The Auschwitz Report

The Auschwitz Report (Správa)

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The Auschwitz Report 2021 VOSTFR 1080p WEB H264-FW
A Commentary by e_p

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1080
Published on: 2024-02-18
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The first 200 lines.

"Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé

"sont condamnés à le répéter."

George Santayana, philosophe et écrivain

Inspiré d'une histoire vraie

Voilà ce qui arrive à ceux qui tentent de s'échapper.

Youpi ! Je suis de retour.

LE RAPPORT AUSCHWITZ

Debout !

Allez, debout !

Debout, tout le monde. Dépêchez-vous de vous lever.

Debout !

Ne vous recouchez pas, debout !

À en voir ton numéro, tu es là depuis une semaine ?

Désolé, je ne comprends pas.

Tu es là depuis quand ? Une semaine ?

Où est ton bol ?

- On me l'a volé. - Ton dernier repas ?

Il y a trois jours.

Sans bol, ils refusent de me donner à manger.

Lave-le avec du thé, sinon tu risques d'attraper le typhus.

Rase-toi régulièrement avec un objet affûté.

Tu paraîtras en meilleure santé avec des joues rouges.

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne, que ta volonté soit faite...

- Il y en a deux autres à l'intérieur. - Je vais d'abord noter leur numéro.

Hersek !

- Tout le travail est assigné ? - J'ai 300 volontaires pour 150 places.

En avant !

Allez !

7 avril 1944, Auschwitz-Birkenau 1er jour

Nom.

Nom !

Slovaque ? Nom.

Alfred Wetzler.

- Profession ? - J'étais menuisier.

Shalom, les Juifs !

Tout d'abord...

oubliez vos noms.

Vos noms sont du lest.

Les nombres sont exacts. Spécifiques.

Les nombres, ça parle aux Juifs, non ?

L'Empire allemand

repose sur des règles strictes et un ordre absolu.

Et ce sera le cas pour le millénaire à venir.

Vous êtes ici pour servir l'Empire.

Bienvenue à Auschwitz.

Prisonnier 44070, monsieur.

Prisonnier 20962.

Baraquement 9.

Je me présente pour le travail.

À terre.

Debout.

À terre.

Debout.

À terre.

- C'était quoi, ça ? - Il s'amusait.

Prends ça.

Vous êtes en retard.

- Courage. - Ne t'en fais pas pour nous.

On est déjà morts.

Préoccupe-toi des vivants.

Bonne chance.

La farce quotidienne commence.

- Valer, tu es en retard. - J'ai fait au mieux.

Tout le monde flippe à cause de l'inspection.

Les filles du Kanada m'ont filé de l'or.

Je l'échangerai contre des montres.

Voici pour janvier.

- Le convoi d'hier a disparu. - Je n'ai pas vu le Sonderkommando.

Ils dorment encore.

Ils ont dû annihiler tout le convoi par les cheminées.

Ça vient des boîtes qu'ils nous jettent.

Je n'ai pas réussi à tout récupérer, donc j'ai complété.

Valer, c'est quel numéro ?

- Là ? - Oui.

- Tu en es où ? - Là.

28 janvier, 3.000 Français.

600 Hollandais et 2.000 Polonais.

C'est bon pour toi ? Pour janvier, on en est à 93.400.

- C'est bon ? - Oui.

Ça fait 3.012 par jour.

125 par heure.

2 par minute.

Tu dois montrer ces chiffres à des gens influents en Slovaquie.

Ils enverront des avions.

Et ils réduiront cet endroit en cendres.

Il n'en restera plus rien. Des cendres et de la fumée.

Rien que des cendres.

D'accord.

Un problème avec le baraquement 9 ?

Je dois les compter moi-même ?

Pourquoi ça tarde autant ?

Il manque quelqu'un.

Tout était en ordre, quand on a quitté le baraquement.

Du nerf !

M. le chef de camp,

dans le secteur B-II A du camp de la quarantaine,

un prisonnier manque à l'appel.

Comment ça, il manque à l'appel ?

Il a dû s'effondrer dans la boue.

Cherchez-le.

Cherchez-le, camp de quarantaine.

Allez, du nerf !

M. le chef de camp,

un prisonnier du baraquement 9 a disparu.

Deux scribes manquent à l'appel. 29162 et 44070.

Deux Slovaques.

Qui a vu le scribe du baraquement, aujourd'hui ?

Qui l'a vu s'échapper ?

Surveillant !

Quoi ?

Il s'agit du prisonnier numéro 20432.

Je ne suis au courant de rien, croyez-moi.

Je l'ai vu ce matin pour la dernière fois.

Il s'est levé tôt, comme d'habitude,

puis il a pris son registre des décès et il est allé aux toilettes.

Je n'en sais pas plus. Vous devez me croire.

Je vous le jure.

Le meilleur moyen de trouver des truffes

est d'affamer les cochons.

Jusqu'à ce que ces deux Juifs soient sous mes yeux, la corde au cou,

vous ne bougerez pas d'ici, c'est compris ?

Fouillez tous les baraquements de ce secteur.

Si vous ne les trouvez pas,

libérez tous les baraquements, sauf le 9.

Allez-y !

Très bien.

On va commencer par 25 coups de matraque.

Ensuite, on verra si la mémoire lui revient.

Non, pitié...

Je ne sais rien du tout. Vous devez me croire.

Je ne sais rien, pitié.

Non, arrêtez...

Non !

Putain de front de l'Est.

"Pour la patrie !"

Quelles conneries !

Il est tombé hier.

Mon fils unique.

Il avait 21 ans.

Tout cela me donne la nausée.

Vous, le camp,

et ce putain de pays !

Regardez.

Vous voyez ?

Comme il était beau.

Regardez.

Regardez-le.

Ma pauvre femme...

Fait chier.

Putain de merde.

Quel bordel !

Ils sont là depuis quand ?

Depuis l'été 1942.

Merde.

Ils en ont vu plus que vous, Kaduk.

Vous comprenez ?

Ils ne doivent pas passer.

Vous comprenez ?

Allez-y.

Prends ma place.

Je l'ai pris dans la cuisine, avant l'appel.

Fais-le tourner.

2e jour

Viens là.

Assieds-toi.

Ici.

Dix fois, cette nuit, j'ai eu envie de te tuer.

Dix fois.

J'ai tout noté.

Tu vois ?

Quand tu aidais quelqu'un à se relever.

Quand tu faisais passer le pain salvateur.

Quand vous vous goinfriez.

C'était uniquement à cause de moi.

En allemand, on dit "grâce à moi".

Verdienst.

Tu es quelqu'un de bien, non ?

Tu étais franciscain.

Je le suis toujours.

Quand vous vous en mettiez plein la panse,

je pensais à mon enfant mort.

Je voulais te mettre trois balles dans le ventre.

Tu sais pourquoi je ne l'ai pas fait ?

Comment se sont-ils échappés ?

Tu crois qu'ils vont s'en sortir, mais tu as tort.

Ils sont déjà morts, même s'ils ne le savent pas encore.

D'ici ce soir, ils seront de retour.

Les habitants vont les dénoncer.

Et sinon,

ils continueront de courir jusqu'à s'écrouler dans la boue.

Les premiers emportés par la Mort sont ceux qui restent en place.

Peu importe.

Je sais qu'ils ont reçu de l'aide.

Tu aimes aider les gens.

Deux personnes vont mourir.

C’est le seul pain que tu distribueras aujourd’hui.

Mais tu peux les sauver.

Il vous suffit de témoigner pour retourner dans les baraquements.

Vous êtes prêts à endurer tout ça pour deux Juifs slovaques ?

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