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Repos.
- Je n'irai pas par quatre chemins. - Fidèle à vous-même, général.
Un dossier des renseignements est tombé entre les mains de l'ennemi.
Il contient les noms et les localisations de centaines d'agents vietnamiens
qui travaillent pour notre armée.
Comme vous pouvez l'imaginer,
il est capital que leurs identités ne finissent pas chez les Vietcong.
Il faut récupérer ce dossier et le détruire, à n'importe quel prix.
Oui, général.
On a envoyé deux équipes des forces spéciales au nord pour le récupérer.
Elles devraient revenir d'ici peu.
- Où ça ? - Au nord de DMC.
Un petit avant-poste dans la province de Quang Tri.
La zone est tendue.
Si les Vietcong découvrent que le dossier a disparu ?
Ils enverront une division. Attendez-vous à une riposte.
- Je pars quand ? - L'hélico vous attend.
- J'envoie Crawford avec vous. - Crawford ?
Vous me cachez quelque chose ?
Comme aux échecs, je garde dix coups d'avance.
Caporal Ackerman, ingénieur.
- Le responsable, c'est vous ? - Du camp, oui, monsieur.
Nos alliés vietnamiens relèvent des forces spéciales qui les forment.
- Et ils vous laissent les tentes ? - Vous dites ?
Est-ce que vous connaissez la nature de ma présence ?
Non, monsieur. Votre mission ne m'a pas été révélée.
- Emmenez-moi au QG. - Par ici, monsieur.
Que faites-vous ici ?
Évaluer la viabilité du site pour créer une base avancée.
Étudier la topographie, les champs de vision, les degrés de menace,
répertorier le matériel de construction pour une base
et créer un périmètre sécurisé à 100 %.
- Tout ça à la fois ? - Oui, monsieur.
- Sécurisé à 100 % ? - C'est le niveau que je dois assurer.
Un colis hautement confidentiel doit être livré ici même.
- A priori il n'est pas encore arrivé ? - Exact.
Non, il n'est pas encore arrivé, monsieur.
Je vais être parfaitement clair, si on vous avait livré un colis,
aussi petit soit-il, ici même, dans ce camp, est-ce que vous le sauriez ?
Je suis responsable du camp, monsieur.
Sauf des soldats de l'ARVN et des commandos des forces spéciales.
Sauf de ces hommes, oui !
- Il vous reste les tentes. - Comment, monsieur ?
Rompez.
Doucement.
Alimenté par courroie, actionné par gaz. 1.800 mètres de portée effective.
- Vous avez besoin d'aide ? - C'est du zèle.
- Monsieur ? - Quoi ?
- Vous savez ce qu'on fait ici ? - Personne construirait une base ici.
- On est trop exposés. Attendez ! - Messieurs.
C'est un capitaine, qu'est-ce qu'il fait ici ?
On a fini notre mission depuis des semaines.
- Les gars, s'il vous plaît. - Il se passe quoi ?
Juste une chose, on a reçu un colis ici ?
Un colis ? On reçoit du courrier maintenant ?
- Non. Peu importe. - Ça a un rapport avec...
Retournez-y. Oubliez ça. Merci.
J'ai besoin d'une information claire.
Vous avez vu les hommes des forces spéciales recevoir un colis ici ?
Du courrier ? Il n'y a pas de service de poste ici.
Non, pas du courrier.
Ce n'est pas une livraison officielle mais une livraison secrète.
Non.
- Rien vu de ce genre ? - Non, rien de ce genre.
Vous savez comment ils sont, ils divulgueraient pas ça aux ingénieurs,
mais je dois savoir tout ce qui se passe dans ce camp, d'accord ?
- Vous pensez que ce n'est pas le cas ? - Tout à fait. Non.
C'est dur de surveiller 50 hommes à la fois.
Alors je demande de l'aide à mon équipe. Vous en faites partie ?
Oui, monsieur. On est dans votre équipe, monsieur.
- C'est qui le nouveau capitaine ? - Juste un nouveau capitaine.
Il devait vous transmettre le colis ?
Oubliez ça. Au travail !
- Un colis a-t-il... - Mon ami.
- Quoi ? Pourquoi ? - Baissez-vous et prenez un fusil.
- Qu'est-ce que vous voyez ? - Du mouvement.
- Où ça ? - Quelque part.
- Américain ? - Américain.
- Il y a des mines autour du camp ? - Oui.
- Alors veillez à guider nos invités. - Oh oui. Tout de suite.
Merde.
Bonjour, comment allez-vous ? Je suis le caporal Ackerman.
- De l'eau ? - De l'eau ? Oui.
On en a, bien sûr, vous avez soif ? Suivez-moi.
Faites attention il y a des mines partout dans le périmètre. Donc, faites...
Capitaine Mora, des forces spéciales.
Ma famille va chaque été au lac Tahoe.
- Vous connaissez le lac Tahoe ? - Tahoe est un terme familier, oui.
- Vous êtes que deux ? - Nous étions six, commandant.
Est-ce que l'ennemi sait quelque chose à propos de ça ?
- Nous étions six, commandant. - Les sécurités sont coupées ce soir.
Entendu. On va vous installer.
Merde. Feu allié ! Feu allié !
Mais tu fais quoi ? Arrête ! T'es pas bien.
Tu ne vas pas ouvrir ça.
Je suis désolé. Vraiment désolé. Pardon !
Je peux savoir ce que tu branlais ?
Je ne t'ai pas donné l'ordre de respirer !
Je te donne l'ordre de répondre à ma question.
- Monsieur, il nettoyait son arme. - Exactement, oui !
Il est sous votre commandement, c'est donc vous qui répondrez à sa place !
- Qu'est-ce qu'il branlait ? - Il nettoyait son arme, monsieur.
Je lui ai donné l'ordre de le faire, donc c'est ma faute, monsieur.
Et qu'est-ce que ce gosse fout avec cette arme entre les mains ?
C'est pas une question rhétorique, espèce d'imbécile !
- C'est pour la protection de notre camp. - Il ne protège rien.
Vous et vos ingénieurs ne protégez rien.
Vous ne faites que construire et creuser des fossés.
Vous posez vos sales mines.
Mais vous n'utilisez certainement pas vos armes dans mon périmètre !
Entendu, monsieur !
Ce que je vous laisse faire,
c'est aider ce sale petit morveux à creuser
nos nouvelles chiottes de luxe.
Est-ce que c'est clair ?
Il est en ma possession.
Excellent. Décrivez le contenu.
Un de mes traducteurs est en train de l'examiner.
On devrait avoir la confirmation d'ici cinq heures.
Bien reçu.
De quel type de documents s'agit-il ?
Il y a des cartes et des listes.
- Ça ressemble à un registre ? - Oui.
Écoutez.
Recoupez les différents termes du registre et observez la carte.
Oui.
On dirait qu'il y a un lien entre les marques sur les cartes
et les mots inscrits dans les colonnes.
Vérifiez si les mêmes mots
apparaissent sur les cartes et dans le classeur.
Oui, je les reconnais.
C'est Trie Phong près d'ici.
D'accord.
Visiblement, les emplacements de nos agents sont consignés sur la carte.
Plus vite il sera dans une base sécurisée, mieux ce sera.
- Vous venez le récupérer quand ? - Dès que possible.
Demain à l'aube, sauf si inversion marine ou saloperie du genre.
Bien reçu.
- Attends, je fume même pas. - C'est vrai.
Eh, mon pote.
- Tu veux quoi ? - On va les aider ?
Quoi ? À creuser leurs chiottes ?
D'accord, vas-y, toi, si t'as envie.
Mais n'oublie pas de dormir dehors cette nuit, d'accord ?
J'ai pas envie que ça pue la merde ici. Tu sens déjà assez fort.
Mais c'est pas à nous de décider. Faut bien qu'on suive notre chef.
Allez mec. Tu as vu quoi dans le dossier ?
T'as regardé dans le colis ?
Non, tu déconnes ? Tout le monde est devenu con ici ?
Je vais vous dire un truc, les gars.
J'ai un jeu pourri. Toute la soirée, j'ai eu un jeu de merde.
Alors, je veux faire un échange, si ça vous dit parce que...
Attends, il y avait quoi dedans ?
- Des mots, des lettres, d'autres trucs. - Trou du cul.
Bon, honnêtement, un truc sur deux c'était du Vietcong
avec une sorte de code juste à côté.
Comme un registre ?
- Comment ça un registre ? - Une liste.
Ouais, une sorte de liste.
Pourquoi on est autant d'ingénieurs et ARVN,
ici depuis un mois, sans construire de base ?
Peut-être que le capitaine Mora saura quelle est notre mission.
Où est le problème ? C'est lui qui commande maintenant ?
Quelqu'un commande ici ?
Pourquoi tu le dénigres tout le temps ?
Gates veut une promotion.
Qu'est-ce que vous en dites ? Gates caporal 1966 ?
J'ai peur qu'un jour il nous foute dans la merde et qu'il nous fasse tous buter.
Je resterais près de Mora, à ta place.
Franchement, je préfère obéir à un emmerdeur plutôt qu'à ce mariole.
Prends les trois.
Sérieux. C'est de la merde qu'ils nous ont servi, ce matin ?
- Ça tu l'as dit. - Je t'aime bien, toi.
Allez, mec.
Avale ça même si ça a mauvais goût et fais ton travail.
Tout de suite.
Même si ce sont vos paroles qui ont mauvais goût, monsieur.
Vraiment. J'ai pas raison ?
Je peux rentrer chez moi ?
Ça va être impossible de chier après ça.
Vous savez que ces rations ne contiennent qu'un seul gramme de fibres ? Alors...
Vous avez analysé votre propre merde pour le savoir ?
Non, j'ai appris ça dans un truc qu'on appelle un livre.
Je lis que votre gueule était si enfoncée dans le cul du capitaine Mora
que vous y avez goûté vous-même.
Qu'est-ce qui vous arrive, l'ingénieur, aucune réponse, devant vos hommes ?
Vous voulez pas qu'il me dégomme ?
- Allez, mec. - Allez Ackerman.
Un vrai chef devrait savoir se foutre d'un con comme moi.
- Pas avant mon café. - C'est pas drôle.
Va te battre, gamin !
Va te mettre en position ! Tout de suite !
Oui, d'accord monsieur.
Ça vient de là ! On y va !
Très bien, les gars ! On y va ! À l'assaut ! Allez !
Tuez-les tous !
Non !
Non !
Quelle merde !
Fait chier !
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