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Voyez l’état lamentable de l’Association des héros.
L’humanité a perdu la bataille.
Une seule option, la reddition !
En résistant aux monstres, nous courons droit au massacre.
Nous, le parti pro-monstre,
nous avons convenu d’un ultime plan.
Offrir des sacrifices réguliers à Leurs Monstruosités,
en espérant qu’ils épargnent plus d’humains.
Ainsi, nous éviterons l’extinction.
S’allier à Leurs Monstruosités, c’est la promesse d’une coexistence.
Le bon sens et la logique n’ont plus cours dans le monde à venir.
Vos gueules, un peu !
Plutôt crever que copiner avec les monstres !
Parfait.
Tu seras notre premier sacrifice.
Attrapez-le !
Reviens là !
Offrir des gens en sacrifice pour sauver sa peau ?
Vous prenez les monstres pour des imbéciles.
La société se sera effondrée bien vite… Portez un peu vos slips.
Vu le chaos ambiant, comment moi, le plus puissant des monstres,
vais-je bien pouvoir marquer les esprits ?
Ça me tracasse quand même.
LA CONDITION DU MONSTRE
Cambriolages, vols et autres formes de violence
gagnent du terrain dans la société.
La police et les héros patrouillent et gardent nos rues sûres.
La ville S craint que la fin du genre humain ait sonné.
Les manifestations de ces désespérés contribuent à la panique ambiante.
Les monstres font des dégâts,
mais ça n’enlève rien aux crimes humains.
L’Association des monstres fait n’importe quoi,
elle donne du grain à moudre aux gros tarés.
Tu veux quoi, papy ? Fallait pas me pousser !
– Un problème ? – Arrêtez, il est âgé…
Ta gueule ! C’est lui qui m’a poussé !
Il est bourré… C’est pas la peine !
Les monstres vont tous nous buter, de toute façon.
Je vais pas m’emmerder.
Oh ! Vous m’empêchez d’entrer. Cassez-vous.
Tu me cherches, le djeun ?
Dégage.
Je n’ai rien à voir avec eux.
Si je veux les faire taire, va falloir leur faire très peur.
Pour le moment, j’ai beaucoup trop faim.
Voici votre formule gros mangeurs.
Avec notamment un riz XXL.
Prenez votre temps.
Et bon appétit, hein.
Mince…
J’ai encore faim.
Je vous prends toute la viande, de haut en bas.
Toutes les salades aussi.
Et un gros broc d’eau.
Avec une entrée.
Je me suis pété le bide. Ça fait du bien.
Maintenant…
Oups.
J’ai pas mon portefeuille.
J’AI PAS MON PORTEFEUILLE
À tous les coups, je l’ai fait tomber au supermarché.
C’est tendu, super tendu.
Je ne peux pas appeler Genos, il est tout cassé.
Profitez de notre friture marine !
Devant l’insécurité dans la ville,
notre restaurant a pris des mesures
afin d’éviter les vols et les gens qui partent sans payer.
Un ancien héros professionnel assure la sécurité des lieux.
Profitez de votre repas pour penser à autre chose !
Maintenant, si j’en parle à la serveuse, elle va croire que je me dénonce.
Mince. Je suis dans la mouise.
C’est un vrai drame.
Plus que tout le reste de l’année.
– Hé oh ! Ici la Terre ! – Je crois que je suis foutu.
Saitama !
Je peux tout expliquer !
De quoi tu parles ?
Toi d’abord, tu fais quoi ?
C’était pas facile de te retrouver.
On n’avait pas fini notre discussion.
Tu cherches le chasseur de héros ?
Je vais t’aider. Je ne le fais pas tous les jours !
Je peux commander ?
– En échange, je prends 70 % des points. – Une grosse assiette de frites.
Tu es monté 7e au classement des rang B,
mais aller plus haut sera difficile.
Si notre collaboration porte ses fruits, tu pourras intégrer le top 5.
Par contre, sans moi, c’est du domaine de l’impossible.
Tu ignores tout de ta cible, te connaissant, même son visage.
Tu es irrécupérable !
Je vais te partager des infos.
À condition bien sûr que tu suives mes ordres…
Tu m’écoutes ?
Voici vos frites. Prenez votre temps.
Tu m’en donnes ?
Merci.
C’est quoi, ce sourire niais ?
Il est content de bosser avec moi ?
Il va peut-être rejoindre le clan Fubuki.
Il est parti sans payer !
J’ai encore rien fait !
Que quelqu’un arrête cet homme !
Je vais l’attraper, moi, ce vaurien !
Saitama ?
Tu as mangé une frite ! Paie l’addition !
Pour une frite ?
C’est une plaisanterie ?
Qui fait des coups pareils dans un monde sens dessus dessous ?
C’était un peu osé de courir autant.
Il vaudrait mieux que tu te soignes chez nous.
Mais avant ça, il faudra remplir ta part du marché.
Ramener une tête de héros ?
Tuer un héros fait de moi un monstre ? Elle est belle, la logique !
Un monstre doit inspirer la crainte par sa seule existence.
J’ai mal au crâne.
Je m’en fous.
Allez, Falot !
Comment tu t’en es sorti ?
Tu serais pas un monstre aussi ?
Ouais, il s’appelle « Streumoche » !
Aïe ! Vous me faites mal !
Ça suffit !
Maman !
Tu t’es vu quand tu chiales ?
Pauvre môme, tu m’étonnes qu’ils te tapent.
Se voir deux fois la même journée, c’est assez fort.
Monsieur ?
Arrête, je t’ai dit ! J’ai à peine 18 ans.
Rentre chez toi avant que la nuit tombe.
Les monstres vont sortir.
M’sieur…
Je suis désolé.
Désolé de m’être enfui.
Je vous regardais, mais…
Quand les héros ont essayé de vous arrêter,
je sais que c’était une erreur.
Quand ils étaient là,
vous m’avez protégé des balles.
Encore maintenant, vous m’avez sauvé.
Vous êtes un vrai justicier !
Silence, tu me donnes la chair de poule.
Hé, Resto-basket !
Je te parle, toi, là-bas !
C’est vraiment pas sympa, tu sais.
Un héros ?
Mais ça tombait à point nommé. Je passe l’éponge, gros naze.
– Tu te fous de moi ? – Je t’ai averti, au moins.
T’es pas venu me fumer ?
Monsieur flippe ? C’est quoi, ton nom de héros ?
Le Chauve capé.
J’ai mal entendu, mais ça sonnait héros.
Je chasse les héros, même le menu fretin.
Il n’est pas dans l’almanach, ça doit être un nouveau.
Rentre chez toi, gamin.
Vous êtes parti du restaurant sans payer ?
Il vous laisse en liberté, profitez-en.
Tu te fous de qui ?
L’Association des monstres,
ce pauvre type et le sale gosse se foutent de moi, ça veut dire quoi ?
Apprendre la survie du vieux,
ça m’a tant rassuré que je m’énerve seul.
Qu’est-ce qu’être un monstre ?
Peu importe. Je manque surtout de détermination.
Je vais me le faire.
Rapporter la tête d’un héros ? Facile !
Ils se moquent tous de moi. Mais je suis un monstre !
Hé !
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