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UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX
ET PAR CONTRAT
Mesdames et messieurs, merci d'accueillir
Steve Martin !
Merci !
Merci beaucoup.
Merci beaucoup ! Ce n'est pas nécessaire.
Merci. Veuillez vous asseoir.
Marty a dû annuler. Bon retour chez vous.
D'emblée, je m'excuse du prix du billet.
De votre point de vue, vous vous dites : "Ils sont deux,
et c'est cher ?"
Mais ce spectacle nécessite 18 personnes.
Nous avons deux ingénieurs du son.
Un éclairagiste. Il y a sept musiciens sur scène.
Quelqu'un pour balader mon Fitbit.
On a un intermédiaire,
car Marty et moi ne nous parlons plus.
On a un sosie, ou cas où je ne sois pas d'humeur à jouer.
Steve vous dit bonjour.
Mais mesdames et messieurs,
je veux vous présenter un homme avec qui j'adore travailler.
Un homme que j'ai rencontré il y a plus de 30 ans.
Un homme...
Un homme qui...
Un homme tellement talentueux de multiples façons.
Il chante. Il danse.
Un musicien incroyable
que je considère être la vraie star du spectacle.
M. Jeff Babko au piano, messieurs dames.
- Merci, Steve ! Je... - Merci, Jeff.
À présent,
je vous présente un homme drôle comme pas deux,
mais c'est tout.
M. Martin Short !
Je préfère ce côté.
Merci, messieurs dames.
Merci, mesdames et messieurs.
Que ma gratitude ne vous empêche pas d'applaudir.
Si vous saviez l'humilité...
que votre réaction suscite chez la star que je suis.
Asseyez-vous.
Dans les temps ?
- On commence. - Je vois.
On veut juste...
Que vous nous aimiez
Et nous appréciez aussi
On réclame l'attention
Beaucoup d'affection aussi
On vous demande de nous désirer
On saura vous en remercier
Nos ego sont gigantesques
Et on porte des Spanx
Alors ne tremblez pas
Les limousines coûtent un bras
Il suffit de m'aimer
Plus que je ne m'aime
Moi....
Cette foutue altitude !
Melissa !
- C'est Jeff. - Jeff !
On reprend sur la note haute, d'accord ?
Plus que je ne m'aime
Moi
Bon sang ! Et m...
Même !
Merci beaucoup.
N'aimez pas que moi. Steve est là aussi.
Tu sais, je rêve depuis longtemps d'un spectacle à deux,
ici, avec toi, au Peace Center de Grinville...
- Greenville ! - Grinville ?
- Grinville ! - Grinville ?
Greenville. J'aurais pas dû prendre ce cachet.
À Greenville... en Caroline du Sud.
Ce soir...
Bref, ce soir, je me rapproche de ce rêve.
Tu sais quoi ?
- Steve ! - N'en disons pas plus.
Si tu faisais un AVC, tu me le dirais ?
Mais oui, quelle joie.
Plus qu'une joie.
Une obligation.
Ce spectacle est :
Si on avait économisé, on serait pas là.
Bonsoir à tous !
- Marty ! - Non.
Nos photos étaient sur le site du Peace Center
et ça disait dessus : "Tous vendus."
J'ai trouvé ça...
très impoli.
Je tiens à dire...
que c'est un honneur d'être aux côtés d'un homme
qui est écrivain, dramaturge, musicien, compositeur...
et comédien légendaire.
Je tiens à dire que c'est un honneur d'être aux côtés d'un homme
qui est à côté de cet homme-là.
Tu sais, parmi tous ceux
avec qui j'ai une relation de travail bidon,
notre amitié factice compte.
Mon ami !
Au fait, quand on prend l'avion,
on économise,
car Marty tient dans les coffres à bagages.
C'est tout à fait vrai.
Tu sais, je suis un grand fan.
Je vois ton travail et il m'engloutit.
J'ai dû voir Treize à la douzaine 500 fois.
Ça alors ! Merci !
Je dis la même chose à chaque fois.
"Steve, si on regardait autre chose ?"
Pourquoi j'aime une tournée avec Marty Shot ?
Pas de paparazzi.
Si je pense à Steve...
C'est rare. Mais quand ça arrive...
ce qui me frappe le plus chez toi,
c'est à quel point tu es pâle en personne.
Comme si j'étais hanté. Non, vraiment.
Tu ressembles à une page de coloriage
avant d'être coloriée.
Un jour, il a chopé un coup de soleil avec son Kindle.
Comme si Anderson Cooper avait gelé au Nouvel An.
C'est vrai !
Merci.
Comme une moumoute blanche sur un urinoir.
Et c'est pas pour être négatif.
Non, je sais !
- Pourquoi ? - Pour savoir,
jusqu'où est allé l'embaumement
avant que tu te réveilles ?
Tu as dû avoir la frousse.
On devrait vous expliquer. On dirait qu'on s'insulte,
mais non. Voilà comment on fait des compliments à Hollywood.
Tout à fait. C'est vrai.
Les compliments hollywoodiens ont l'air normaux.
Mais il y a une pique passive-agressive à la fin.
- Par exemple... - Oui.
Steve, c'est un honneur pour moi
de travailler avec la plus grande star...
de 1978.
Marty, c'est adorable !
On dit souvent de toi que tu es un comique complet.
Enfin, j'ai rajouté "plet".
Tu as vraiment une mine radieuse.
C'est l'avantage d'avoir une tête de vieux depuis tes 30 ans.
Prends ça !
Marty, je te vois en homme des Lumières
et pas que pour la variole.
Tu sais...
je parle rarement de "génie".
- Et ? - Rien.
L'autre jour, il m'a appelé par accident,
c'est impressionnant,
quand on a un téléphone à cadran.
Ça date de quand ?
De ce soir.
Je t'ai adoré dans Fallon l'autre soir ! Super !
- Tes blagues étaient simples. - Merci.
Je me suis demandé ce qu'un petit effort aurait changé.
- Tu m'as vu dans Ellen ? - Non.
Mais oui, suis-je bête. C'est à 15 h.
Pendant ton dîner.
Au fait, j'utilise le nom Martin Short
pour réserver une chambre incognito.
35 ans plus tard, tu restes un schnock.
C'est comme ça à Hollywood.
Avec Steve, on s'est dit que vous aimeriez nous connaître mieux.
Et on s'est dit ça
- parce qu'on est égocentriques. - Oui.
On veut partager avec vous quelques bijoux
- sortis de nos albums de famille. - Oui.
Des photos peut-être inédites.
- Tout à fait. - Voici la 1re.
Voici Marty à deux ans. Adorable.
Mignon, non ?
Ma période sombre. Regarde.
Une photo de moi à Noël quand j'avais six ans.
J'ai une question.
Celui qui vous a vendu ce sapin...
il riait beaucoup ?
Une photo de moi enfant, au Texas.
Et la photo de mon premier mariage.
- Suivante ! - Continuons.
Voici une photo de moi à 13 ans,
à la plage avec mes parents.
C'est toi ?
J'ai cru voir Winnie l'Ourson.
Tu sais ce qui est dingue ?
Mes parents cachent bien leur déception.
C'est moi à 15 ans.
Mon premier voyage à New York, avec ma mère et mes frères.
On a fait le trajet de l'Ontario à New York.
Ma première fois.
On était au club Latin Quarter.
Impressionnant.
Ta famille a roulé du Canada à New York
pour un cabaret. Très sophistiqué.
- Tu t'en rappelles ? - Oui.
C'était le spectacle de feu Bea Arthur :
Tu l'as rentré, fais-le sortir.
On y reviendra plus tard.
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