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CONSEIL COMMUNAL DE LA VILLE DE NEW YORK
WASHINGTON SQUARE TERRAIN DE RASSEMBLEMENT
Il y a cent ans...
- Bonjour. - Bonjour.
- Voici la nouvelle robe de Mlle Sloper. - Merci.
Mlle Catherine, c'est votre nouvelle robe.
Oh ! Veux-tu la sortir de la boîte, Maria, et la pendre ?
Oui, mademoiselle.
Eh bien, c'est tout, je crois.
- Je serai chez les Harrison. - Oui, docteur.
Je n'irai peut-être pas à la clinique aujourd'hui.
- Bonjour, Lavinia. - Bonjour, Austin.
Catherine en commence-t-elle un autre ?
Oui. Elle brode très bien.
J'espère qu'elle n'en fera pas le travail de sa vie.
Austin, hier, j'ai vécu une expérience des plus excitantes.
J'ai rencontré deux personnes de Poughkeepsie.
Des certificats de naissance.
Ils étaient membres de la congrégation de mon mari,
et que je rende visite à mon frère, le docteur Sloper,
au 16, Washington Square, les a beaucoup impressionnés.
Ça a rendu ma visite très agréable.
Lavinia, aimerais-tu passer l'hiver ici ?
L'hiver ? Oh ! Avec joie.
Bien. Je me disais que si tu restais, tu pourrais aider Catherine.
L'aider ? Mais comment ?
Par exemple, à la fête d'Elizabeth, ce soir.
Tu pourrais peut-être convaincre Catherine de se mêler aux jeunes.
De s'amuser.
- Bien sûr, elle s'amusera. - Je l'espère.
2,7 kilos. Ça fait 30 sous.
Pourriez-vous couper la tête, je vous prie ?
Oui, mademoiselle. Minou, minou.
- Tenez. - Merci.
Oui, madame. Poisson frais, poisson frais.
- Bonjour, père. - Bonjour, Catherine.
J'ai acheté du poisson pour la soupe que tu aimes.
C'est très gentil. La prochaine fois, laisse l'homme le porter.
- Oui, père. - J'arrive.
C'est une merveilleuse matinée.
Pourquoi n'invites-tu pas ta tante Lavinia ou une amie à dîner,
et peut-être à un des concerts extérieurs ?
Je ne peux pas, père. J'aimerais me consacrer à ma broderie.
Oui.
Bon, à ce soir.
Oui, père. Au revoir.
- Catherine ? - Entre, tante Penniman.
Oh ! Tu dois te dépêcher, ma chère.
Tu es restée longtemps à ce comité de l'hôpital.
- Trop longtemps. - Tu t'es déplu ?
Certaines femmes du comité sont si stupides qu'elles sont inutiles.
Elles trouvent que c'est mal élevé de s'y connaître en cuisine.
Elles sont si prétentieuses.
Quand j'étais jeune, on était fières d'être femmes au foyer.
Quand je pense aux repas que je préparais
au révérend Penniman, Dieu ait son âme.
- Alors tu m'as dupée, tante. - Comment ça ?
Tu m'as fait croire que vous ne viviez que d'amour.
Ma chère, des mots d'esprit comme celui-ci
intéresseraient les jeunes gens ce soir.
C'est une très belle entrée en la matière.
Je veux dire,
ne reste pas seule ce soir, d'accord ?
Reste avec nous tous et amuse-toi.
Tu as parlé à mon père.
Oui, chère. D'une certaine façon, oui.
Tu vois, ton père trouve...
Mon père aimerait que je sois posée et que je participe à la conversation.
Oui.
Je ne peux pas, tante Lavinia.
Ma chère, tu n'essaies peut-être pas assez.
Oh que oui !
Je ferais tout pour lui plaire.
C'est ce qui compte le plus pour moi.
Je me suis assise ici dans ma chambre à noter les choses que je devrais dire
et comment les dire.
Mais quand je suis avec d'autres,
on dirait que personne ne veut m'écouter.
Catherine, si tu restes près de moi ce soir,
tu verras que ce que je dis n'est pas toujours très important.
Mais ça ne m'empêche pas de parler.
Oui, tante.
Je vais finir de m'habiller, et on se voit en bas.
- Père ? - Entre, Catherine.
Bonsoir, père. Je te dérange ?
Tu n'es pas une femme dérangeante, ma chère.
Tu aimes ma robe ?
Est-ce possible que cette ravissante personne soit ma fille ?
Tu es somptueuse, opulente.
On croirait que tu gagnes 80 000 $ par année.
- Je me disais que tu aimerais la couleur. - Oui.
- C'est rouge cerise. - En effet.
Je crois que ma mère portait cette couleur.
Dans ses cheveux, Austin.
Oui.
Mais Catherine, ta mère avait les cheveux clairs.
Elle dominait la couleur.
Eh bien, je dois m'habiller.
J'essayerai de ne pas vous faire attendre.
Oh ! Je dois emballer nos coupes à punch en argent pour tante Elizabeth.
Austin, tu crois que c'est convenable
que j'aille à la fête d'Elizabeth ?
Bien sûr. Pourquoi pas ?
Après tout, je suis toujours en deuil.
Je sais que tu porteras ta tristesse avec le même courage,
où que tu sois.
C'est exact.
Après tout, je suis autant affligée où que j'aille.
Tu es merveilleuse.
- Ta tante Penniman a fait une conquête. - Oui.
Tu t'amuses bien, Catherine ?
Superbement, tante Elizabeth.
Jefferson aussi.
Austin, qui est malade, qui est mort ?
Qui as-tu opéré dernièrement ?
Je vois que tu es en forme.
Quand tu souffres de la goutte, tu es plus respectueux.
Vas-tu monter faire ton annonce ?
- Oui, ma chère. - Allez, vas-y.
D'accord, d'accord.
S'il ne le fait pas maintenant, il sera trop soûI.
Chers voisins, chers amis,
je vais bientôt céder la plus charmante,
la plus belle des filles,
une fille très chère,
à un jeune homme merveilleux,
Arthur Townsend.
Je suis un père à la fois triste et très chanceux.
J'aimerais que vous leviez votre verre à ma perte
et à mon gain.
Au couple heureux.
Au couple heureux.
Oh, maman.
N'aie pas l'air si heureuse. Je prendrai tous mes repas à la maison.
Oncle Austin.
Je vous souhaite du bonheur à tous deux.
Merci, monsieur.
Cathy, n'est-ce pas merveilleux ?
Viens, Arthur, dansons.
Excusez-nous.
Quintus, vous ne dansez pas ?
Non, madame.
Vous vous rappelez Catherine Sloper, ma nièce ?
Oui.
Voulez-vous me faire l'honneur, Catherine ?
Merci, Quintus.
Excuse-moi, père.
Permets-moi, Catherine.
Merci, père.
Penses-tu qu'il y a un autre Arthur quelque part dans cette superbe ville ?
- Catherine se trouvera un mari. - Tu penses ?
Elle a 30 000 $ par an en vue.
Je vois que tu l'apprécies.
Je ne veux pas dire que c'est son seul mérite,
mais tu suggères toujours qu'elle est une fille impossible à marier.
Je le suggère aussi poliment que toi, Liz.
Tu crois que Jefferson a laissé un peu de son brandy français ?
Voyons cela.
Désirez-vous une coupe de vin rouge ?
Oh ! Oui, merci.
Elle a fréquenté les meilleures écoles de la ville.
Elle a eu la meilleure formation possible. En musique et en danse.
Elle s'est assise à mes côtés soir après soir.
J'ai tenté de converser avec elle et de l'aider à s'adapter socialement.
Je l'ai laissée libre tant que je le pouvais.
Tu vois le résultat :
Une créature complètement médiocre et sans défense,
sans un soupçon de grâce.
Austin, tu es si intolérant. Tu en attends tellement.
Tu te souviens de sa mère, Liz ?
Sa mère, qui était si gracieuse et gaie.
C'est son enfant.
Aucune enfant ne pourrait se mesurer à l'image que tu as de sa mère.
Tu as beaucoup trop idéalisé cette pauvre défunte.
Tu n'as pas le droit de dire ça.
Seul moi sais ce que j'ai perdu quand elle est morte
et ce que j'ai obtenu en échange.
Catherine, que fais-tu ici ?
J'attends Quintus Seabury. Il doit m'apporter une coupe.
N'attends pas ici. Laisse-le te chercher.
La danse était le seul sujet de désaccord
entre le révérend et moi.
Crois-tu qu'il me garde à l'il ce soir ?
Ça dépend où il est.
Bonsoir, Mme Penniman.
Oh ! Bonsoir. Bonsoir !
Catherine, puis-je te présenter M. Morris Townsend ?
Enchanté, Mlle Sloper.
M. Townsend est le cousin d'Arthur et il vient d'arriver d'Europe.
Enchantée.
Voulez-vous danser, Mlle Sloper ?
Je crois qu'il lui reste une valse.
Excuse-moi, chère, voilà M. Abeel.
- Je peux ? - Oui.
Laquelle ce sera ?
Oh !
- La cinquième ? - La cinquième ? Merci.
Morris, avec deux r .
Mlle Sloper, je considère cela comme un grand honneur.
Vous voyez, je suis difficile aussi.
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