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DROIT DE PASSAGE
Centre de détention de l'Agence de l'immigration et des douanes
San Pedro, Californie
Oui c'est ce qu'ils m'ont dit.
OK on y va.
- C'est bon, c'est bon on se dépêche les gars!
- Vamos! vamos! - Vamos. vamos.
- Allez messieurs plus vite! - Plus vite dépêchez-vous!
Va falloir y voir de plus près.
He dans cinq!
- Ou est-ce que tu veux que je les mette tous?!
Qu'est-ce que tu veux que je fasse?
Ecoute c'est pas mon problème.
Tout ce que je veux savoir Stevens
C'est si le vieillard a été vu lui aussi.
Il tremblait, il suait, il disait que son bras était engourdi
Quand je l'ai fait monter dans l'autobus.
Dieu du ciel. Brogan!
Tout est toujours de l'ordre de la crise humanitaire avec toi.
Tu signes à toi seul plus de certificats
de reconnaissance que le reste de l'unité au complet.
Ne me sers pas cette merde-la.
Il risque d'avoir une crise cardiaque. Je veux que cet homme soit vu.
Tiens le voici.
Ton gars a été déclaré en parfaite santé
par le Dr Sturges. Il est parti il y a trois heures. T'es content?
Oui je suis super content.
- Max tu viens mercredi j'espère
à la réception pour la naturalisation de mon père?
Max c'est important dans ma culture
de faire en sorte que mon père soit fier.
ils sont tous impatients de te rencontrer.
Et ils sont moins effrayants
que j'ai bien voulu te le laisser croire OK?
C'est mieux de donner le signal avant qu'ils partent tous manger.
- OK c'est bon compadres on y va
A terre! Et que ça saute!
Arrêtez!
A terre! A terre!
On ne bouge plus! - A terre!
- Oui juste là. - Je l'ai oui. Désolé.
Où avez-vous acheté ça?
Sur la rue Avarado?
Désolé mon ami.
Venez.
- T'attends quoi au juste Brogan, une demande en mariage?
Viens.
- Hé! Viens m'aider! - Allez viens.
Hé! Hé!
James!
Y a personne pour s'occuper de mon fils.
- Je m'en occupe merci. - Faut que je vous dise où il est.
Il est avec la voisine du dessus...
Je ne peux pas.
Si elle n'a pas son argent aujourd'hui elle le mettra à la rue.
Je ne peux pas.
Désolé señora.
- Je ne peux pas. - Appartement 21.
C'est impossible.
Aidez-moi.
Je vous en supplie.
Allez.
Retourne-toi par ici.
- Allez dépêchez-vous Faut partir.
Muy bonita!
T'as son numéro?
Ca sent le certificat?
- Côté passe il est très prodigue avec les plus jolies.
Parfois même avec les pas si jolies que ca.
- OK. Allez vous faire foutre tous les deux.
- Lachez-moi! Lachez-moi señor! Veux pas allez, señor lachez-moi!
- Lachez-moi! Lachez-moi señor! Veux pas aller señor lachez-moi!
- OK! Tout le monde dit: "Merci monsieur Kossef
de nous avoir chanté cette merveilleuse chanson."
Merci monsieur Kossef.
- En tout cas... c'était loin d'être un public facile.
- Je sais. - Est-ce que... j'étais si mauvais?
Non au contraire.
Pour un gars qui a appris cette chanson hier soir
t'as fait de l'excellent boulot.
Oh génial.
Parce que j'avais absolument...
aucune idée de quoi cette chanson parlait.
- J'ai vu ca. - Ca se voyait?
Oui.
Tu sais - s'il te plait surtout ne le prends pas mal
mais je me demande quel genre de Juif
se fait engager dans une école juive
sans connaitre ne serait-ce qu'un seul mot d'hebreu
et qui ne comprend absolument rien au Judaïsme.
- Eh bien je dirais... le genre... athée.
- Je te demande pardon? - Non oubie ça.
C'est que j'avais juste besoin d'un boulot.
Et c'est qu'en fait la mère de mon gérant...
Oui la mère de mon gérant est directrice de l'école.
Ah.
T'étais pas complètement nul. - Merci.
Oh. Attention.
- Je ne veux pas que tu souffles un mot
à personne de tout ça.
Absolument personne. Ca pourrait nous causer
de sérieux ennuis a l'école et à moi.
Je ne dirai absolument rien.
- Je veux que tu saches que la seule raison
pour laquelle je fais ça c'est parce que mon garçon m'a dit:
"Maman, Gavin va un jour devenir
un très grand musicien." - Ah ouais?
Oui.
Sinon tu peux me croire jamais j'aurais fait un truc pareil.
Eh bien... merci.
Merci.
Rachel honnêtement je vous... je vous remercierai jamais assez.
Etablissement pour jeunes d'Eastridge
- elle sera là dans un instant madame.
Merci beaucoup.
Oh mais...
Attends un petit instant.
T'as envie de dessiner?
Tiens vas-y trésor.
Cette semaine aussi j'ai quelque chose pour toi.
- Ton institutrice Mme Amendea m'a fait parvenir ça par la poste.
Elle a dit que tu l'avais perdue
juste avant ton départ et que tu étais très triste.
Il y a quelques semaines elle l'a retrouvée.
Tu sais ça va prendre un peu plus de temps trésor.
On travaille très très fort pour te trouver une bonne maman.
Jamais elle ne remplacera ta vraie maman
mais elle va t'aimer beaucoup.
Et je te promets que jamais elle ne va t'abandonner.
- Les hommes impliqués dans l'attaque terroriste
ont ete diffammés, deshumanisés
et condamnés par le monde occidental.
Mais on ne parle jamais d'eux comme de vrais individus
quand on parle des djihadistes du 11 septembre.
Les médias et le gouvernement leur accollent trop rapidement
des étiquettes de terroristes, de monstres
ainsi que de meurtriers.
Mais ne devrions-nous pas essayer de les voir
comme des êtres humains? - Ha! Ha! Bon sang non!
Tu crois qu'eux ils voient leurs victimes comme des êtres humains?
- Tout le monde dit qu'ils ont fait preuve de lacheté
en envoyant à la mort ces passagers sans défense
et en détruisant des milliers d'innocentes vies.
- Tu les appelerais comment toi? - Hé!
- C'est la vérité c'est pas compliqué!
- Mais les laches ne donnent jamais leur vie en sacrifice
pour une grande cause. - Je suis pas d'accord!
- Ta grande cause est-ce que c'est de nous tuer?
- Quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi cette grande cause?
- On peut ne pas être en accord avec leur cause...
- Qu'est-ce qu'elle fait devant la classe elle?
Je me le demande.
- Mais y a une chose que je ne croirai jamais:
c'est que leurs gestes étaient guidés par la lacheté ou la déraison.
- On n'a pas envie d'entendre ces conneries-là!
Laissez-la parler.
J'ai le sentiment
que tel le pauvre peuple palestinien opprimé
ou les citoyens irakiens victimes d'occupation dans leur propre pays
ils n'arrivaient plus à faire entendre leurs voix.
- On est très contents qu'ils aient fermé leur gueule.
- Et que la seule manière pour eux de se faire entendre
était de crier à mort appuyés par la violence de tonnes d'acier
et le grondement des avions
afin de donner à leurs hurlements un plus grand impact.
- Elle est malade! - OK OK!
- Le pire c'est qu'elle est sérieuse! - Ils ont fait entendre leurs voix.
Vous n'appréciez peut-etre pas ce qu'ils ont à dire
ou la facon dont ils ont livré leur message
mais pour la première fois ils ont été entendus.
- On est obligés d'écouter ces conneries?
- Oh! Hé! - Et ce que nous avons entendu
c'est là le coût de la justice.
OK OK. Oui merci beaucoup.
- Merci madame B! - Merci beaucoup.
- Hé madame B, il était temps que vous mettiez un terme à ça!
- Je suis pas certaine que c'était là
le but de l'exercice Tasima mais...
disons que ça a provoqué de la réflexion.
- C'était n'importe quoi. - Ouais c'est ça.
- C'est ça que c'était. - OK
A ta place maintenant! - Espèce de traitresse.
C'est ça pleure.
- Pourquoi tu retournes pas en Arabie Saoudite
voir tes chameaux... où vivent les enculeurs de chameaux, tes amis!
Ryan! Je sais que tu es furieux
mais je ne tolèrerai pus ce genre de remarques!
- Yo c'est quoi ton nom? Tasima Ben Laden?
- Hé j'ai une dernière question madame B!
L'avez-vous fouillée?
Elle s'est peut-être scotché de la dynamite un peu partout!
- C'est ça elle va se faire sauter! - Elle s'en va chercher une grenade!
- Fais-nous sauter allez ouais! - Marcus!
Merde c'est mon frère.
Salut. Je t'avais dit de pas venir il me semble.
Javier va me ramener à la maison. - C'est sur mon chemin.
- Je suis en train de passer une commande donne-moi cinq minutes.
- Est-ce que tu t'es vue? Couvre-toi un peu.
Allez sors.
- Excusez-moi j'aimerais savoir si vous avez du papier...
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