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Précédemment...
Je n'ai rien contre toi,
mais je ne vais pas m'embrouiller avec Gallo pour un inconnu.
Alors s'il veut échanger, j'échange.
S'il lui arrive malheur, je ne te le pardonnerai jamais.
- Que veux-tu ? - Protéger Mike.
Il est enfermé avec un malade que j'ai fait condamner.
- Je suis censé faire quoi ? - Transférer ce type.
Tu as du cran sachant que durant notre collaboration,
tu savais que c'était un imposteur.
Je n'ai pas besoin de ton pardon, mais de ton aide.
Tu veux un face-à-face, entendu.
Je vais me servir de ça pendant qu'ils te tiennent.
- Non ! - Que se passe-t-il ?
Pourquoi es-tu revenu ?
Je ne cherchais pas le pardon. Je n'aurais pas dû le laisser venir.
- Je ne connais même pas ton nom. - Kevin. Kevin Miller.
Ton idée était bonne,
mais pas ton exécution.
Si on veut passer pour un vrai cabinet,
il faut sous-louer ces bureaux.
Je m'en occupe.
Mon dossier de demande est complet ?
- Oui. - Bien.
Dans ce cas, j'aimerais aborder les modalités.
Oubliez votre dossier. Je dois savoir quel homme vous êtes.
- Pardon ? - Quel est votre bilan carbone ?
- Ne recommence pas. - Bilan carbone ?
- C'est un cabinet, pourquoi... - Seigneur.
Miami sera sous l'eau dans 5 ans,
et vous n'avez pas de politique écologique ?
Cet entretien est fini.
Entretien ? On devait négocier le bail.
Dégage, bouffon.
Punaise, Louis.
C'est le 5e locataire que tu effraies avec tes conneries.
- Ce ne sont pas des conneries. - Ah oui ?
Depuis quand tu t'intéresses à l'environnement ?
Ou aux concombres OGM ?
Ou aux difficultés de la communauté LGBT ?
Ces causes me tiennent à coeur.
Tu es ridicule.
Si les Français avaient été plus ridicules,
ils n'auraient pas eu les Nazis dans leurs rues pendant 6 ans.
Compares-tu vraiment ces choses ?
Je maintiens mes propos.
Alors écoute bien.
Si tu n'as pas de locataire d'ici demain,
tu payeras le loyer de ta poche.
On mange ensemble maintenant
ou ça marche comment ?
On est pas au collège, tu sais ?
Évidemment, je le sais.
Mais tu vas à la boum, non ?
Sérieusement, Gallo ne t'oubliera pas,
ni moi maintenant, donc...
- On doit surveiller nos arrières. - Exactement.
On ne mange pas juste ensemble, on se quitte le moins possible.
Le seul moment qui pose problème
est de 14 h à 16 h.
Je travaille à la cuisine.
Alors dès demain, je resterai
en public de 14 h à 16 h.
Ross, viens avec moi.
Il y a un problème ?
Ce n'est pas à moi de le dire.
Où va-t-on ?
Le psy veut te voir.
Oui, mais on partait manger.
Alors garde-lui un gâteau,
mais il m'accompagne.
Allons-y.
- Que fais-tu là ? - J'ai appris ce qui s'est passé.
Quand Jessica s'est comportée comme une connasse ?
Plutôt que vous avez vu cinq locataires,
et que tu les as tous refusés.
Alors dis-moi ce qui ne va pas.
Rien ne va.
Comment ça ?
Personne ne louera sans prendre l'enclos.
C'est l'âme de cet endroit.
Et ton âme à toi.
Voilà, c'est pour ça que je ne supporterai pas
qu'un autre cabinet fourre ses collaborateurs
dans mon incubateur innocent.
Je vais choisir de ne pas répondre à ça,
mais as-tu pensé à louer sans l'enclos ?
- Ça n'arrivera jamais. - Ça pourrait.
Tu as envisagé que des cabinets,
et les avocats ont besoin d'espaces communs, mais...
Pas les sociétés. Mon Dieu ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé ?
On peut choisir des conseils financiers de clientèles fortunées.
C'est ça. Ils sont de la vieille école.
Leurs conversations sont privées.
- Des mauviettes. - Je ne répondrai encore pas.
Et ils ne connaissent rien en droit, donc je peux les inonder d'astérisques.
Tu es un génie.
Il ne me reste plus
qu'à t'empêcher de saborder un autre entretien.
Qu'est-ce qui te fait croire que ça arriverait ?
Toutes nos interactions, celle-ci comprise.
Très juste. Organise ça.
Vous vouliez me voir ?
Oui, et vous allez m'expliquer
pourquoi vous n'êtes pas venu avant.
- De quoi parlez-vous ? - De Frank Gallo
qui vous a menacé avec un couteau.
J'apprécie votre inquiétude, mais je vais bien.
Bien ?
Vous avez de la chance qu'il ne vous ait pas démantelé.
Et alors ? Je ne vous l'ai pas dit
car vous ne pouvez rien y faire.
- Je veux vous aider. - Mais c'est impossible.
Je vous ai dit que les gardiens le soutenaient,
et vous n'avez aucune autorité sur eux.
Alors soumettez une plainte officielle.
Jamais de la vie.
Écoutez, vous avez eu deux incidents avec cet homme.
Si c'est officiel, ça mènera à une enquête.
Et chaque gardien et prisonnier sauront ce que j'ai fait.
Vous préférez avoir un problème hypothétique
ou régler le vrai qui ne disparaitra pas tout seul ?
Je préfère ne pas avoir à choisir du tout.
J'ai un scoop pour vous. D'une manière ou d'une autre,
vous allez devoir choisir que vous le vouliez ou non.
Tu as l'air d'aller.
Ce n'était pas une combine de Gallo pour nous séparer ?
Non, en effet.
Alors dis-moi ce que voulait le psy.
- C'est sans importance. - Quand j'ai dit
qu'on devait se soutenir, je parlais aussi des infos,
et il ne t'a pas convoqué
à la 1re heure pour rien.
Qu'importe, car je ne ferai pas ce qu'il veut.
Je vois.
Il veut que tu dénonces Gallo, et tu te méfies de moi.
Non, mais je n'ai pas à te parler
des offres que je refuse.
Bien, mais tu dois comprendre
ce que ça implique, car si tu le dénonces,
je vais me retrouver seul.
De quoi tu parles ?
De Mark Higgins.
C'était mon codétenu à mon arrivée.
Un autre connard le harcelait,
et le battait quotidiennement.
Et ce psy, Julius, lui a conseillé de porter plainte.
Deux semaines plus tard, il était dans le coma.
Il n'en est jamais sorti.
Donc je ne dois pas faire confiance à Julius ?
Mark lui a fait confiance,
et Mark n'est plus là maintenant.
Où étais-tu ? Jessica a besoin...
Donna, appelle Sean Cahill,
et immédiatement.
Je sais que tu es inquiet, mais laisse-le faire son boulot.
Je ne l'empêche pas de travailler. Je lui dis d'aller plus vite.
Que veux-tu que je fasse ? Je lui ai laissé plus de 12 messages...
Alors recommence, et d'ailleurs,
ne quitte pas ton bureau avant qu'il rappelle.
- Je ne peux pas. - Et pourquoi ?
Car je veille à ce que Louis
ne gâche pas encore tout avec les locataires.
- Délègue à Rachel. - Elle est à l'école.
Et en plus, j'ai envie de faire ça.
J'en ai rien à cirer des locataires de Louis.
Eh bien, moi si.
Car on a dit qu'on donnerait tout
pour remettre ce cabinet sur pied,
et là, Jessica a un potentiel client
qui t'attend en salle de conférence.
Au lieu de reprocher à Sean Cahill et à moi de faire notre boulot,
pourquoi n'irais-tu pas faire le tien ?
Le plaignant a reconnu l'accusé. L'affaire est on ne peut plus claire.
Non, car sa crédibilité en tant que témoin n'est pas à ignorer.
Comment ça ? Ses yeux fonctionnent.
Tout comme sa bouche, car vu son casier,
il a tendance à faire de fausses déclarations
pour soutirer de l'argent.
N'est-ce pas un peu ironique
de remettre en question son éthique ?
- Qu'est-ce censé signifier ? - La cour sait ce que ça signifie.
Si vous essayez
de me discréditer pour gagner des points,
vous devriez dire le fond de votre pensée.
Alors, en quoi est-ce ironique venant de moi ?
Très bien, prenons une pause.
Car votre fiancé
purge une peine de deux ans pour imposture,
et tout le monde sait que vous saviez.
Ça suffit pour aujourd'hui.
Mais, Naomi, si vous dénigrez l'intégrité d'un autre avocat,
sachez qu'aux yeux du jury,
ça ne met pas la vôtre en valeur.
Rachel, puis-je vous parler ?
Navrée, professeur, j'ai un autre cours dans 5 minutes.
On dit à tort que le café est pour les négociateurs.
- Vraiment ? - C'est pour ça
que j'ai arrêté, cette merde est mortelle.
Vous déconnez avec la SEC,
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