trouve pas.

Tu ne les as pas prises, par hasard ?

Qui a fermé la porte ?

Ben, moi.

Alors c'est toi qui devrais les avoir.

Mais je ne les trouve pas.

Cherche bien, chérie. Cherche bien.

Évidemment, que je suis bête ! il y a deux façons de chercher.

Chercher bien et chercher mal. Et évidemment, je cherche mal.

Quand tu as fermé la porte de la maison, où tu les as mises les clés, trésor ?

Dans mon sac.

Si tu les y as mises, alors elles doivent y être.

Elles devraient y être et elles n'y sont pas.

Si les clés n'y sont pas, ça veut dire que tu ne les y as pas mises.

Mais je te l'ai dit, je les y ai mises et elles n'y sont pas !

- Qui a fermé la porte ? - Moi !

Alors si tu ne les as pas, ça veut dire que tu les as laissées sur la serrure.

- C'est ça, parce que je suis complètement idiote ! - Je ne l'ai pas dit.

- Tu ne l'as pas dit, mais tu le penses. - Non, je pense à autre chose.

Je pense à ce que diront les voleurs.

Eux ils sont capables d'ouvrir les portes blindées.

Tu te rends compte ?!

Quand ils trouveront la clé sur la porte, comme ils seront contents, les voleurs.

Je suis sûr qu'ils diront : "Merci beaucoup, messieurs-dames, vraiment très aimables".

Personne ne répond.

Mais comment est-ce possible ? Faites un autre numéro.

Vous voyez Ferreri, moi je suis socialiste.

Et comme disent les socialistes : "À chacun selon ses besoins".

Maintenant : moi, j'ai besoin de la voiture. Ceux-là, pas. Eux, pas.

Alors ?

Eh bien ! Je constate que vos employés ont aussi pris la voiture.

Nom de Dieu ! Moi, je les licencie tous !

- Savez-vous combien je perds, aujourd'hui ? - C'est une partie de chasse.

C'est ça, parce que je fais des parties de chasse pour m'amuser ?

À travers Son Éminence, j'embarquais le Vatican.

dans l'affaire d'Italie Peintures qu'ils veulent me fermer à cause de la pollution.

Si le Vatican est concerné, l'usine ne ferme pas, les employés ne perdent pas leur poste.

Vous voyez bien que je suis socialiste.

Où allez-vous ?

Faire pipi.

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