The first 200 lines.
À la fin du 18e siècle, plus de onze millions d'Africains...
avaient été enlevés à l'Afrique pour être réduits à l'esclavage...
dans les Antilles et les colonies américaines.
La Grande-Bretagne était la plus grande puissance sur terre...
et son empire avait été construit sur le dos des esclaves.
La traite des esclaves était acceptable pour tous, sauf quelques-uns.
De ceux-là, il y en avait encore moins qui osaient s'y opposer haut et fort.
Angleterre, 1797
Paresseux!
- Debout! - Lève-toi!
Allez, paresseux!
Arrêtez un instant!
Allez!
Allez!
Wilber-Wilber, tu es malade.
Allez, paresseux!
Pour une fois, laisse faire.
Si vous lui en laissiez le temps, votre cheval pourrait récupérer.
Qui êtes-vous?
Hé.
Je l'ai entendu parler à Londres.
C'est William Wilberforce.
- On fait quoi maintenant? - Laisse-le.
Bienvenue à la maison, monsieur.
Vous êtes en retard!
La boue nous a ralentis.
Mais regarde, Marianne. J'ai une surprise.
- J'espère qu'elle sera agréable. - Wilber!
- Wilber, c'est toi? - C'est moi.
Une moitié de moi. Mon corps me joue encore des tours.
- J'avais promis de le guérir. - Viens manger.
Un petit déjeuner peut-être. Pas trop tôt. Je suis en vacances.
N'est-ce pas, cousin Henry?
Vous ne vous parlez pas? Tu ne lui as pas dit qu'il se tuait?
Il est avec nous maintenant. Tout va bien aller.
Quelle heure est-il?
C'est ta dose de 3 h.
Alors, cousin, tu me réveilles pour me donner des médicaments qui font dormir.
Tu t'en prends aussi à la profession médicale maintenant?
Tu as dormi?
Dormir est plus épuisant qu'être éveillé.
Le laudanum te fera rêver.
Il me rejoue ma vie en se moquant de moi...
me montrant tout ce que j'aurais dû faire, mais que je n'ai pas fait.
Le parlement ne te mérite pas.
Ton dernier projet de loi a été défait parce quatre de tes appuis...
sont allés à l'opéra comique plutôt que de rester voter.
Dans mes rêves, je renversais leurs tables.
Mais tu sais le pire? Je ne peux plus chanter.
Tu te souviens comme je chantais bien?
Marianne et moi trouveront une façon de te redonner la voix.
Un autre verre, monsieur?
Oui. Merci.
Les Romains croyaient que cette eau pouvait ressusciter les morts.
D'après mon expérience, la plupart des eaux pompées ont l'effet inverse.
Alors... qu'y avait-il de si urgent?
J'ai dit que c'était urgent?
Tu attends quelqu'un d'autre?
Dans cette maison, tu trouveras...
le secret pour vivre heureux et en santé.
Dans un verre d'eau?
Tu remarqueras, Wilber...
que depuis mon mariage avec Marianne, je suis l'incarnation même de la santé.
Ravi pour toi.
C'est presque scientifique- le mariage et la santé vont de pair.
Inséparables.
Les célibataires dépérissent dans des odeurs de pieds et d'aisselles.
Henry, de quoi parles-tu?
De l'amour, Wilberforce.
Viens. Nous sommes en retard.
L'eau est là depuis un million d'années. Comment pouvons-nous être en retard?
- De quoi pourrions-nous parler? - Je ne sais pas.
De l'abolition de l'esclavage. Qu'en penses-tu?
Marianne, avoir su que tu avais faim de conversation politique...
je t'aurais envoyé un conservateur par la poste...
pour que tu puisses te prendre le bec avec lui.
Regarde-moi ça!
Nous parlons de l'abolition de l'esclavage...
et voilà mon mari qui entre avec William Wilberforce lui-même...
l'antiesclavagiste le plus virulent d'Angleterre...
et aussi, bien sûr, le moins marié.
Regarde là-bas. Voilà Marianne.
Et qui est la charmante femme en sa compagnie?
- Marianne est là? - Ne t'en fais pas avec elle.
Regarde avec qui elle est- Barbara Spooner.
Très impliquée dans quantité de bonnes causes.
Et tout à fait célibataire.
Marianne, tu es scandaleuse!
Je n'ai pas besoin de toi ni de quiconque pour me trouver une épouse!
Une voiture par ici!
- Je ne lui pardonnerai jamais. - Je ne lui pardonnerai jamais.
Cependant, M. Wilberforce...
si j'avais pu vous rencontrer dans d'autres circonstances...
je vous aurais dit à quel point j'admire vos efforts répétés...
pour forcer notre parlement à abolir l'esclavage.
En ce cas, j'aurais changé de sujet pour parler botanique.
La botanique? Pourquoi?
Tout sauf la politique. Je suis à Bath pour guérir de la politique.
La botanique m'aurait certainement ennuyée.
Ainsi, même en d'autres circonstances, notre rencontre aurait été un désastre.
- Passez une bonne journée. - Vous pareillement.
Quelques vérités élémentaires sur cette horrible guerre...
"La Chambre des communes Quinze ans plus tôt" se doivent d'être réitérées...
pour le bénéfice des mes honorables amis.
Un simple fait.
Nous avons les rebelles sur l'enclume et un marteau dans nos mains.
Il n'y a pas de doute que notre puissance militaire...
est de loin supérieure à celle des Américains.
Mais nous ne devons pas confondre force et justice.
D'où vient ce petit chien féroce?
Je crois que c'est un terrier du Yorkshire, milord.
Ce sont plus des fous que des hommes d'État.
Il est grand temps que gras-double et ses amis, en face...
fassent de la place à ceux qui pensent que le bien du pays...
passe avant leurs intérêts.
Il ne sait pas qu'il est dangereux d'être sensé ici?
Je pense qu'il est à la hauteur du danger.
Mes honorables amis suggèrent de nous rendre aux révolutionnaires.
La révolution est comme la variole- Elle se dissémine d'une personne à l'autre.
Je me fie à l'expérience pratique de mon honorable ami...
pour tout ce qui concerne la variole.
Pourquoi nous retirer d'Amérique...
quand la moitié des Américains est favorable à la couronne?
Moins d'un Américain sur quatre y est favorable.
Si c'est ça la moitié, je ne voudrais pas être sa femme et partager son lit.
M. le ministre des Affaires étrangères.
Mon jeune et honorable ami devrait peut-être expliquer à la Chambre...
la différence entre conciliation et capitulation.
Bravo!
La différence entre conciliation et capitulation...
est une question de temps...
et de 10000 autres vies possiblement gaspillées...
sans bonne raison.
Deux guinées.
Doux Prospero, pourquoi m'as-tu abandonné?
Brave dans la Chambre...
mais à table, une souris.
Votre Grâce...
vous savez que ces marchands sont plus riches que nous.
Il me reste 10 guinées.
Alors va pour 10.
Vous suivez ou non, Wilberforce?
- Un crayon et du papier. - Non, non, non.
Règlement de la maison- pas de reconnaissance de dette.
Entre gentlemen, peut-être. Mais Wilberforce est un commerçant.
On joue avec ce qu'on a en poche.
Wilberforce, accepteriez-vous ma reconnaissance de dette?
Nous partageons la mise et nous sommes quittes.
Au diable avec ça. Je vous paierai en nature.
Il n'y a rien que vous ayez qui me fasse envie, Votre Grâce.
Tarleton, allez chercher mon nègre.
Mon chauffeur- allez le réveiller et amenez-le ici tout de suite!
J'ai acheté un nègre à Port of Spain.
Il mange mieux que moi, alors il est fort comme un buf.
Il vaudrait au moins 25 guinées sur le quai des Antilles.
La partie est finie.
Qu'y a-t-il, Wilberforce?
Si je n'avais pas ramené ce garçon à Londres...
on l'aurait fait travailler à mort dans un champ de cannes à sucre.
Je lui ai sauvé sa misérable vie.
Le voilà.
Je renchéris.
Vous suivez ou pas?
Bonsoir.
Tu agis comme si tu ne savais pas ce qu'est l'esclavagisme.
Pour moi, c'est comme l'arsenic. Chaque nouvelle dose double l'effet.
Tu ne crains pas Clarence?
Parce qu'il est le fils du roi?
Alors... tu veux des "nez cassés et des couronnes fêlées"?
- Shakespeare, Henry IV. - Une pièce sur l'Angleterre qui change.
- Comme elle changera bientôt. - Seulement si nous la changeons.
Tu ne crois pas que nous pouvons changer les choses, toi et moi?
Je commencerais par me changer moi-même.
Tu te souviens, Billy, qu'à Cambridge, j'avais une réputation de chanteur?
Je m'en souviens.
Je pense que je vais aller leur chanter une chanson.
Silence!
Silence!
On dirait une chorale de chats de gouttière.
Laissez-moi vous présenter quelqu'un qui chante convenablement.
Je dédie cette chanson à mon honorable ami, Sa Grâce, le duc de Clarence.
Elle a été écrite par mon vieux pasteur.
Il a été capitaine d'un négrier pendant 20 ans.
Il s'est repenti pour ses péchés, puis il a écrit cette chanson.
Les temps sont durs pour les militants.
Agréable, mon il!
Mon Dieu, je sais que c'est absurde...
mais j'ai l'impression que je dois vous rencontrer en secret.
Désolé de vous interrompre. Il y a un mendiant à la porte de la cuisine.
Je l'aurais éconduit, mais vous m'avez demandé de toujours vous en informer.
Donnez-lui à manger.
Très bien, monsieur.
Richard?
Monsieur?
Je sais que s'allonger dans l'herbe mouillée n'est pas normal.
Ça ne me regarde pas, monsieur.
En vérité-
j'ai été encore plus étrange que d'habitude récemment, n'est-ce pas?
C'est Dieu.
J'ai 10000 obligations aujourd'hui...
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