The first 200 lines.
Et le coup de sifflet nous annonce la mi-temps,
avec un score très serré entre les deux équipes.
Rappelons que le match d'aujourd'hui sera déterminant,
puisque les vainqueurs se qualifieront
pour le prochain tour.
Nous nous retrouvons juste après la publicité.
Ne soyez pas fainéant,
ne soyez pas inconscient,
faites un arrêt chez Price-LeBlanc Toyota !
Et ressortez-en avec la Toyota de votre choix à prix réduit
et avec une saucisse ! Et ce n'est pas tout !
Une dame ?
Non mais vous vous êtes vue, qui voudrait de vous ?
Vous marchez même pas droit !
Et à cause de vous, j'ai embouti mon camion.
Vous allez devoir me dédommager,
- je vous préviens ! - On se calme.
Regardez-moi ça, son petit mari la défend maintenant !
Je comprends rien à ce que vous dites !
Fichez-moi le camp !
Et qui va payer la dépanneuse ?
Allez-y, bougez le camion ! Mais vous vous prenez pour qui ?
Pour la patronne ?
Vous croyez que cette ville vous appartient ?
Ne me parlez pas sur ce ton.
Je vous parle comme je veux. Compris ?
C'était un mauvais jour pour lui.
Oh ça c'est Absalom ! Doucement.
Tu as réussi à mettre la cuillère à l'intérieur.
Ça l'a ébranlé, au sens propre.
- Tu t'en sors, ma sur ? - Hum, vraiment ?
Comme ça ?
Plus à gauche.
Serrures et clés Manglehorn. Votre enfant est à l'intérieur ?
Oui.
D'accord...
Regardez-moi cette voiture. Comment il est entré ?
Salut, bonhomme.
Vous savez, votre voiture est dégoûtante.
Votre voiture est vraiment sale.
Sucio, sucio. Et c'est pas bon, ça.
Oui, il faut que vous fassiez un peu plus attention à ce genre de chose.
Un petit garçon enfermé dans une... voiture sale.
Voyons voir.
Ça va, là-dedans ?
Tu fais ton frimeur avec les clés, hein ?
Et voilà. On y est.
Dis, ça va ?
Il manquait que ça, il veut pas sortir maintenant.
Il doit s'y plaire.
26...
mais 30, ça fera l'affaire.
C'est très gentil.
Occupez-vous de votre voiture, d'accord ?
Sucio.
Limpia, limpia, d'accord ?
De nada.
Chère Clara...
Clara, comme tu me manques.
Pas un jour ne passe
sans que je ressente profondément ton absence.
Sans que tu sois là pour me regarder
avec tes yeux pleins de vie.
Ces yeux...
Tu aurais pu sauver le monde avec ces yeux.
Tu aurais pu mettre définitivement fin au mal,
s'il t'avait regardé dans les yeux.
Je n'ai rien vu venir.
Je veux juste que tu me regardes une dernière fois.
Jamais je ne me suis senti aussi vivant
qu'avec tes yeux posés sur moi.
Si seulement je pouvais encore sentir que tu me regardes.
Je donnerais tout ce que j'ai pour un dernier regard.
Je suis un homme blessé, Clara.
Mon cur ressent une profonde douleur.
Regarde-moi.
Tout le monde ici me regarde à part toi.
Toutes ces personnes que je croise tous les jours...
attendent quelque chose de moi,
elles attendent un miracle.
Elles veulent quelque chose
ou elles sont juste de passage.
Des gens partout,
mais aucun d'entre eux
ne signifie quelque chose pour moi.
Je ne me détournerai pas de toi à cause d'eux.
Ça n'arrivera pas.
Parce que je parie sur toi.
Bonjour, Carl. Quoi de neuf ?
Regarde à gauche. Regarde à droite.
- À qui le dis-tu... - Continuez tout droit.
Bonjour, monsieur Manglehorn !
Comment allez-vous aujourd'hui, monsieur ?
Salut, Steve, vous êtes là. Et y a des beignets
Je ne soufflerai pas un mot de tout ça à Colette.
Comme ça elle ne saura pas quel soir je serai là.
C'est tellement excitant ! Je vous raconterai.
Merci. Ça va être une vraie surprise pour elle.
Bon travail, Dawn, on se voit bientôt.
Au revoir.
- Eh bien ? - Madame.
- Alors comment ça va ? - J'ai eu une petite-fille.
Oh Dieu soit loué, mais quelle bonne nouvelle !
Oui, 3 kilos, 700 grammes.
Oh mon Dieu, ça aurait pu faire mal.
Mais non, mais non.
Elle doit faire à peu près ma taille.
Client suivant, s'il vous plaît.
Après vous. Allez-y.
Avancez, s'il vous plaît, oui. Allez-y.
- Comment allez-vous ? - Oh, regardez ça !
Oh, oh, Lawrence ! Votre reçu.
- Oh oui, merci. - Au revoir !
Je peux y aller ? Vous avez une seconde pour moi ?
Venez là...
Comment allez-vous, Dawn ? Ça va ?
Il n'est pas encore 11 h et je suis déjà affamée.
Ça, je vous crois.
La journée va être très longue.
Je vous en donnerai bien, mais il est un peu rassis.
Je peux aller vous chercher un pain aux raisins.
- J'en ai déjà mangé deux. - Oh ! Deux... Ma limite.
Chef est sorti de la clinique vétérinaire hier.
Et alors ?
Le pauvre, il porte une collerette.
Non ! C'est terrible, dites-moi...
- Ce truc... - Je sais...
Oh ! Pauvre bête, regardez-le.
- Oh, mince. - Comment va Fannie ?
Euh, pas très... je sais pas...
Elle a connu des jours meilleurs, comme moi.
Elle refuse de manger.
Elle mange de l'herbe et puis elle la recrache.
Je ne sais plus quoi faire.
Ah, ça y en a partout dans le monde,
des voyous, des crapules,
des animaux maltraités.
- Voilà. - D'accord.
- Bien... - À vendredi prochain.
Bien sûr ! J'espère. Oui.
Fannie ?
Fannie, où tu te caches ?
Ouais.
Je sais que t'es quelque part.
Tu te caches peut-être là. Fannie ?
Alors t'es encore barbouillée, pas vrai ?
Viens là, ma belle !
Je vais pas trop t'en donner, juste...
juste un avant-goût, un petit avant-goût.
Tu t'es encore retrouvée enfermée ?
Fannie, je sais. Tu l'as fait à nouveau !
Comment t'arrives à rentrer là-dedans ?
Tu te sers de tes pattes ?
T'entres avec tes petites pattes.
Mais enfin, où t'as appris ça ?
Tu es Houdini ?
Allez, regarde-moi ça !
Moi aussi, je vais manger !
Tu vois ? J'ai des fruits.
De beaux pruneaux.
Et toi, tu as... Qu'est-ce que tu as ?
Tu n'as rien. Tu n'as rien, je n'ai rien.
Je meurs de faim.
Tout ce qu'on a, c'est des tacos nature...
et de la nourriture pour chat.
Fait chier !
- De la viande, monsieur ? - Oui, du foie aux oignons.
Parfait. Et en accompagnement ?
- De la purée... - D'accord.
- De la sauce brune... - D'accord.
- Des haricots verts. - Très bien.
- Et voilà. Merci. - Merci.
Je veux simplement savoir où tu es, maintenant.
Où tu es, ce que tu fais,
c'est tout ce que je veux savoir.
Tout le monde apprécie le poulet frit,
les cuisses de poulet, le poulet rôti, tout type de poulet.
Oui, tout le monde adore ça.
Les patates douces, les soupes, le bouillon de légumes...
Il me reste demain.
Mais laisse-moi te dire, Clara...
je commence à perdre espoir en l'avenir.
Ça fait mal.
Jour après jour.
De merveilleux souvenirs de toi viennent encore à moi.
Une sorte de rappel...
constant...
et douloureux.
Il n'y en a pas deux comme toi.
Aucune d'entre elles ne t'arrive à la cheville.
Tu te souviens que tu me chuchotais
des phrases sur l'avenir, juste avant qu'on s'endorme ?
J'ai toujours aimé ça.
Tu étais une diseuse de bonne aventure
et une voyante
et tu étais ma présidente personnelle.
Oui.
Un paquet de fric !
Oui. T'as bien raison, chéri.
C'est bon ça.
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