Lucas Brothers: On Drugs

Lucas Brothers: On Drugs

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Lucas Brothers On Drugs 2017 WEB anyformat-anygroup
A Commentary by psyking
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Published on: 2017-04-20
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The first 200 lines.

L'ennemi public numéro un aux États-Unis est la toxicomanie.

Afin de vaincre cet ennemi...

EN 1971, NIXON PART EN GUERRE CONTRE LA DROGUE

il faut mener une nouvelle offensive totale.

Nous avons la responsabilité et l'autorité d'attaquer de façon coordonnée.

LA DROGUE A ENVOYÉ DES NOIRS EN PRISON (PÈRE, ONCLES, COUSINS)

ET C'EST DUR DE S'EN PROCURER

Pour que ce programme soit efficace,

les Américains doivent s'impliquer.

ON EMMERDE NIXON !

UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX

Brooklyn, faites du bruit pour les Lucas Brothers !

- Désolé de t'avoir tourné autour. - C'est pas grave.

- Vous allez bien ? - Comment ça va ?

Vous allez bien ?

- Cool. - Ouais.

Vous vous demandez sûrement pourquoi il y a tous ces trucs ici.

Ouais.

- C'est Richard Nixon. - Oui, c'est Richard.

Sir Richard,

le trente-septième président des États-Unis.

Ouais.

- C'était un connard. - C'est vrai.

- Un connard. - Ouais.

On aime commencer nos spectacles en disant : "On emmerde Nixon",

- ça nous motive. - Oui.

Donc, on emmerde Nixon.

On l'emmerde.

Pourquoi on le déteste autant ?

Pour une raison : la guerre contre la drogue,

aussi appelée : "la guerre contre les Noirs qui veulent s'amuser."

C'est vrai.

C'est tout ce qu'on veut.

Les Blanches s'amusent, pourquoi pas nous ?

On veut s'amuser aussi.

On est noirs.

On a pris pleins de drogues et on s'est amusés.

C'est vrai.

Mais il ne faut pas prendre toutes les drogues.

Toutes les drogues ne sont pas égales.

C'est vrai.

- Abraham Lincoln l'a dit. - C'est vrai.

Elles ne sont pas égales.

Il y a un an, on a pris des champignons pour la première fois.

Ouais.

Il y a une règle :

ne jamais en prendre avec quelqu'un qui vous ressemble.

Je vous préviens.

- C'est bizarre. - Horrible.

C'était bizarre.

- Contentez-vous de l'herbe. - Oui.

C'est vrai.

On fume beaucoup d'herbe.

On adore fumer de l'herbe quand on travaille.

On aime bien ça.

C'est une façon infaillible de se faire virer.

- Fumer au travail, mauvaise idée. - Oui.

On a travaillé dans une entreprise,

et à chaque pause repas, on fumait de l'herbe.

Une fois, le patron nous a chopés et nous a virés.

Le plus bizarre, c'est qu'il nous a virés au même moment

pour la même raison.

Ce n'est pas agréable d'être virés comme ça.

Non seulement vous vous faites virer,

mais c'est comme si vous vous regardiez vous faire virer en 3D.

- Il faut mettre des lunettes. - Horrible.

On a été discriminés plein de fois parce qu'on était jumeaux.

Pas la première fois.

Les gens ne savent pas réagir face à des jumeaux.

- Non. - Ils deviennent dingues.

On cherchait de la gelée au supermarché.

Ouais.

On allait faire notre choix et un type est sorti de nulle part.

Il nous a dit : "Les mecs, vous avez un chewing-gum Doublemint ?"

Il a dit ça, oui.

C'est une question innocente pour la plupart des gens.

- Pour des jumeaux, c'est irrespectueux. - Vraiment.

On allait le remettre à sa place.

Il a vu qu'on était en colère,

il a donc essayé de calmer la situation.

Il a dit : "Désolé si je vous ai blessés.

Mais dans les pubs, les jumeaux ont toujours des chewing-gums Doublemint.

Dans les pubs, ils ont des chewing-gums.

Donc j'ai cru que vous en aviez."

- C'est une logique de merde. - Oui.

Pourquoi ce type prend les pubs aussi sérieusement ?

Il fait ça avec tout ?

Il demande des infos aux Blanches sur les assurances ?

- Ça me plaît. - On en essaie une autre ?

Vous en voulez une autre ?

Il va demander des conseils de trading en ligne aux bébés blancs ?

Je suis content qu'on soit humoristes.

Je ne m'imagine pas faire un autre métier,

parce qu'on se fait toujours virer.

On a longtemps été au chômage.

On a trouvé plein de trucs à faire au chômage.

On aime regarde les clips de Deion Sanders.

Il n'en a fait qu'un.

Donc on le regardait en boucle.

Ouais, mais c'est un classique dans son genre.

Deion faisait du bon son.

Il était en avance sur son temps.

Vous n'entendrez peut-être jamais ça, mais c'est vrai.

Prime Time.

Il dit ce truc dans le clip. Comment c'était ?

C'était fou. C'était de l'impro.

Il disait : "Mes cartes de bibliothèque vont se transformer en cartes de crédit."

On sait pas ce que ça veut dire.

On ne fait pas semblant.

On essaie de comprendre ce truc depuis qu'on l'a entendu.

C'est vrai.

C'est déconcertant pour plein de raisons.

Tout d'abord,

on sait tous que Deion Sanders ne lit pas.

Il ne lit pas.

Il ne lit pas.

Mais en supposant qu'il lise et que ce soit un rat de bibliothèque,

si tout le monde suivait ce principe,

l'Amérique ferait faillite.

- Et il veut de l'argent. Pourquoi... - Je ne sais pas.

La chanson s'appelait "Must Be the Money".

Pourquoi il parle de crédit ?

Parle juste d'argent. Pas besoin de parler de cartes de crédit.

Je ne comprends pas.

- On va y réfléchir en fumant. - D'accord.

D'accord.

- On va trouver. - On va comprendre.

Vous savez ce qui est le pire quand on travaille ?

- Les collègues. - Tout à fait.

- Tu es un peu mon collègue. - Oui.

Mais c'est le pire. On était auteurs sur une série télé.

Une série de merde.

On peut pas dire le nom pour pas prendre de procès.

On écrivait cette merde

et l'un de nos collègues se plaignait tout le temps.

On avait fait une journée de 15 heures

et il a dit : "J'en peux plus de ce job.

Ils nous font travailler comme des esclaves."

Le plus bizarre, c'est que les cinq dernières heures,

on se demandait juste si la moustache de Steve Harvey était cool ou non.

C'est tout.

Ça serait une forme cool d'esclavage.

Ça nous a fait réfléchir.

Vous vous êtes déjà demandé comment les esclaves se plaignaient ?

Parce qu'ils devaient se plaindre,

c'était horrible.

Ils disaient pas bosser comme des esclaves,

ça aurait été redondant.

- C'est vrai. - Ouais.

Imaginez des esclaves qui travaillaient sur une pyramide.

Ils travaillaient comme des dingues.

Pendant combien de temps ?

Vingt-quatre heures par jour.

Et un esclave est devenu dingue.

Il a pété un plomb. Il a dit : "Putain !

Ce pharaon me fait travailler comme...

- tous ces Noirs." - Ouais.

- C'est excellent. - Merci.

Du fric, de l'herbe et des meufs.

- Une punchline assez géniale. - C'est vrai.

Ça serait encore plus génial

si c'est ce qu'avait dit Jésus-Christ après sa résurrection.

"Du fric, de l'herbe, des meufs. Je suis de retour.

Allons sauver l'humanité."

J'allais dire : "Tuons des Romains."

Ça aurait été bien.

Il a pas tué de Romains.

- Je pense que les Chrétiens en ont tué. - C'est vrai.

Je vois, désolé.

C'est pas grave. Tu les auras la prochaine fois.

- Il n'y aura pas de prochaine fois. - Oui.

On avait du mal avec l'argent, avant.

Non, on avait vraiment du mal avec l'argent.

On avait une relation très mauvaise avec les banques.

Oui.

Ce n'était pas une bonne relation.

Non. On a été à la banque une fois pour voir notre compte,

et il y avait trois dollars dessus.

- Ça fait 1,50 dollar chacun. - C'est vrai.

Du moins, c'est ce qu'on croyait.

C'était trois dollars entre parenthèses.

- Ce qui est totalement différent. - Oui.

Ça veut dire que vous devez trois dollars à la banque.

Mais quand on l'a vu,

on pensait que la banque essayait de protéger nos trois derniers dollars.

Comme un champ de force pour les Noirs fauchés.

Ouais.

On lui a donné un chewing-gum pour la remercier.

Le problème aux États-Unis, c'est l'inégalité salariale.

C'est le problème.

Il faut restructurer notre façon de payer les gens.

Par exemple, les joueurs de foot ont des contrats garantis.

Ils obtiennent 100 millions avec 40 millions garantis.

- Il faut faire pareil pour les profs. - Tout à fait.

Il est grand temps que les profs aient des contrats garantis.

- Absolument. - Oui, bien sûr.

Si on pouvait renverser le gouvernement

et devenir des jumeaux dictateurs,

ça serait notre première mesure.

- On ferait quoi ? - On réunirait de force...

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