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COAST GUARDS
Il existe une légende d'un homme vivant sous la mer.
Il est pêcheur d'hommes,
le dernier espoir de tous ceux qui ont été abandonnés.
Plusieurs survivants affirment avoir senti ses mains sous eux,
les poussant à la surface,
et avoir entendu des mots d'encouragement en attendant l'aide.
Mais ça, bien sûr, c'est une légende.
Au secours !
Ici !
Sherilyn !
Au secours !
Madame, je suis un nageur-secouriste de la garde côtière.
Je suis ici pour vous aider.
Monsieur, ne lâchez pas votre flotteur. Je reviens vous chercher.
- Ne m'abandonnez pas ! - Restez là.
Ne m'abandonnez pas !
La nacelle est dehors, on la descend.
Compris. Message reçu.
Devant à droite, 30. Devant à droite, 15.
À droite, 15.
La nacelle est à l'eau.
Le nageur et la survivante sont à la nacelle.
Allez-y la tête la première.
Je dois sortir !
Doucement, avancez.
Lâchez-la ! Lâchez-la.
Lâchez-la. Vous allez la noyer !
Le nageur vient de le frapper au visage.
Il place l'homme dans la nacelle.
L'homme est dans la nacelle.
On remonte la nacelle.
Attention ! Une grosse vague.
Sortez ! Quel est votre problème ?
Asseyez-vous là et fermez-la.
Nageur en vue.
Préparez la remontée.
Le nageur a fait signe qu'il est prêt pour la remontée.
Le nageur s'approche de la porte cabine.
La survivante semble inconsciente.
Le nageur est à l'intérieur de la cabine.
Fermeture de la porte cabine.
Je crois que vous m'avez cassé le nez.
Et vous avez peut-être tué votre femme, monsieur.
- On est à 20 minutes de Kodiak. - Compris. Il lui fait la R.C.R.
Centre de Kodiak, ici l'appareil 6096 de la garde côtière.
On a deux survivants souffrant d'hypothermie à bord.
On arrive dans 20 minutes.
On demande une ambulance sur les lieux lors de l'atterrissage.
Ah ! Bien.
- Tu as réussi ? - J'ai réussi !
Super, mon gars.
Il y a mort
et mort.
Je le jure, on devient meilleur en vieillissant.
GARDE CÔTIÈRE AMÉRICAINE
- Tu as dû le frapper, hein ? - Oui.
Non. Reste là-bas ! Reste là-bas !
On dirait que ce sont toujours les gros qui craquent.
Lieutenant.
L'équipe a dit qu'elle avait coulé. Ils croyaient que tu l'avais perdue.
J'ai été chanceux.
Chanceux, mon cul.
- Je ne t'avais pas prise au sérieux. - Évidemment, Ben.
Comment pourrais-tu me croire ?
Je ne suis pas une inconnue en train de se noyer.
Oh ! Désolé. Je sauve des vies sans tenir compte de notre vie sociale.
C'est...
C'est ma chaise.
Oh ! C'est vrai. Pas cette chaise.
Désolée. Je montrais des choses dans le salon. Il ne savait pas.
Je ne prendrais jamais ta chaise.
Prenez-la, d'accord ?
Ça n'a pas besoin d'être difficile.
C'est simple pour nous deux. On n'a pas d'enfants.
Et vendredi ?
Quoi, vendredi ?
On devait aller avec Carl et Bridget
à ce souper-dansant à la base.
À la base ? Des ailes de poulet à volonté ?
Un jeu de fléchettes, le perdant paie ? On ne peut pas annuler ça ?
- Tu as raison. Tu as raison. - Ouah !
Partons en voyage, d'accord ? Juste nous deux.
Trop tard, Ben.
J'ignore ce que je peux te dire que je n'ai pas déjà dit.
L'heure est venue de me sauver moi-même.
C'est peut-être moi qui devrais déménager.
- Salut, vous avez joint Helen. - Et Ben.
Laissez un message.
Tu ne sais même pas où sont les choses, ici.
C'est plus facile ainsi.
Premier maître, veuillez venir à la base.
Je peux arranger ça, d'accord ? Je...
Je peux...
Je peux arranger ça.
Dis-moi simplement quoi faire.
Dis-moi quoi faire.
- Laisse-moi partir. - Non.
- Laisse-moi partir. - Non.
Tu devrais répondre.
Prêt pour le sauvetage, hélico 6096. Nageur Un, retournez à la base.
- Je ne veux pas la perdre. - Alors change.
Ben, combien de fois a-t-on eu cette discussion ?
La seule façon de sauver votre couple est de te trouver un emploi de bureau.
Exactement. Elle veut simplement une vie.
On pourrait se trouver un passe-temps. Tous les deux.
Quelque chose comme la pêche.
- La pêche ? - Oui.
Des gars comme nous, ça ne pêche pas, Carl.
Ça va s'arranger. Comme toujours.
Laisse-moi te demander une chose. Est-il trop tôt pour que je la drague ?
Je suppose.
Mayday ! Mayday ! Mayday ! Ici le cargo Seaqueen.
Nous sommes à 55 degrés, 12 minutes au nord.
167 degrés, 10 minutes à l'ouest.
On prend l'eau.
On abandonne le navire. Je répète: on abandonne le navire.
Mon fils, regarde-moi. Tout ira bien. D'accord ?
D'accord ? On s'en sortira.
D'accord.
Voyant d'avertissement du dégivrage arrière.
- Des secondaires ? - Non.
Les disjoncteurs sont ouverts: ça a flanché,
mais on ne fait pas de glace.
- Le niveau d'essence ? - On en a pour 40 min avant le retour.
- Bon, prends les commandes. - J'ai les commandes.
Bon, caucus, les gars.
On a un problème de dégivrage. On a peu d'essence.
Selon le règlement, on se retire. Qu'en penses-tu, Ben ?
Si on rentre, ils vont mourir, Bill.
Centre des opérations de Kodiak, ici la garde côtière 6096.
On a un voyant d'avertissement du dégivrage
arrière, mais on persiste.
6096, tenez-nous au courant de votre statut.
- 6096... - Joignez la maintenance.
Je veux savoir ce qu'il en pense.
Selon l'ordi, les vents soufflent de 60 à 85 nuds.
J'éteins l'indicateur.
- Tu t'occupes du maintien d'altitude. - Compris.
Plus bas ! À droite. Des débris dans l'eau.
- Ouvrez la porte cabine. - Compris. Ouverture de la porte.
Centre de Kodiak, 6096 est sur les lieux.
On a des débris lourds dans l'eau. On recherche des hommes.
Repère et note la position.
J'y vais.
Ils sont morts, Ben. Ils sont morts !
On ne le sait pas.
Il y a six personnes à l'eau, groupées. Aucun signe de vie.
PORT AÉRIEN DE LA GARDE CÔTIÈRE DE KODIAK
Je crois qu'il est trop tard.
Ce n'est pas notre décision. Ils sont sur les lieux. Ils jugeront.
Je veux sauter à l'eau, monsieur.
Je ne t'envoie pas pêcher des corps par cette tempête.
Et des pères et des fils ?
Une fusée éclairante ! Il y a un vivant ici. Un homme vivant !
Tu as cinq minutes, ensuite, on te fait remonter.
Centre de Kodiak, ici la garde côtière 6096.
Il y a des gens à l'eau, et notre nageur y va.
6096, centre de Kodiak, compris.
Un gars tient la fusée. Pas d'autre mouvement en vue.
Compris.
Le nageur est prêt.
- Vérifiez l'équipement du nageur. - Compris. Vérification.
Le nageur est prêt. Liste de vérification complétée.
Cinq minutes.
Le nageur est au loin.
Le nageur va bien.
- Dégagé pour reculer à gauche, 30 °. - Dégagé en arrière à gauche.
- Et l'essence ? - Encore pour deux minutes ici.
Je suis un nageur-secouriste de la garde côtière pour vous aider.
Tout ira bien. Je vais vous mettre dans cet hélicoptère.
- Il signale être prêt pour la remontée. - Compris.
La nacelle est sortie de la cabine.
On a juste assez d'essence pour rentrer.
Tire-le doucement.
- La nacelle est à l'eau ! - On n'a plus le temps. On doit partir.
Gardez votre position. Ne bougez pas.
Il place le survivant dans la nacelle.
Le radioaltimètre déconne.
Oui, je sais. Je ne peux pas maintenir ma position.
Allez, Carl, on doit partir maintenant !
Il n'a pas signalé être prêt pour la remontée.
Oh ! Carl ! Derrière toi !
Merde !
On a perdu notre rotor arrière !
Mayday ! Mayday ! Mayday !
Garde côtière 6096 s'écrase !
Mayday ! Mayday ! 6096 tombe.
Carl. Je suis ici.
Carl.
Tiens bon, Carl.
Ils vont venir nous chercher.
Je te tiens. Tout va bien maintenant.
Ça va. Je suis là, Carl.
Ça ira. Tiens bon. Je te tiens.
- Tu crois qu'ils arrivent ? - Oui, ils arrivent.
Je veux qu'un C-130 survole le lieu de l'accident.
Lieutenant Krauss, commencez la vérification.
Oui, commandant.
J'ai un signal de la R.L.S. sur Randall.
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