The first 200 lines.
Besoin d'un chauffeur ?
Ça se voit tant que ça ?
Vous allez où ?
Aussi loin que possible.
Montez.
On te demande au bloc, connard !
OK, alors, si on restait en plan large,
et laissait tomber ce gros plan avant qu'elle ne saute de l'embrasure, là…
Oh, merde.
Tu as dit quelque chose ?
On dirait juste que vous visez la surprise plutôt que le suspense.
Encore une fois, Jack.
Pouvez-vous patienter un instant ?
Quel est le nom de ton magazine, déjà ?
Vicious Fans ?
Vicious Fanatics.
C'est écrit là. - Je suis très pressé,
il te reste 5 minutes. Vas-y.
Oh, oui. Désolé.
Vicious tales.
Jack.
De sérieux critiques, dont moi,
ont remarqué que vous aviez utilisé des tueurs lents dans, disons
vos dix derniers films.
Dans « Carnation for Corpses », « Status of Fear », « Black Friday »…
Mais aussi… - Plus c'est lent, plus ça fait peur.
Je veux dire, dans « Black Friday », Sally a plusieurs mètres d'avance sur le tueur.
Il parvient toujours à l'attraper.
Ce n'est pas réaliste. On n'y croit pas.
Non, c'est la logique du rêve.
C'est comme dans un cauchemar, tu vois ?
On ne peut pas le fuir, même si on va vite.
Oui ! Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Facilité scénaristique.
Ah ! Pourquoi, dans vos 3 derniers films,
les personnages sortent tous après avoir entendu un bruit ?
Qui ferait ça ?
OK, d'accord. 60 minutes, détends-toi.
Mes films sont drôles.
Si tu ne les aimes pas,
dis-moi ce que toi, tu ferais.
Vous voulez vraiment le savoir ?
Des chauffeurs de taxi.
Quoi ?
De taxi… Des chauffeurs de taxi.
Pensez-y. Ils vous ramènent,
ils savent où vous vivez, mais n'ont aucun lien avec vous.
Personne ne fait attention à son chauffeur,
ou ne se souvient de son visage.
Jack, ce sont les tueurs parfaits !
De l'horreur adaptée à notre époque !
Pourquoi personne ne fait ça ?
Pourquoi pas vous ?
Ça, c'est une idée qui vaut de l'or, Jim.
Tu peux en être fier.
Merci. C'est Joel.
Maggie ! Tu as tout là, non ?
Eh bien, non. J'allais vous dem-
Maggie ! Pourriez-vous indiquer la sortie au correspondant de Vicious Fun ?
On a fini. - Vicious Fanatics.
Vicious Fun. Ça sonne mieux.
Vicious Fun sonne mieux.
À plus, Jed.
C'est moi. Juste pour te dire que je rentrerai tard.
J'ai un rencard. Je viens de le rencontrer. C'est fou.
Voilà, je ne voulais pas t'inquiéter.
Merci, coloc ! Ciao !
Fondu.
La ville.
La nuit.
La pluie tombe comme du poison.
Cool.
Les essuie-glaces sont comme des lames.
Cool.
À l'angle, tel un tigre tapis dans l'ombre,
un taxi attend.
Cool !
C'est une belle caisse. Putain.
Merde.
Qu'est-ce que tu…
Oh, merde, Sarah…
« 8 trucs pour être plus beau » OK.
Oh, salut Joel.
Sarah !
Oh, tu attends quelqu'un ?
Euh… Eh bien, ouais. Ouais, j'ai pensé à… J'y ai pensé.
Plusieurs filles m'ont invité à sortir.
J'avais plusieurs options.
Ashley.
Katherine.
Judith.
Carl… a.
Dis, je peux utiliser la TV ce soir ?
Cindy vient regarder Falcon Crest.
Falcon Crest, vraiment ?
Joel, y a-t-il un seul truc que tu aimes ?
Plein de choses. Mais pas Falcon Crest.
Et si on louait un lecteur Beta max,
des films, et qu'on faisait des tacos ?
En fait, je pensais plutôt à une soirée entre filles.
Je passerai la soirée avec Carl…a.
Super ! - Tu ne la connais pas.
Salut Joel. - Salut.
Non, attendez ! Taxi ! Attendez !
Suivez cette voiture !
Opération Phoenix… Le Nid…
Titre provisoire.
Action.
Oh. Allez Joel. Vas-y.
Sacrée soirée, hein ?
Quoi, mec ?
Pardon, il y a du bruit. J'ai dit « sacrée soirée ».
Ouais. J'en sais rien. Je ne suis pas d'ici.
Moi non plus en fait.
Qu'est-ce que je vous sers ?
Oh, la même chose que lui.
On s'est déjà rencontrés ?
Non. Quoi ? Non. Je ne t'ai jamais vu de ma vie. Jamais.
J'ai cru que je t'avais déjà montré une maison.
Je m'appelle Bob. Bob Nice.
Enchanté, Bob. Je suis Dave… David.
Alors, qu'est-ce qui vous amène dans le coin, David ?
Je me cache des meufs que je me tape.
Je vois, oui. On a tous eu des problèmes avec les meufs à un moment ou l'autre.
Pour les trouver ou pour s'en débarrasser.
Ouais.
Allez, c'est ma tournée.
D'accord. C'est sympa.
Je suppose que tu attends ta femme ?
- Parce que tu portes… - Oh ! Ça, oui !
Je la porte parce qu'elle m'aide à vendre, et à conclure.
Oh, donc tu n'as pas de femme ?
Putain non !
Mais je reviens d'un rencard plutôt « fructueux », disons.
Comment ça ? Allez, je veux des détails !
Tu vois, Dave, qui dit rencard dit diner,
se tenir la main, du bon vin, se regarder dans les yeux.
Pas avec elle ?
C'est pas si sérieux alors ?
C'étaient plutôt des shots de tequila, puis disons qu'elle a bu à mon goulot !
Oh ! Connard.
Deux whiskeys !
Voilà. C'était cool, à part les bavardages.
Une vraie pipelette.
Ah oui ? Ouah… Une pipelette ?
Elle a parlé de choses particulières ?
Ça c'est sûr.
Son boulot, ses cours d'aérobic, son coloc…
Son coloc ? Elle a parlé de son coloc ?
Ouais, c'était pas terrible.
Tu veux peut-être ralentir, Dave ?
Ah, non. Mais ça brule, quand même.
Je lui faisais visiter un bungalow.
Tu vois, elle veut s'installer toute seule.
Logique, après avoir vécu si longtemps
avec son loser de coloc.
Elle l'a traité de loser ?
Non, mais moi oui.
Tu vois David, ce gars n'est pas comme nous.
Il est seul tous les soirs, regarde n'importe quelle
merde qui lui passe sous la main.
Il aurait surement besoin de chloroforme
et d'un van pour tirer son coup, hein ?
Il a bien dû coucher avec une fille.
Dis, Bob, tu n'as pas pensé, je sais pas,
que peut-être qu'elle t'a parlé de ce mec en plein rencard
parce qu'elle a un petit faible pour lui ?
C'est marrant, David. Très marrant.
Je ne sais pas pourquoi elle m'a rien dit.
De quoi ?
Je sais pas pourquoi elle lui a rien dit.
Oh, elle se sent mal pour lui. Quoi que ça veuille dire.
Mais tu sais ce que je dis, David.
Tu conclus et tu te barres.
Ouais. Tu conclus et tu te barres.
C'est bien vrai, Bob.
Tu sais quoi ? On emmerde ce gars.
On se met une murge ? Ça te dit ?
Garde ma place, boss.
Je reviens dans une minute, OK ? - D'accord.
Une minute, dix minutes, un an.
Personne n'a de temps pour Joel.
Hey, barman.
Je peux ravoir un verre de cette lave en fusion ?
Hé, c'est quoi ce bordel ?
J'ai ajouté ses consos à votre note.
Quoi ? !
Il a dit que c'était pour vous.
Le fils de pute !
Hé, laissez la bouteille.
Attendez, combien… Combien ?
Peu importe.
Je dois y aller. À plus.
Je t'offre un verre de ce truc ?
C'était à moi !
Quand je reviendrai alors.
Trop bonne !
Allô ?
Je suis le dernier mec bien sur Terre.
Joel, on dirait que tu as bu un litre d'essence !
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