The first 200 lines.
Y a quelqu'un ?
Je veux dire...
quelqu'un qui ne serait pas un trépassé.
J'ai pas entendu ma voix depuis longtemps.
Je parle fort ?
Oui.
Peut-être que vous n'êtes pas là, madame ou monsieur.
Mais ça fait quelque chose de réentendre sa voix
et de prononcer des mots.
Ornithorynque.
Pâtes.
Potable.
Vous pouvez vous montrer, venir vous asseoir.
On partagera une boîte de fayots.
On pourra "badiner" un peu.
C'est une expression de ma mère.
Un mot recherché qui veut dire "plaisanter".
Ça fait...
je sais pas...
peut-être un an.
J'avais une maison, dans le coin où j'étais avant.
J'avais une grosse tonne de grains de maïs.
Il m'en reste encore plein.
Je peux faire du pop-corn.
Je lisais des bouquins.
J'étais plutôt films, mais maintenant, je lis des livres.
J'en ai quelques-uns.
Si vous avez besoin de lecture...
Bon.
Puisqu'il n'y a personne...
avant que je retourne au silence pour une année de plus,
je peux vous avouer
que j'ai quand même parlé à quelqu'un.
C'était pas n'importe qui.
Elle est arrivée à ma porte,
elle a débarqué,
je l'ai accueillie chez moi
et on est tombés...
On avait des sentiments l'un pour l'autre.
Un jour, on s'est laissé aller.
Un jour...
Il fallait que je le dise.
Je pensais que je la reverrais en le disant.
Et ça a marché.
C'était agréable.
Y a pas beaucoup de choses agréables.
Et toi,
c'est quoi, ton histoire ?
Si tu comptes me frapper avec ton bâton,
n'ouvre pas la porte.
Enfin,
si tu veux essayer...
Tu as l'air de t'être installé.
Ici.
Je me disais qu'on pourrait continuer à se voir.
"Ici" et "là" ne sont que des mots.
La terre est un tout.
Tu peux faire tout ça ailleurs.
Dans un même endroit...
mais ailleurs.
Allez.
Tu voulais qu'on se batte pour protéger des gens.
Tu aimes les gens.
Tu devrais rester avec eux.
C'est moi !
Reviens au Royaume.
Tu m'as aidée.
Laisse-moi t'aider.
Je vais pas te dire quoi faire.
Mais tu me connais.
Et je te connais.
Ta place est auprès de ceux qui t'aiment.
Allez, Morgan !
Tu peux te cacher,
mais tu peux pas t'échapper.
Je serais pas là sans toi.
C'est sûr.
J'étais blessé.
Tu m'as recueilli.
T'étais pas obligé de le faire.
Tu t'es pas pris une balle dans les côtes,
mais tu es blessé.
Rentre avec moi.
N'attends pas, cette fois.
Tu n'as pas une seconde à perdre.
Tu es vivant.
Tu fais partie de ce monde.
Je suis là, maintenant, et beaucoup de gens sont là
parce que tu m'as aidé.
Quand tout a commencé.
Je ne suis plus le même, Rick.
Tu es le même.
Tu te retrouveras avec des gens, d'une manière ou d'une autre.
Tu es quelqu'un d'ouvert.
Tu entendras un cri derrière cette porte.
Je t'appellerai à l'aide.
Maggie.
Tu fais partie du monde.
Tu trouveras comment y retourner
parce que le monde reviendra vers toi.
Reviens.
Comme je te l'ai dit,
tu peux te cacher,
mais tu peux pas t'échapper.
Merci de ton aide.
Ne reste pas dehors.
Je suis déjà venu te chercher.
N'attends pas, cette fois. Tu n'as pas une seconde à perdre.
Tu es vivant.
Merci de ton aide.
Tu peux te cacher, mais tu peux pas t'échapper.
Tu sais ce que c'est.
Tu sais ce que c'est.
Reprends ton bordel.
- Range ça ! - J'essaie de t'aider.
Tu as l'air d'être tout seul.
On est toujours tout seul.
Ferme la portière.
Il fallait que je le dise.
Je pensais
que je la reverrais en le disant.
Et ça a marché.
C'est quoi, ton histoire ?
Je suis de passage.
Viens t'asseoir un peu.
Je sais pas ce que tu as entendu,
mais ça fait longtemps que j'ai pas discuté.
Je m'appelle John.
John Dorie. Comme le poisson. Mais avec "ie", pas "y".
Morgan.
Tu as faim, Morgan ?
Je peux cuisiner quelque chose.
J'ai des haricots et des haricots.
Non merci.
C'est bon.
Non.
Tu es d'où ?
Je viens de l'est.
- Tu as marché ? - J'ai couru.
En chemin,
tu n'aurais pas...
rencontré une femme armée d'un pistolet comme ça ?
Identique à celui-ci.
Je la cherche.
Depuis longtemps.
Je l'ai pas vue.
J'y vais.
Attends ! C'est pas prudent
de marcher en pleine nuit.
Installe-toi à l'arrière, j'irai devant.
Ou vice versa.
Avoir un toit au-dessus de la tête,
ça te reposera un peu.
Vu le chemin que tu as fait.
Surtout,
abstiens-toi.
Ça doit être pratique.
Tu fais du karaté.
Je ne fais que passer.
Gardez la nourriture. Rendez-moi le reste et je pars.
T'es pas vraiment en mesure de négocier.
On te laissera pas parler de notre planque à tes copains.
J'ai personne à qui parler.
Je connais personne ici.
Je veux voir personne.
J'ai rien contre vous.
Je viens chercher mon copain.
Nous aussi, on a des copains.
J'en profite pour m'excuser d'avoir tiré sur votre arme.
Un karatéka...
et un as de la gâchette.
Pas mal ?
C'est une antiquité. Il n'en existe que deux.
Merci de bien vouloir...
Tu conduis la nuit, Al ?
J'étais garée pas loin et j'ai entendu tirer.
Je voulais savoir ce qui se passait.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il a dit qu'il était tout seul, mais son pote m'a tiré sur la main.
Des nouvelles têtes ?
J'aime les nouvelles têtes.
Passe ton chemin, Al. Tout va bien.
Tu n'as pas l'air en forme. Tu as l'air d'avoir faim.
J'ai des nouilles chinoises à l'arrière du fourgon.
D'une marque coréenne.
Avec du kimchi en poudre pour les assaisonner.
Ça suffira pas.
Je te laisse une caisse de Pall Malls.
Tu adores les Pall Malls.
La main sur la poignée ?
Comme si on avait le choix ?
On a toujours le choix, Leland.
C'est un choix facile à faire.
Merci pour le coup de main.
Al, c'est ça ?
Althea, plus précisément.
Un bonbon ?
Merci.
Leland et sa bande
sont au bout du rouleau. Ils ont épuisé
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