White Nights

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A Commentary by bisounours
Thanks Darthbleed

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Published on: 2019-07-02
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The first 200 lines.

- Tu as vu le docteur Harris ? - Pas la peine. Ça va.

Anne... il revient quand, en Angleterre ?

Charles Serfiss. Pourrions-nous voir Nikolai ? Ma fiancée, Carolina.

Mon père, Lord Strathhammer, donne une fête, ce soir.

Nous partons demain matin tôt, pour le Japon.

Ici votre Commandant.

A gauche, vous avez la côte arctique de l'Union Soviétique.

Nous entrons dans une de leurs célèbres nuits blanches.

Pendant l'été, le soleil ne se couche jamais, ici.

Aussi, pour dormir, baissez votre store.

Quand je quitte New York, même après toutes ces années, je suis à cran.

Tokyo, c'est notre dernier récital. On a bien fait d'annuler Sydney.

Je n'aurais pas pu.

On dirait une musique tzigane cachée quelque part. Non ?

- Que faites-vous ? - Je donne des instructions au chef.

Musique sur une piste. Mes instructions, sur l'autre.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je ne sais pas. Sans doute rien. Je vais voir.

Il y a eu un court-circuit.

Pas d'oxygène !

- Pression en baisse. - Une fuite ? Le feu se propage ?

- Pas moyen de savoir. Où on se pose ? - A 120 km d'ici.

- Pression en baisse. - Préparez les passagers !

Pardon. Réveillez-vous.

Attention, s'il vous plaît. Votre commandant vous parle.

Des problèmes électriques nous obligent à un atterrissage immédiat.

Il y a un aéroport militaire à 120 km d'ici.

Où sommes-nous ? On atterrit ?

- Où vas-tu ? - On atterrit en Russie !

Lâchez-moi !

- Altitude minimale : 3000 pieds. - Restons à 4000.

- Ils refuseront qu'on se pose. - On tombe de 6000 pieds par minute.

Si le fluide hydraulique prend feu, on n'atterrira pas du tout.

Procédure d'atterrissage d'urgence.

La personne qui parle anglais peut-elle reprendre l'écoute ?

- Combien, la piste ? - Trop courte. Décision : + 100.

On continue.

- Décision. - Atterrissage.

Tenez-vous !

Freins.

Allez... allez...

On va rentrer dedans. Y a pas de doute ! Tenez bon !

Agrippez-vous !

- Mon équipe a fouillé l'avion ? - Oui, camarade Colonel.

J'en ai vu assez.

Norilsk, Base de Défense Aérienne, Sibérie

On a frisé la tragédie. Il y a eu quatre morts ?

Oui, et vingt passagers sont ici, à l'hôpital.

Treize Japonais, six Britanniques, et un, sans passeport.

Ni aucun papier d'identité.

Tout ce qu'on a trouvé, c'est ça.

Je l'ai fait isoler.

Cette femme voyageait avec lui.

Appelez Moscou immédiatement.

- Capitaine... Beau travail. - Je sers l'Union Soviétique.

Bonjour. Vous avez de la chance d'être en vie.

Etonnant qu'il y ait des survivants.

Oh, excusez-moi. Vous ne parlez pas anglais ?

Ne serait-il pas plus simple d'appeler l'ambassade américaine ?

Ou êtes-vous depuis peu un transfuge américain en France ?

Je vous ai vu danser, Rodchenko.

Bienvenue au pays, Nikolai.

- Puis-je avoir une cigarette ? - Bien sûr.

Faites comme chez vous.

Je refuse de parler autre chose que l'anglais.

Prévenez mon ambassade. Je suis américain.

La nationalité que vous vous octroyez ne nous concerne pas.

Ici, vous êtes sous le coup de la loi.

Le monde exigera ma liberté.

Quel ego ! Le monde est trop heureux que nous vous ayons laissés atterrir.

On a sauvé des centaines de vies. Il n'y a que 4 morts.

- Qui ? Leurs noms ? - Ne craignez rien.

Votre "manager" n'a pas été blessée.

Je la rapatrierai... avec les autres.

Je lui expliquerai votre situation.

Ma situation ? Quelle situation ?

- J'exige d'être relâché. - Vous exigez ? Rodchenko...

Je vous ai toujours admiré comme danseur. Notre grand danseur.

Mais quel pauvre type !

Dans quelques heures, vous vous envolerez pour Moscou.

Les passagers qui pourront quitter l'hôpital seront à bord.

Et les autres ?

Ecoutez, il y avait 13 autres passagers.

J'exige...

des nouvelles de mon ami.

C'est elle.

Comment s'appelle votre ami ? S'il vous plaît ?

- Nikolai Rodchenko. - Oui, je suis son imprésario.

Votre ami a été grièvement blessé.

- Oui, je sais. - Je ne sais pas s'il se remettra.

- Je suis navré. - Il faut que je le voie.

Il est très atteint. Nous avons fait venir un spécialiste de Moscou.

- Je ne partirai pas sans l'avoir vu. - Réglez ça avec votre ambassade.

Sûrement ! Vous ne pouvez pas...

Moscou a approuvé votre projet ?

- C'est la nuit ? - Oui.

Ces jours sans nuit me rendent fou.

Ile d'Olney, Taimyr, Sibérie

Petite sœur, Porgy n'peut plus témoigner, maintenant.

- Ils vont le coller en taule. - En taule ?

Il n'reste plus que Bess et le vieux Sportin' Life...

pour te filer de quoi chasser ton blues. La bonne coke.

J'en veux pas, de cette saleté ! Reprends ça, ordure.

Oublie pas qu'il y en a tant qu'on veut, là où ça se tient.

Ecoute.

Sale petit Américain frimeur.

Salut, ma belle !

- Comment tu t'appelles ? - Je ne vous le dirai pas.

- Tu ne me le diras pas ? - Non !

Tu parleras sous le baiser.

Bonjour.

Vous avez été excellent, ce soir.

- Colonel Chaiko ! - Ça fait un bail.

- Que faites-vous ici ? - Les affaires.

C'est une grande pièce, n'est-ce pas ? Tellement avant-garde, pour l'époque.

Très oubliée en Amérique, m'a-t-on dit.

"Raymond ! Raymond ! Raymond !"

- Quelle ovation ! - Merci.

On veut monter West Side Story, après.

Je l'ai vue à New York...

avec les créateurs. Il y a des années. Merveilleux ! Merveilleux.

Une peinture saisissante du conflit racial, en Amérique.

Il faudra jouer ça à Moscou.

Vous devriez revenir à Moscou. Tous les deux.

- On peut peut-être arranger ça. - Ce serait formidable.

Pendant le spectacle, ce soir, en vous regardant...

j'ai repensé à votre arrivée chez nous.

Quel trac, pour votre première conférence de presse !

Votre belle interprète était déjà sans cesse à vos côtés.

Je me flatte de vous avoir réunis.

Drôle de voir comment la roue tourne !

Je me souviens, vous avez dit : "Je ne sais pas comment dire ça". J'ai dit :

"Ouvrez votre cœur".

Les gens étaient bouleversés par votre héroïsme.

Je n'oublierai jamais ce jour.

- Ça remonte loin. - Pour moi, c'était hier.

- Je n'ai pas pu vous joindre, je... - Vous savez, j'étais débordé.

Quand j'ai appris que je venais dans cette foutue région...

j'ai tenu à vous voir.

Vous pouvez me rendre un petit service. Je vous attends dehors.

- Il nous attend dehors. - Que vient-il faire ici ?

Pourquoi tu lui parles ? Je n'en veux plus dans notre vie.

Tu n'as pas entendu ? Il va nous aider à rentrer chez nous.

- Il nous a assez aidés comme ça ! - Ne t'en fais pas... tout ira bien.

Ne t'en fais pas... tout ira bien.

"Raymond ! Votre belle interprète était déjà sans cesse à vos côtés."

Ambassade américaine, Moscou

Il y a un gros hématome. Preuve de commotion et traumatisme cérébral.

Votre opinion ?

Selon la radio, on ne peut risquer le transport. Il peut être dans le coma.

Est-ce bien sa radio ? Exigez qu'on le relâche. Il faut aller sur place.

Impossible. J'ai essayé. C'est une base militaire top-secrète.

- Ça m'étonne qu'on ait pu atterrir. - Réagissez ! Il est américain !

Pas pour les Soviétiques. Pour eux, il a enfreint la loi.

Jugé par contumace, condamné à 15 ans, il est déchu de ses droits.

Faisons appel à l'ONU ! Je prépare une conférence de presse internationale.

Pour l'instant, ils se flattent d'avoir sauvé 250 vies.

- Leur image de marque est idéale ! - Rodchenko est gênant pour eux.

- Ils demandent notre discrétion. - Vous n'allez pas les laisser faire !

Rentrez à New York. Les Affaires étrangères vous tiendront au courant.

Je ne quitte pas ce pays sans Kolya.

- Je m'en occupe. - Non, je vais le faire.

Laisse-moi le faire.

Bonsoir.

- Où suis-je ? - Taimyr.

Debout ?

Raymond Greenwood, de New York. Ravi.

- Je désespérais de voir l'ambassade. - Je ne suis pas de l'ambassade.

- Mais citoyen américain ? - Américain.

Ma femme, Darya. On s'occupera de toi jusqu'à ce que tu sois sur pied.

Je suis sur pied. Je veux rentrer chez moi.

Tu as dérouillé dans l'accident. Sois content d'être en vie.

Je suis content.

Voulez-vous du café ?

Oui, s'il vous plaît.

- New-Yorkaise, j'imagine. - Moscovite.

- On travaille au théâtre, ici. - Je fais... des claquettes.

Des claquettes ?

Normal. Toi, de New York, elle de Moscou :

Vous devez vivre... en Sibérie.

C'est temporaire.

Personne ne vit ici en permanence.

Je suis en état d'arrestation ?

Non, pas du tout. Tu es libre comme un oiseau.

- Tu n'es pas mon gardien ? - Non. Je fais des claquettes.

- Je peux aller prendre l'air ? - Bien sûr. Je t'accompagne.

Et si je veux y aller tout seul ?

Vas-y.

Il fait froid, dehors.

Merde !

Salopard !

Je croyais que j'étais libre...

que je glandais... avec un autre danseur. De claquettes, c'est ça ?

Je regrette. On ne fait pas de téléphone chez nous.

Toi et ta femme, vous êtes des indics payés ! Des balances de la pire race !

Si on te disait de me tuer, tu le ferais. Non ?

- Tout pour sauver ta peau ! - T'es le vrai parano américain !

Ils veulent me récupérer, ici. Comment on te juge, chez toi, à New York ?

La ferme !

- Ça te suffit ? - Le hareng, un vrai régal.

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