The first 200 lines.
Juliet a accouché.
Une fille. Au cas où vous vous posiez la question.
Il y aura un contre-interrogatoire.
Par maman ?
- Jack dit qu'il te faisait quoi ? - Il m'a violée.
- Et c'est pas vrai ? - J'ai pas dit non.
- Tu n'iras pas dans le box des témoins. - C'est obligé ?
Ça ne ressemble pas à Ella.
- Tu as 13 ans. - C'est mon père.
600 £ dans sa poche. Pourquoi avoir autant de liquide ?
- Je lui ai donné. - Le bébé sera placé provisoirement.
Hors de question de recueillir le bébé.
Ça serait trop demander à ma famille.
- Vous avez vu les amis de Juliet ? - Elle n'en a pas.
- Ça ne vous choque pas ? - Je l'ai fait pour toi.
Vous savez ce qui m'inquiète ? Ce qu'elle fera au procès.
Juliet, la victime.
Si vous voulez garder votre bébé...
vous ne devez pas être coupable de meurtre.
Je t'aime.
Tu sais ce que je fais ?
J'écris ma défense, avec des mois de retard, évidemment.
- Et ? - Ça me prend beaucoup de temps.
Tu sais pourquoi ? Parce que je pense comme un juré.
Et qu'est-ce que je me dis en tant que juré ?
"Où est l'histoire, Jack ?"
Comment a-t-elle été incitée ? Depuis quand ? Quelle maltraitance ?
Que lui a-t-il fait pour qu'elle réagisse si violemment ?
Elle a parlé de viol.
Et elle ne nous en a rien dit.
Elle a à peine dit que c'était arrivé.
Ajoute à ça la déclaration de Jane la balance
comme quoi Juliet aurait dit que c'était faux.
Tu parles d'un viol...
Oui, parlons viol et la pauvre Juliet est tranquille, pourquoi ne pas prendre
tout son temps pour comprendre ce qui lui est arrivé
et peut-être qu'alors, quand elle sera prête...
Je vais te dire pourquoi, car il nous reste une semaine.
On y arrivera, je l'aiderai.
On ne peut plus attendre. Qu'est-ce qu'on a ?
On peut baver sur Joe et suggérer qu'Ella est trop jeune
et traumatisée pour tout comprendre.
Mais que dira le jury ?
"Cette courageuse enfant n'a pas tout à fait compris."
"Et papa est peut-être un peu bizarre."
Alors, maman s'en tire ?
- Tu simplifies trop les choses. - Et tu as perdu toute perspective.
Je suis la seule à en avoir !
Je laisserais mes sentiments entraver mon professionnalisme ?
Je crois que oui.
Je dois faire entendre au jury que Juliet Miller devait absolument
faire ce qu'elle a fait, sans autre choix.
Et pour l'instant, les gens dont je dépends, l'accusée,
toi, en tant qu'avouée, ne me donnent pas assez pour y arriver.
Tu as peur ?
Je suis terrorisée.
Tu sais pourquoi ?
Car je crois que Juliet n'est pas coupable de meurtre.
Mais je sais que je ne pourrai pas convaincre le jury, pas en l'état.
Un innocent qu'on ne peut secourir, c'est le pire cauchemar d'un avocat.
Fais parler Juliet !
Il nous faut une victime, et une qui parle.
Où avez-vous eu ça ?
Qui est-ce ?
Comment ça ?
Qui est cette femme ?
C'est moi.
C'est la mère que je veux pour votre bébé.
Vous avez le choix maintenant.
Parlez-moi.
Aidez-moi. Racontez-moi ce que Joe vous a fait,
et on aura une chance de vous éviter la condamnation pour meurtre.
Je prendrais combien ?
Il ne s'agirait que d'homicide involontaire.
Je prendrais combien ?
J'ai vu beaucoup de cas semblables
où des femmes maltraitées ont du sursis.
C'est l'heure, mesdames.
Vous étiez de service quand Angela Spencer s'est suicidée ?
Et qu'est-ce que vous foutiez ?
Je la connaissais. Elle était drôle et intelligente. Vous le saviez ?
Et elle était meurtrie.
C'était d'une évidence sans nom et vous n'avez rien vu.
Je vous tiens responsable pour sa mort.
- Allons-y. - Ne me touchez pas.
On va se calmer et partir maintenant.
Laissez-la.
On finit par reconnaître les innocents parmi les prisonniers.
Y en a pas beaucoup. Vous n'en faites pas partie.
Matin, soir. Matin, soir.
Avant le boulot. En rentrant du boulot.
Identiques.
Que remarquez-vous ?
Rien ne change entre le matin et le soir.
Il savait donc ce qu'elle faisait pendant son absence.
Ça pourrait intéresser la défense.
Comment ça ?
Pour eux ?
Pour la vérité.
Dites-moi le fond de votre pensée. Sur le fait de donner les photos.
Pourquoi tant d'intérêt pour cette affaire ?
Avant de venir ici,
j'ai fait 5 ans dans les Medwaytowns à coffrer des pédophiles.
On savait ce qu'on faisait. C'était limpide. Le bien, le mal.
On coffrait les salauds et protégeait les enfants.
Pourquoi vous êtes parti ?
Une femme.
Elle protégeait son petit ami.
Il demandait à sa fille de 5 ans de le branler.
Je l'ai regardée dans les yeux, et tout ce que j'ai vu...
c'était de la défiance.
Je l'ai giflée.
C'était une première, que ce soit dans ou en dehors du boulot.
Elle a été acquittée au procès
car le jury avait eu vent de la maltraitance des policiers
et avait cessé d'écouter les témoignages.
C'est pour ça que vous êtes parti ?
Elle est venue me voir par la suite.
Elle avait été violée régulièrement par son père depuis l'âge de 4 ans.
J'avais déjà entendu ça. C'était pas nouveau pour moi.
Cette fois, je l'ai vraiment... entendu.
Ce jour-là, je suis allé près de la rivière,
et j'ai senti quelque chose...
de nouveau.
C'était quoi ?
Le doute.
C'est une bonne chose ?
J'espère que oui.
- Attention à comment vous lui parlez. - On s'est mises d'accord.
Je parle du ton.
C'est pas parce qu'elle a fait une déposition à la police
que je peux pas lui parler comme je veux.
C'est mon boulot de protéger ses intérêts.
Vous croyez vraiment que je vais brusquer une gamine ?
- Vous avez fait pareil avec la police ? - C'est différent.
Vous trouvez bien qu'une fille de 13 ans
témoigne en public sur la mort de son père ?
Qui a décidé que c'était dans son intérêt ?
Je ne t'ai même pas dit mon nom.
C'est Jack.
Ta maman prenait des antidépresseurs.
- Tu le savais ? - Mon père me l'a dit.
Tu avais quel âge quand il te l'a dit ?
Environ 10 ans.
Tu t'es sentie proche de ton père, alors ?
On se comprenait l'un l'autre.
C'est ta formulation ?
- Comment ça ? - On dirait une grande personne.
C'est une expression de ton père ?
Il disait que je devais être la maman.
Et tu l'étais ?
Tu avais des secrets pour ta maman ?
Elle savait pas que je veillais sur elle.
C'est encore une expression de ton père ?
Oui. Qu'est-ce que vous cherchez ?
Vous étiez une équipe, tous les deux.
À veiller sur la pauvre maman.
- Il disait ce qu'il fallait surveiller. - Comme ?
Vérifier qui elle appelait, ce genre de truc.
Pourquoi ?
Quand quelqu'un est déprimé, il faut l'aider.
Et pour ça,
il faut savoir tout ce qu'ils font,
vérifier qui ils appellent et pourquoi.
Ouais.
Qu'est-ce qu'il voulait ?
Il voulait me parler de ça.
Et ?
Des douzaines de paires identiques.
Ces deux-là sont les seules différentes
et elles ont été prises le jour du crime.
D'accord. Voici ta logique.
Prête ?
Elle est allée voir le Dr Rose.
Elle est revenue, a pris une douche.
Joe savait qu'elle avait pris une douche.
Quelle serait ta suite logique ?
Je te parle pas si tu es comme ça.
Alors quoi, il est jaloux ?
C'est ça ? Il aime pas que sa femme sorte ?
Il fait quoi ? Il tue sa femme ?
Non, regarde.
C'est elle qui le tue.
T'es pas la bonne personne pour parler de ça.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire quoi ?
Désolé.
- Si vous lui fichiez la paix ? - Tu dois être Kate.
- J'aimerais, mais c'est pas si facile. - Si, ça l'est.
Comment ça ?
Elle l'a vue le faire. Y a rien d'autre à en dire.
Vu faire quoi ?
Sa mère poignarder son père.
Ella t'a dit ça ?
Je veux pas y retourner.
Tu préfères être ici.
En prison ?
Mon avocat m'a dit que j'aurais 10 ans minimum.
Je vais la perdre.
Tu aimes ton bébé ?
No comments yet. Be the first to leave one.