The first 200 lines.
Tout est prêt.
Je voudrais un rire, Joss.
C'est super.
Joue les innocentes.
C'est ça, regarde bien l'objectif.
Fais-moi tes yeux de biche.
Magnifique.
Prends l'air espiègle.
Joue avec l'appareil.
Maintenant, je veux du cul.
C'est bien.
Aie l'air vulnérable.
Superbe.
Et maintenant, de l'émotion.
C'est magnifique.
Je dois faire une retouche.
Et recoiffez-la.
Joss !
C'est l'heure de se lever.
Ton café est servi.
Merci.
Mais ça envoie quel message ?
Qu'elle est jeune, belle et torturée.
Elle est pas torturée,
elle a eu des problèmes qu'elle a surmontés.
Oui, mais le déshabillé, le bracelet médical...
On fantasme sur les troubles mentaux ?
- Absolument. - Et ça te gêne pas ?
Vous êtes tous déconnectés.
Qui ça, "vous" ?
Les diplômés de l'ère d'Internet.
C'est mal d'être allé à la fac ?
Laissez les gens kiffer le sexe, la drogue et les jolies filles.
Arrêtez de frustrer le pays.
Je suis pas du genre prude,
mais après tout ce qu'elle a traversé,
le bracelet, c'est limite.
Les troubles mentaux, c'est sexy.
- Non. - Si.
Quand tu vis dans l'Iowa,
tu peux pas rencontrer une fille comme elle.
Elle vit pas dans ta ville,
elle était pas dans ton lycée, elle bosse pas au bar du coin
et elle a pas épousé ton meilleur ami.
Et même si c'était le cas,
elle coucherait pas avec toi,
à moins d'avoir un très gros problème psy.
Et c'est pour ça
que les troubles mentaux sont sexy.
Elle a pas tort.
Magnifique.
Grandis-toi, oui.
T'es joueuse.
Excusez-moi.
- Ça peut attendre une seconde ? - Non.
Je suis désolé.
On revient.
Il faut reconnaître qu'elle assure.
On dirait Brigitte Bardot.
Je dirais plutôt Sharon Tate.
Ça va pas ?
Selon la clause de nudité,
on ne peut montrer que le côté des seins,
le dessous et les côtes.
Je lui ai rien demandé.
Tout va bien ?
Je te laisse gérer à ma place.
On voit clairement son aréole.
Ça rend très bien.
Peut-être, mais on a pas le droit.
- De faire quoi ? - Montrer sa poitrine.
La clause de nudité a été négociée
avec le label et son entourage.
Ça va ?
C'est quoi, le sujet ?
- Tes seins. - La clause de nudité.
Elle est très stricte.
C'est mon corps.
Oui, en effet.
Personne ne dit le contraire.
Et si vous voulez le montrer,
c'est super, mais il faut modifier la clause.
D'accord, on modifie la clause, alors.
Il faut prévoir 48 heures.
J'ai pas le droit de montrer mon corps ?
Pas vraiment, malgré le concept des droits de l'homme et tout.
Raccroche, c'est une urgence.
- Quoi ? - J'ai besoin de toi.
Vous vous rendez compte à quel point c'est chiant et con ?
En vrai, c'est progressiste.
C'est pour s'assurer qu'on la force pas.
- Personne me force. - Et je le respecte.
C'est sa pochette d'album.
Et c'est aussi mes seins et ma maison.
Respect total, on dispose de son corps.
Je dois te laisser, à plus tard.
Chaim ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Regarde ça.
- C'est quoi ? - La photo vient de sortir.
- Il y a onze minutes. - Mais c'est quoi ?
C'est du foutre.
- Pardon ? - Sur son visage.
Quoi ?
Quelqu'un
lui a joui sur le visage
et a pris une photo.
Tu veux voir de plus près ?
Qui a fait ça ?
J'en sais rien.
- C'est un selfie ? - Oui, ça se voit.
C'est comme si elle...
Elle était à genoux, pas debout.
Et elle était par terre.
Pourquoi elle aurait fait ça ?
Il devait être bien gaulé et elle se sentait bien !
Elle est connue,
elle peut pas faire ça !
Je trouverai qui c'est, promis.
Où et quand ?
Tu sais qui a fait ça.
Tu vis ici.
Si, tu sais. C'est qui ?
Je sais qui entre dans sa chambre, mais je sais pas...
lequel lui a joui sur le visage.
Le responsable, je vais lui coller une balle,
compris ?
Et ce sera ta faute.
- J'essaie d'être une bonne amie. - T'es son employée.
Me mens pas.
C'est récent.
Laissez-moi dix minutes et...
Ça peut être combien de types ?
- Ces derniers temps... - La ferme.
Qu'est-ce qui se passe ?
On commande à manger.
Ça va ?
On a quelques merdes à gérer.
Le coordinateur d'intimité, là...
Bon, alors, on fait quoi ?
Empêchez Jocelyn de regarder son téléphone.
Donne-le-moi.
- Elle a pas vu la photo ? - Non.
Que ça reste comme ça.
Jocelyn est dans une position très vulnérable,
à cause de ses privilèges.
Elle a l'air, oui.
C'est structurel.
- Comment ça va ? - Très bien.
Je dois vous parler en privé, d'accord ?
On est en pleine conversation.
Eh bien vous allez en avoir une autre.
Venez.
Merci.
Continuez comme ça, les autres !
Par ici.
Le modèle dit qu'elle veut montrer sa poitrine.
Elle l'a affirmé.
Que quelqu'un adopte cette petite chatte.
Vas-y, sors les griffes, comme un minou.
Je suis là pour protéger
la personne à qui vous tenez,
mais il faut m'aider.
Vraiment ? Pourtant, je gère.
Alors merci, mais pas besoin de gâcher une journée de travail.
C'est super.
Tu me remercieras, à 60 ans.
Montre tes seins,
le puritain est parti.
Si elle veut être nue,
il suffit de revoir la clause et de recommencer dans 48 heures.
Et je fais quoi, moi ?
J'ai payé pour la journée. C'est quoi, votre solution ?
Je m'assois sur mon argent ?
C'est le prix à payer pour le risque zéro.
Allons...
Venez, suivez-moi.
Je veux pas qu'on nous entende.
Entrez.
- C'est des toilettes. - Y a assez de place.
Je vous en prie.
- Allez ! - Vous faites quoi ?
Viens par là !
Tu veux te faire 5 000 $ ?
Tiens cette porte fermée pendant trois heures.
Tiens-la bien.
Qui est dedans ?
On s'en fout, c'est à prendre ou à laisser.
- D'accord. - Super.
Tiens, voilà 2 000 $.
T'auras le reste après.
Le laisse pas sortir de là.
Allez, super !
Merci, Daniel !
Bon boulot.
On se sent tous à l'aise.
Le son augmente, quelqu'un a mon téléphone.
Pourquoi censurer ces seins ?
Tu peux venir ?
Suis-moi.
Je reviens.
No comments yet. Be the first to leave one.