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D'accord, Maman !
Allez, Elif !
D'accord !
Allez, monte.
Arrête !
Pourquoi, chérie ?
Arrête ! On doit y retourner.
Pas question, Elif.
Maman ! Dis quelque chose !
Qu'as-tu oublié ?
Mon journal intime, je pensais l'avoir mis dans mon sac mais il n'y est pas.
C'est une blague ?
On doit y retourner !
Ne crie pas, Elif ! Pourquoi tu cries ?
Maman, s'il te plaît !
Ne perds pas de temps, dépêche-toi.
Papa ?
COMMISSARIAT DE POLICE
Ça va, Capitaine ?
Quoi de neuf ?
- Merci, monsieur. - Vous savez ?
Oui, monsieur, c'est un garçon.
- Un garçon ? - Oui.
Super, je suis content pour vous.
Merci, monsieur.
Youssef !
Oui, monsieur ?
Fêtons ça avec quelques verres.
- Comme vous voulez, monsieur. - Ce n'est pas un ordre !
On va juste boire des verres.
Asseyez-vous !
Qui est Tunç Bayraktar, fiston ?
Vous avez émis un mandat de perquisition pour son bureau.
Vous traînez autour de sa maison.
C'est vrai, non ?
Dites-moi que vous ne faites pas ça pour le plaisir.
Chef, sa société a émis de fausses factures :
des offres illégales, la fraude fiscale, tout ce que vous pouvez imaginer.
Donnez-le à l'unité des crimes financiers. Quel est le lien avec vous ?
J'ai jamais vu un inspecteur de la crim s'occupant de factures et fraudes.
Chef ?
Écoutez, Youssef.
Ça fait combien de temps que vous êtes divorcé ?
Je n'ai pas divorcé, Chef.
Sa famille s'est immiscée et l'a fait signer les papiers du divorce.
Et elle a signé.
Un juge a étudié les papiers et a approuvé le divorce.
Le cas est clos, Youssef.
Ce n'est pas bien d'embêter ce gars.
Ma fille vit chez ce type, Chef.
C'est pour ma fille.
Ma fille est partie vivre au Canada.
Elle a suivi un mec jusqu'au Canada.
Je ne parle même pas sa langue.
Le bâtard a des tatous jusqu'au cul.
Dites-moi ce que je dois faire ?
Non, Youssef ! Juste non !
Votre mariage n'a pas fonctionné, c'est fini maintenant.
Elle est partie et a une nouvelle vie.
Vous devez respecter ça.
Pouvez-vous voir votre enfant ?
La gardent-ils loin de vous ?
Non, Chef. Je peux la voir, Dieu merci.
Alors ?
Si c'est pas ça, vous devez disparaître, Youssef.
Vous devez sortir de la vie de cette femme et de ce con, aussi.
S'il trame un truc, alors transmets le dossier.
N'en parlons plus jamais, OK ?
Ne me mettez pas entre le marteau et l'enclume.
Et mettons ça derrière nous, d'accord ?
Vous m'avez compris ?
Bien.
Prenez ça.
Vous voyez, on a d'autres chats à fouetter.
D'accord ?
Allez, partez quelque temps.
Vous me comprenez, hein ?
Et gardez ce dossier pour vous, ne le partagez avec personne.
Pour l'instant.
Frérot !
Frérot !
Frérot !
Mon pote ?
Frérot !
Mon pote ?
Il dort, laisse-le tranquille. Pourquoi tu l'embêtes ?
C'est quoi ce sommeil ?
C'est sûr qu'il dort ?
C'est un grand dormeur.
Je braillais, t'entendais pas ?
Je dormais aussi.
Vous avez une chambre dispo ?
J'ai le sommeil léger.
Mec, vous travaillez ici ?
Ouais, on travaille ici.
OK, avez-vous une chambre dispo ?
Ouep.
Donc, on fait comment ?
Combien de nuits ?
Je ne sais pas encore.
On a une réservation dès lundi.
Un groupe venant de Nouvelle-Zélande.
Donc si vous restez pour longtemps...
Non, si possible juste... pour la nuit...
Merci.
Vous voulez un bain ?
Quoi ?
L'eau chaude ? Ça vous dit ?
Vous avez dit être fatigué.
Ouais, non.
Non, ça va. Merci.
Merci.
Ça va ?
Ouais.
Allez.
Merci.
Je suis tombé.
Merci.
Tu es l'ami de mon frère.
Pardon ?
Tu es l'ami de mon frère.
Je sais.
Qui est ton frère ?
Taner.
Taner Bayrakçi.
D'ici.
- Taner ? - Ouais.
Es-tu le fils de Chef Cevdet ?
Le plus jeune ? - Oui.
Cevdet était mon prof à l'académie.
- T'es dans la police ? - Oui.
Ouah !
Désolé, je ne t'ai pas reconnu.
Pas grave, c'est normal.
Mes condoléances, au fait.
Merci.
Tu dors où ?
À l'hôtel près de la fontaine. L'Hôtel Salkim.
- Ouah, c'est toujours ouvert ? - Oui.
C'est complet.
Un groupe de Nouvelle-Zélande.
- C'est pas vrai ! - Ouais !
Il y avait deux frères bizarres là-bas.
Ils sont toujours là.
Ils t'ont reconnu ?
Non, ils sont tous les deux atteints.
Le plus vieux dormait et le plus jeune est pas tout bien.
Je veux dire...
Mais tu dis que l'hôtel est complet.
Oui, plein à craquer.
- Nouvelle Zélande, hein ? - Ouais.
Une fois, l'un d’eux a éclaté une chaise sur le dos de mon frère.
Oui, le plus vieux.
On avait l'habitude de voler du raisin et ça les rendait fous.
Ça lui a laissé une sale marque sur le dos.
Ton frère était fou aussi.
Tu sais ce qu'il a fait le lendemain?
Il y est retourné avec des sécateurs
et il a massacré les vignes.
Complètement massacrées.
Tu sais quoi,
allons prendre un apéritif en son honneur.
Je sais pas, non.
- Pourquoi ? - Non, je...
Pour mon frère...
Allez !
J'essaye de faire attention à l'alcool et tout...
OK, on va faire attention en buvant, allez viens.
Assieds-toi, finis ton café.
Allez, juste un verre, on mangera un bout aussi.
T'as faim ?
Allez lève-toi, je paye, je suis sérieux.
Pour mon frère, allez.
Allez, on y va.
Tu as dit à notre fils de ne pas trop boire...
mais c'est devenu un alcoolique.
Si le bâtard était un alcoolique, il ne serait pas bourré.
Quoi ?
Va au lit, allez.
Tu es un mauvais exemple.
Allez, va au lit.
Ne reste pas debout toute la nuit.
Tu m'entends ?
Ouais, ouais.
Ça remue là.
Merci.
Merci.
Merci.
- Tu peux sortir ? - Bien sûr.
Qui est avec lui ?
Youssef ?
Bonsoir, Chef.
Oh, d'où viens-tu ?
Qui est Youssef ?
Cevdet, c'est qui lui ?
Désolé, je ne voulais pas le laisser seul.
Non, non, ça va.
Bonsoir !
Alors, encore soûl ?
Allez, rentrons.
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