The Boy Soldier

The Boy Soldier (Allons z'enfants)

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Allons Zenfants 1981 1080p WEBRip x264 AAC-[YTS MX]
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The first 167 lines.

Le peloton ! Démarre à trois !

On démarre à trois !

Un, deux, trois !

Attention, droite. Droite !

Un, deux !

Respectez les alignements ! Relevez la tête !

Ordonné droit !

Un, deux…

Compagnie… halte !

Colonne, couvrez ! Fixe !

À droite… Droite !

À gauche… Gauche !

Et maintenant, Verdun !

Et du nerf, nom de Dieu ! On croirait des enfants de Marie !

Mettez-y tout ce que vous avez dans le coffre !

C'est une très belle chanson qu'il faut fièrement en­tonner

en souvenir du glorieux sacri­fice de Verdun et de nos poilus !

Si j'en vois qui parmi vous font semblant d'ou­vrir la bouche pendant le chant,

je les ai à l'œil !

Attention !

En avant, marche !

Un, deux, un, deux, trois, quatre !

Attention vos têtes !

Tendez les bras !

Plus fort !

Un, deux…

Chalumot, j'entends rien !

Encore ce Chalumot. Je n’entends parler que de lui.

Ce garçon semble être une forte tête.

Compagnie, halte !

Sergent !

À vos ordres, mon capitaine.

Allez me chercher Chalumot.

Chalumot ! Sortez des rangs !

Allez vous présenter au capitaine.

- Qui êtes-vous ? - Chalumot, mon capitaine.

On ne vous a jamais appris à vous présenter réglementairement ?

Allez. Et revenez vous présenter comme un soldat.

Élève Chalumot, première section, matricule 2 154, mon capitaine !

Ainsi, vous ne voulez pas chanter, Chalumot ?

Et pourquoi ?

Soyez franc ! J'aime les garçons courageux.

J'aime pas ces chansons-là. Et puis, pour chanter, il faut être gai.

Et vous n'êtes pas gai, Chalumot ?

Expliquez-vous. Pourquoi n'êtes-vous pas gai ?

- Je vous écoute ! - À cause de la vie ici, mon capitaine.

J'ai pas demandé à aller aux en­fants de troupe.

- Mon père m'a mis là. - Assez !

Votre attitude confirme les rapports de vos chefs !

Mais vous plierez, Chalumot ! Vous plierez !

Je vous en donne ma parole.

- Sergent Billotet ! - Mon capitaine ?

Vous consignerez cet individu pen­dant quinze jours.

Et vous le ren­verrez chez le coiffeur, je trouve ses cheveux trop longs.

Ici, Chalumot, c'est comme à la Légion :

marche ou crève. Rompez !

La compagnie !

En avant, marche !

Un, deux…

Il est pas gros, Baptiste, juste un peu costaud.

Dépêche-toi, Chalumot !

- Grouille ! -

Tu es beaucoup trop lent. Passez-moi vos assiettes.

Vas-y, Pouliquen, tu es trop con.

Je voulais pas être chef de table.

Et tiens, tu voulais qu'on te serve, tu es servi !

Tu me paieras ça.

Tu me le paieras !

- Où allez-vous, monsieur Chalumot ? - Je vais prendre l'air.

Je peux pas être chef de table. Ils sont jamais contents.

Allez-y, Chalumot, passez-vous de manger, ça vous fera du bien.

Silence !

Ça va, Chalumot ? Je t'ai ramené une pomme.

Non, merci, j'ai pas faim.

Leurs pommes sont dégueulasses.

Il est où, Lepage ?

Il est de corvée. Qu'est-ce que tu lis ?

Tu vois bien, c'est une lettre.

Tu veux pas me la lire ?

Mais Gelpoux, c'est personnel, une lettre.

Bien sûr, mais c'est parce que moi, j'en reçois jamais.

C'est tes parents ?

Non.

C'est une lettre… de ma fiancée.

Comment tu as fait pour la faire passer ?

Elle signe comme si c'était ma tante.

Ta fiancée s'appelle comment ?

Zézette. Alors, elle signe "tante Zézette".

C'est un joli nom, Zézette.

Vous allez vous marier ?

J'aimerais bien, mais elle veut que je sois officier.

Elle est jolie ?

Je vais aller la voir aux vacances de Noël.

On ira au ciné ensemble. Elle aime ça autant que moi.

Voilà Pouliquen !

Chalumot, tu m'as traité de con, il faut qu'on s'explique.

Fous-lui la paix.

Toi, ta gueule !

Alors, grande gueule, tu te dégonfles ? Viens voir un peu derrière les chiottes.

Ça fait longtemps que j'attends ce moment-là…

Allez !

Vingt-deux, voilà le sergent !

Allez, debout !

Vous savez que les bagarres sont interdites ! Qui a commencé ?

C’est moi, sergent.

Bien. Vous êtes responsables tous les deux.

Chalumot, il fallait pas vous battre,

vous serez consignés pour les vacances de Noël.

Pouliquen, corvée de chiotte.

Je préviendrai vos parents. Allez, dispersez-vous !

Chalumot, je m'excuse…

Tu es aussi con que tu es grand ! Il devait voir sa fiancée à Noël.

Hé, Chalumot, à quoi tu penses ?

T’en fais pas, on s'en sortira.

Que fais-tu là ?

Il faut absolument que vous m'emmeniez à Paris.

- Allez, monte. - Allez, viens.

C'est comme une école, mais mili­taire.

On fait des exercices toute la journée.

Et puis, les gradés, c'est des vaches.

- Et qui c’est qui t'a mis là-dedans ? - Mon père.

Tu entends ça, Fernand ?

Il a vraiment des mecs dégueulasses sur terre.

Foutre son gosse à la caserne…

Comme si les régiments suffisaient pas.

On décharge aux halles et on va aller dire deux mots à ton père.

Non, il faut pas.

Emmenez-moi à Paris et je me débrouillerai.

Que feras-tu ?

J'ai un parrain à la campagne, à Brévieux. Il m'aime bien, il m'ai­dera.

Et j'ai une amie. Zézette.

- Elle m'écrit tous les mois. - Tu as de l'argent ?

Non. À l'école, c'est défendu.

Mais je verrais Zézette à Reims,

puis après, j'arrêterai un camion. Comme avec vous.

Si tu crois que tout le monde est comme nous…

Nous, on n’aime pas l'armée.

Allez, tiens. C'est pour toi.

Non, merci.

Allez, prends-les. On te les offre de bon cœur.

Hé, petit, tu vas pas boire de la flotte.

Ça va te faire mal.

Viens, on va prendre un café.

Un café et deux petits blancs.

Ça va te réchauffer.

À la tienne, mon gars.

- Ça fait du bien. -

Tu veux un croissant ?

Vous avez des enfants ?

Marcel a deux filles.

Elles ont de la chance.

C'est bon ? Bah, prends-en un autre.

Non, merci. Va falloir que j’y aille.

- Combien je vous dois ? - Un franc.

N'oublie pas, tu sais où on est main­tenant.

Oui.

Au revoir, petit !

- Au revoir, Marcel. - Au revoir.

- Au revoir, petit. - Salut.

Allez, viens, vieille couenne.

Zézette !

Simon !

Vous êtes en permission ?

Non.

Je me suis évadé de l'école, j'en pouvais plus.

Ils ont déchi­ré mes revues de cinéma.

Ils m'ont encore rasé le crâne, battu, privé de vacances.

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