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Tu penses revenir bientôt en Norvège ?
Tu ne peux rien faire depuis la Suède.
Tu devrais revenir en Norvège
et faire ce que tu fais le mieux.
Voilà, ils m'ont flingué.
C'est un signe, non ?
Le dialogue avec les Russes a complètement changé.
Évidemment. Ils ont les mains libres, maintenant.
Anders nous a permis d'éviter le chaos, et tu le sais.
C'est vrai que certains refusent de l'appeler "patron" ?
Pourquoi tu t'imposes cet exil ? Ça t'apporte quoi ?
Tu pourrais emménager ici.
À Stockholm.
Avec toi, tu veux dire ?
Je t'appelle.
Eknes ?
Je me suis engagé pour protéger la souveraineté de la Norvège.
Je fais ça pour mon pays.
Je suis venu vous dire
que les Russes font entrer des armes en Norvège,
sur l'île de Melkoya,
et on nous demande de fermer les yeux.
Le gouvernement actuel a signé un accord avec les Russes.
Ils ont le droit d'armer leurs forces de sécurité...
Oui, pour protéger leurs installations,
mais pas avec des missiles, quand même.
Quel genre de missiles, au juste ?
Des missiles Agat JSC.
Ce sont des missiles sol-air, des missiles de croisière.
Les Russes se préparent à une guerre défensive en Norvège.
Et qu'en disent vos supérieurs ?
J'en ai référé au commandement des garde-côtes,
je suis même remonté à l'amirauté,
mais personne ne bouge.
Ces armes, vous les avez vues, ou ce sont des rumeurs ?
Je les ai vues.
Pourquoi vous adressez-vous à moi ?
Vous êtes le seul homme politique
qui ait tenu tête aux Russes.
Je n'ai plus aucun pouvoir.
Mais vous aviez un réseau, non ?
J'imagine qu'il existe encore.
Vous devez pouvoir agir.
Je suis désolé, Eknes.
Je ne suis plus dans le coup.
Viens, descends !
C'est le troisième attentat en un mois.
Non, on ne fait aucune déclaration.
3-25.
1-8-7.
L'attentat d'Oslo, c'était nous ?
Pas directement, non.
Donc il reste des groupes qu'on ne contrôle pas ?
On ne peut pas être en liaison avec tous les groupes,
c'est trop risqué.
L'ennemi a placé des missiles sur l'île de Melkoya.
Vous en êtes sûr ?
Oui. Des Agat.
Il nous faut des images.
Une réponse militaire s'impose.
Tout à fait.
Il faut faire fuiter l'info pour que l'opinion nous soutienne.
Du nouveau sur les leaders de Norvège Libre ?
Le PST et Djupvik préfèrent temporiser.
Je te rappelle si je peux.
OK, salut.
Tu vas parler à la presse ?
Non, je n'ai pas d'info.
Et toi ?
Que sais-tu de l'enquête du PST ?
Eh bien...
Au ministère de la Justice, vous avez intérêt à agir,
à montrer que vous bossez.
Dans ce cas-là,
ton patron devrait faire une déclaration,
et ça me paraît peu probable.
Ne le sous-estime pas.
Je ne te sous-estime pas non plus.
Allez, parle.
Ils ont repéré Vold, mais ils attendent.
Vold les mènera à Wenche Arnesen.
On y est.
Qu'est-ce qui se passe ?
C'est quoi ce bordel ?
La police est là.
Qui a donné l'ordre d'arrêter Vold ?
Pas nous, en tout cas.
Mais qui a donné l'info à la police ?
Appelle le ministère de la Justice.
L'ancien chef de la Garde nationale, Harald Vold,
a été inculpé pour terrorisme.
Il aurait planifié plusieurs attentats
pour Norvège Libre, ces six derniers mois.
C'est un dirigeant du mouvement. Il serait responsable
de l'assassinat de plusieurs civils.
Nos soupçons reposent sur plusieurs éléments.
Merci au chef du PST, Hans Martin Djupvik.
La parole est au Premier ministre, Anders Knudsen.
Je vais être clair :
ma priorité numéro 1 en tant que Premier ministre
est la sécurité du peuple norvégien.
L'arrestation d'hier...
Je peux vous parler ?
... résulte d'un bon travail de renseignement.
D'autre part...
On dit que Vold a été arrêté sur ordre du Premier ministre.
Vous réalisez ce que vous avez fait ?
Vous vous rendez compte des semaines de travail
que vous avez fichues par terre ?
Nous avons juste incité la police
à arrêter la spirale de la violence.
Et vous trouvez que c'est la bonne méthode ?
On était à ça de remonter jusqu'à Wenche Arnesen.
Vold nous aurait menés à elle.
Avec tout mon respect, Djupvik,
le PST nous dit ça depuis des mois,
sans que Vold soit arrêté.
C'était votre idée ?
On ne peut accepter
que des innocents soient massacrés.
Vous n'avez aucune idée de notre travail.
Vous venez de prouver votre totale incompétence.
Vold était un danger pour la nation.
C'est vous, le danger pour la nation !
Le patron de Norvège Libre s'est fait choper.
Moi aussi, j'ai mon organisation clandestine...
Norvège Bide.
Chers compatriotes,
Vold, en vrai Norvégien,
a été arrêté dans un trou paumé...
Fouillez mon petit frère, il est dangereux.
Attends.
Ça me rappelle une phrase d'Einstein.
Il disait que les militaires avaient reçu un cerveau par erreur,
parce qu'à l'armée, t'as besoin que de tes jambes.
Dixit Einstein.
Je vois ce que tu veux dire.
Il y a plein de trucs nuls, à l'armée.
Quoi, par exemple ?
Par exemple ? Déjà, ils ne sont jamais chez eux.
C'est super chiant.
Je suis là, maintenant.
Tu es "réserviste au foyer" ?
Salut.
Je me trompe ou tu me regardais ?
Oui.
On va dehors ?
Oui, bien sûr.
Après toi.
Non...
- Quoi ? - Tiens, un message pour toi.
Bonsoir, Eknes.
Il nous faut des preuves de ce que vous avez vu.
Si les garde-côtes ne réagissent pas,
vous devrez envisager un mode d'action moins orthodoxe.
La question est :
êtes-vous prêt à vous battre pour votre pays ?
2-8-9.
6-86.
On va diffuser une autre déclaration de Wenche.
Bonsoir, messieurs.
Où est votre responsable ?
- Vladik ? - Oui. Où est-il ?
Là-bas ?
Vous m'accompagnez ?
C'est vous qui commandez, ici ?
Pouvez-vous ouvrir ce container, s'il vous plaît ?
Simple contrôle de routine.
Ouvrez.
Nous sommes habilités à inspecter cette cargaison.
Bonsoir.
Que se passe-t-il ?
Contrôle de routine.
Nous allons vérifier ce container. Veuillez l'ouvrir.
- Vous cherchez quoi ? - Faites ce que je vous dis.
Merci. Reculez.
Faisal !
Ces garde-côtes procédaient à une inspection de routine.
Ils n'avaient pas le droit d'être là.
C'est une violation de notre accord de paix.
Notre accord nous autorise à défendre les intérêts russes
sur le sol norvégien.
Pas avec des missiles de croisière.
Nous avons le droit de défendre nos intérêts
contre des actes terroristes
quand, volontairement ou non, vous ne faites rien.
Ce n'était pas des terroristes, mais des soldats en mission.
M. le Premier ministre,
comment faire la distinction entre vos soldats et les rebelles ?
Qu'insinuez-vous ?
Nous pensons que ces soldats agissaient pour Norvège Libre.
Si vous avez des preuves,
nous aimerions les voir.
Votre armée vient de lancer une attaque
contre notre terminal gazier.
Norvège Libre est prêt à tout pour libérer notre pays.
Le mouvement s'amplifie face aux injustices.
Ce message a été posté il y a une heure.
On n'a rien d'autre.
Si les garde-côtes ont rallié la résistance,
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