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Suis le terrain...
C'est bien.
Maintiens-toi perpendiculairement aux crêtes.
Voilà...
En circonstances réelles, il faut aussi tenir compte du vent.
Maintiens l'altitude.
Contrôle ton altitude. Fais attention !
Dans un vrai hélico, tu ne pourrais pas voler aussi haut.
A quelle altitude peut-on monter ?
On va prendre l'ascenseur ? - Jusqu'en haut.
- Je pourrai appuyer sur le bouton ? - On verra...
Bonsoir.
- J'ai pris rendez-vous. - Monsieur est occupé.
Puis-je vous être utile ? - Non.
Il s'agit d'un problème érotique.
On avait un accord.
C'est inacceptable. J'ai donne des ordres bien précis.
Très bien. Alors, on va chercher ailleurs.
Oui, exactement, ca change tout.
Vingt-deux, vingt et un, vingt...
Ulcom Electronics... - Ici, les portiers.
L'alarme de votre voiture s'est déclenchée. Pouvez-vous descendre ?
Bonjour.
Les carabiniers, j'écoute.
J'ai appelé de nombreuses fois et vous n'avez rien fait.
Alors, je m'en suis chargée.
J'ai mis une bombe dans son bureau. Elle explosera dans...
... 40 secondes. - Qui est a l'appareil ?
Philippa... Philippa Paccard.
Non, je n'y serai pas à temps.
J'ai des choses a faire ici. Attends-moi.
Très bien, je te rejoins a la maison. Ciao.
Comme c'est haut !
C'est même trop haut !
Pardon, j'attendrai le prochain. - Mais non, il y a la place.
Merci.
A l'interrogatoire !
Nom ?
Mon nom est Philippa Paccard.
Vous parlez anglais ?
Je suis anglaise.
J'ai le droit de déposer dans ma langue maternelle.
C'est quoi, cette histoire ?
Il faut que tu nous emmerdes...
Anglaise...
- Et alors ? - Elle veut déposer en anglais.
Il nous faut un interprète.
Non...
Un interprète est inutile. Elle comprend très bien.
Elle comprend chaque mot. Ca suffit, ce cinéma !
C'est son droit. - Je m'en tape de ses droits.
Vous entendrez de l'italien.
Vous parlerez l'italien. Vous avouerez en italien.
Excusez-moi, mais...
...je peux servir d'interprète.
Je suis qualifie pour ça.
- Nom ? - Philippa Paccard.
- Date de naissance ? - 23 mai 1971.
- Où ca ? - Bristol.
- Profession ? - Je suis professeur.
Etat civil ?
Je n'en sais rien.
- Vous ignorez si vous êtes mariée ? - J'étais en procédure de divorce.
Mais mon mari est mort il y a plus d'un an, durant la procédure.
- Le divorce a-t-il été prononcé ? - Il est mort avant.
Vous êtes donc veuve.
Vous êtes accusée d'avoir provoqué une explosion dans un immeuble,
causant la mort de quatre personnes.
- Quatre ? - Oui. quatre.
Avec l'explosion, un ascenseur s'est décroché.
Dedans, il y avait quatre personnes.
Un père et ses deux filles et une employée de 50 ans.
Trois sont morts sur le coup.
La plus jeune des filles est morte à l'hôpital la nuit dernière.
On vous accuse d'appartenir à une organisation terroriste
dont le but est de déstabiliser l'Etat,
et d'avoir prémédité le meurtre de...
Il n'y a eu que quatre morts ?
- Ca ne vous suffit pas ? - Non, je parle du bureau.
L'homme... J'ai mis la bombe dans son bureau.
Quelle est votre organisation ? D'où vient la bombe ?
Qui donne les ordres ?
Personne.
C'est votre mari ?
Je n'ai...
Je n'ai pas de mari.
Il est mort.
- Comment ? -Une overdose.
Ecoutez, vous savez tout ca.
J'ai appelé, écrit. Je veux attirer votre attention depuis des années.
- Qui avez-vous appelé ? - Les carabiniers.
Qu'est-ce que vous leur vouliez aux carabiniers?
Je voulais leur parler. Je voulais...
... leur parler de l'homme qui contrôle la marche de la drogue.
Je le connaissais, il a étudié avec mon mari.
A cause de lui, des enfants meurent.
A cause de vous, quatre personnes sont mortes!
Alors on s'en fout d'un dealer.
Un moment.
Il n'est pas mort.
Pas de discours! Contentez-vous de répondre aux questions !
Maintenant, dites-nous qui a ordonné l'attentat !
Où est votre base opérationnelle ?
Répondez !
Monsieur le procureur...
Allez chercher un médecin. Plus vite !
Lui aussi, il a opté pour la même chose...
Oui ?
Elle s'est évanouie.
Allez...
Bon, on y va.
Relevez sa manche.
Où suis-je ?
Chez les carabiniers.
Qui êtes-vous ?
Un carabinier.
Je suis désolée...
Je suis désolée.
Non, pas ce côté-là. Laissez, je peux le faire moi-même.
Fermez la porte.
Restez tranquille !
Oui, ils l'ont prise.
Nous verrons ça plus tard.
On était en classe.
On attendait la prof mais c'est la remplaçante qui est venue.
Qu'y a-t-il ? Vous faites une de ces têtes.
Comment s'est passée ta journée ?
Bien.
- Il m'a tout raconté. - C'est-à-dire?
A propos de ma prof d'anglais.
Filippo ?
Mais qu'est-ce que tu fais ?
Je lave.
J'ai mouillé mon lit.
Mouiller ton lit ? Ca ne t'est pas arrivé depuis dix ans.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu me le dis ?
Je suis amoureux.
En fait, vous me dites que ce Vendice
utilise Ulcom Electronics pour vendre de la drogue?
- Et on va vous croire? - Vendice était un ami de mon mari.
C' était un étudiant ordinaire. Puis il a commence à dealer.
Ensuite il a travaillé. Maintenant, c'est une industrie!
Il faisait toujours un prix a mon mari.
Il fait même un prix aux gamins de l'école.
Il fait sans doute un prix aux carabiniers.
Qu'est-ce que vous dites ?
J'ai enseigné à des gamins de 13 ans
qui connaissent la désintoxication. Certains sont morts.
C'est à ce sujet que je vous ai écrit, écrit et encore écrit !
Oubliez les affaires, ce n'est qu'une façade.
Nous n'avons reçu aucune lettre, aucune déposition, rien du tout.
J'ai des copies de ces lettres dans mon appartement.
Au début, je les postais, puis je les ai déposées.
- J'ai des reçus, tamponnés ici. - Nous vérifierons.
Major...
Faisons une petite pause.
Excusez-moi...
Salut, Filippo.
Alors, comme ça, tu es entré en service ?
Oui... Fini, la vie de château.
Et tu suis les traces de ton père?
Oui...
Je voudrais un diurétique.
Bien sûr.
Les lettres envoyées aux carabiniers étaient dans une boîte verte ?
Dans le tiroir supérieur du secrétaire ?
On y a trouvé des lettres à votre mari datées entre 1994 et 1997.
D'autres de votre sœur qui vit en Angleterre.
Deux alliances.
Et une carte d'étudiante envoyée il y a trois semaines.
Et c'est tout.
Non...
- Non, c'est faux ! - Madame...
Madame, restez assise !
De qui est-ce la signature ?
C'est celle du major Pini.
- Vous avez signé ceci ? - Oui.
Mme Paccard...
Nous nous fichons de vos élucubrations, de vos lettres,
de votre mari, de vos élèves...
Nous voulons connaître le mobile de votre geste,
le nom de votre organisation, avec des noms et des adresses.
Nous voulons savoir qui vous a fourni la bombe, qui vous a aidée.
Personne ne m'a aidée.
J'en ai assez de ce jeu !
Qui vous a donné la bombe ?
Répondez !
Je l'ai trouvée chez moi, après la mort de mon mari.
Je suppose qu'il...
- Il y avait vraiment deux enfants? - Et leur père.
Et une femme de cinquante ans.
Quoi, encore ?
Ce n'est pas une panne de quartier. C'est ici. Allez vous renseigner.
- La lumière de secours ? - Dans votre poche...
- Que se passe-t-il ? - Je n'en sais rien, major.
Tant mieux.
Je voulais me sécher les mains et ça a fait sauter les plombs.
Ca ira pour aujourd'hui.
Conduisez madame dans sa cellule.
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