The first 200 lines.
J'ai trouvé ça terrible, vraiment terrible.
- Je n'ai jamais rien vu de si mauvais. - Je te crois. C'est un malade.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - C'est censé être une comédie.
- C'était épouvantable. - Les mouettes, les épaves de voitures.
- C'est une honte ! - Il n'a plus le sens de la mesure.
- Je crois qu'il perd la tête. - Éteignez ce projecteur !
Il a un problème. Il n'a plus aucun équilibre.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? - C'est vraiment triste.
Il n'est plus du tout drôle.
12 millions de $ pour cette merde ? Il est bien sûr de lui !
- Ne paniquons pas. - Il a perdu l'esprit.
On peut lui prendre le film et le remonter, on sauvera les meubles.
Il est prétentieux. Son style est trop recherché.
Ses idées sont superficielles et morbides. J'ai déjà vu tout ça.
Ils mettent en scène leur souffrance et la font gober comme une uvre d'art.
Il a tant de raisons de souffrir que ça ?
Il sait pas qu'il a le plus grand don sur Terre... Le don de faire rire ?
Non, je pense pas pouvoir arriver à temps. On est coincés là,
dans une voie de camions, on dirait.
Je sais pas du tout ce qui se passe. Attends une seconde.
George, il est garé, ce gars-là. Vous n'avez qu'à le contourner.
C'est fou. La ville est complètement congestionnée.
Le pape est en ville, ou un autre gars du show-biz, peut-être ?
Oh, mon Dieu. Tu sais ce que j'ai oublié ?
J'ai oublié d'annuler ton déjeuner avec le rédacteur de Newsweek !
Et tu devais me parler du truc des chaînes publiques,
je me suis rappelé de ça,
et tu devais envoyer la limousine à l'aéroport pour mes parents.
Je sais, mon grand, mais le plâtre s'est détaché de mon doigt,
alors, je suis allé chez le docteur, hier.
Écoute, c'est de ma faute. J'ai fait quelques changements.
Tu as le psy à 2 h au lieu de 3 h.
J'ai déplacé ta leçon de tennis d'une heure, la pédicure est à 10 h,
et on a renvoyé le traitement pour les cheveux à vendredi.
Désolée, mercredi. Non, jeudi. Le traitement est jeudi à 2 h.
Je peux avoir ta signature sur le truc du pétrole ?
- Tu m'avais pas parlé de bétail ? - Le bétail est mort.
- Isobel a appelé ? - Tu as pensé à Time Magazine ?
- J'ai dit que je les rappellerais. - Ton cousin a appelé.
Il a besoin de t'emprunter de l'argent.
- Isobel n'a jamais appelé ? - Il fera la couverture du Time.
Je veux pas y aller ce week-end. Qui ça va intéresser, mes vieux films ?
- C'est ridicule. - Signe là, s'il te plaît.
Ne t'inquiète pas pour les impôts. On ira voir les gars des finances.
Les gars des finances ? Je ne savais pas que c'était si sérieux !
Écoute, Sandy, c'est une question de deux jours, c'est tout.
T'arrives là-bas, t'es honoré, ils montrent tes films,
ils te posent des questions stupides et tu rentres chez toi.
- Je ne veux pas être honoré. - Ne sois pas ingrat.
C'est un critique de films important. Tu as promis.
Ils ont vendu beaucoup de billets. Tu ne peux pas reculer.
Ça va peut-être te plaire. Y aura l'air pur de la mer.
On doit parler du nouveau film.
Que veux-tu que je te dise ? Je veux plus faire des films drôles.
On ne peut pas m'y forcer. Je ne me sens pas drôle.
Je regarde le monde, et je ne vois que la souffrance humaine.
La souffrance humaine ne fait pas vendre des billets à Kansas City.
Ils veulent rire à Kansas City. Ils ont été aux champs toute la journée.
Les gars, j'ai mal à la tête. Je peux rester un peu seul ?
Ton problème, c'est que tu t'es pas remis de la mort de Nat Bernstein.
Bien sûr que je ne me suis pas remis de...
Ce gars-là avait 30 ans, il n'avait jamais été malade,
et tout d'un coup, il a eu une sclérose amyotrophique latérale.
C'était horrible ! Il était allongé à l'hôpital
et son corps s'est dégradé comme Lou Gehrig.
Ça te ferait du bien, un week-end à la plage. Pourquoi pas un mois ?
Je veux pas... Quand j'étais gosse, ma mère m'emmenait au bord de mer.
Dans des vieux hôtels en décrépitude, tu sais ?
- Voilà des Valium. - Super, un calmant du show-biz.
Vous avez lu, sur la couverture du Times que la matière se décomposait ?
Je suis le seul à avoir vu ça ? L'univers est en lente décomposition.
Il n'en restera rien.
Je ne parle pas de mes petits films stupides.
Éventuellement, il n'y aura plus de Beethoven ou de Shakespeare ou...
- Oui, oui. Va au bord de la mer. - Passe un bon week-end.
Oh, c'est parfait.
À quoi penses-tu quand tu regardes là-bas ?
À tous ces gens...
ils sont tellement malheureux pour la plupart
et ils se font des choses horribles les uns aux autres.
Tout se termine si vite
et on ne sait même pas si ça en valait la peine.
Je peux te remonter d'une manière ou d'une autre ?
Tu sais, il y a... Tu as ton idée sur la question ?
- Tu sens bon. - Ah, oui ?
Cet after-shave me fait revoir mon enfance en un éclair, c'est proustien.
C'est parce que je porte l'Éclair Proustien de Chanel.
Il était à prix réduit, alors, j'en ai acheté une cuve.
Si j'allais acheter de quoi manger,
on pourrait rester ici ce soir, et je cuisinerais.
La dernière fois que tu as cuisiné, la cuisine ressemblait à Hiroshima.
Oui, on s'est bien amusés.
Je pourrais faire la recette de ma mère,
le filet de buf fourré Périgourdine.
et je pourrais faire des patates douces au rhum...
Ah, oui, sans rien à boire ?
Je crois qu'ils ont mis un truc super dans ton lithium.
Je ne prends plus de lithium.
Oh, mon Dieu. Tu plaisantes
Dorrie, c'est pas une bonne idée.
On peut pas faire des allées et venues comme ça.
- Je ne crois pas que ça m'aide. - Tu as tort. J'ai vu la différence.
- Tu sais, tu ne peux pas... - C'est fou, ces analyses de sang.
- Je sais. - Je me sens lourde...
Mais c'est mieux pour toi.
C'est pas une bonne idée... Vraiment.
Tu embrasses à merveille.
Je me suis spécialisé là-dessus, au lycée.
M. Bates ! Venez ici tout de suite !
- Le four est en feu ! - Qu'est-ce qui vous prend ?
- Arrêtez d'être hystérique ! - Éteignez-le !
Chaque soir, vous mettez le feu !
Vous ne savez pas encore vous servir du four ?
- J'ai fait ce que vous m'avez dit. - Vous mettez le feu tout le temps !
J'ai fait ce que vous m'aviez...
Bon sang. C'est juste un four !
Chaque soir, vous mettez le feu à l'appartement !
Il a peut-être une anomalie. Vous l'avez fait inspecter ?
Combien de fois vous ai-je dit de ne pas faire de lapin ?
- Une seule fois ! - Je ne mangerai jamais de lapin !
- Pas de rongeurs, vous comprenez ? - Je comprends, maintenant.
- Jamais de lapin ! - Vous ne voulez pas de lapin.
Maintenant, c'est clair.
"Hôtel Stardust"
Tout le monde est ravi que vous soyez là. Il y a beaucoup de monde.
Ces week-ends cinématographiques sont vraiment fantastiques.
Ils sont devenus très populaires. Vous allez adorer nos locaux.
Quand j'ai eu un week-end sur Orson Welles, vous savez ce qu'il m'a dit ?
Qu'il avait jamais vu un meilleur système de son et de projection.
Je vous assure, c'est ce qu'il m'a dit !
Voici M. Payson, notre président, et Mme Payson... Ils vous adorent.
On adore votre travail. Ma femme a vu tous vos films.
Surtout les premiers, vos films drôles !
Dick Lobel, du département de cinéma du musée.
On a une collection de plus de 20 000 copies.
Voici mon amie, Libby. Elle pense que vous êtes un génie.
Elle a fait un essai d'une importance capitale sur Gummo Marx.
C'est le seul Marx Brother qui n'a jamais fait aucun film.
Bonjour. On est contents de vous avoir parmi nous.
- Mince ! - C'est un génie.
Il n'y en a pas de meilleur. Il est fantastique.
Tiens. Lis ça.
- Je pense que vous êtes magnifique. - Vraiment incroyable.
Je vous adore !
Allô, Isobel ?
Isobel, je suis ici. Bon sang, je deviens fou.
Tu crois que tu peux venir ? Tu me manques !
En anglais. Parle-moi anglais.
Ton anglais est parfait, ne t'inquiète pas.
Qu'y a-t-il ? Tu as l'air...
Tu veux que je te rappelle ? Tu ne peux pas parler ?
D'accord. Je vais te rappeler.
Trois petits mots
Oh, je donnerais n'importe quoi pour ces mots merveilleux
Pour entendre ces trois mots merveilleux
C'est ce qui me fait vivre toute ma vie
Et ce que je ressens dans mon cur
Ils le disent sincèrement
Aucun autre mot ne peut le dire aussi sincèrement
Trois petits mots
Huit petites lettres qui veulent dire
Je t'aime
Qu'avez-vous essayé de dire dans ce film ?
J'essayais d'être drôle.
Vous avez du mal à vous mettre en scène ?
Du mal ? Non, j'ai juste du mal à résister à la tentation
de faire trop de gros plans de moi-même.
Vous avez étudié la mise en scène ?
Je n'ai rien étudié du tout. Ce sont les autres qui m'ont étudié.
Il paraît que vous avez étudié la philosophie à l'université.
Non, ce n'est pas vrai.
J'ai pris un cours de philosophie existentielle
à l'université de New York.
À l'examen final, ils m'ont donné dix questions
et je n'ai pu répondre à aucune d'entre elles.
J'ai eu un total de cent pour cent.
Oh, vous êtes merveilleux. Vous êtes un génie comique, Sandy.
- C'étaient de bonnes questions ! - Tu y as très bien répondu !
- Vous êtes un génie. - C'est un film si intelligent.
Je peux prendre une photo, M. Bates ?
- Le voilà. - Je vous trouve fantastique
et je voulais vous donner ce disque.
Je suis de l'association contre la tuberculose. On fait une vente...
- Oh, vous voilà ! - Puis-je avoir votre autographe ?
Si vous avez 10 minutes, j'aimerais vous poser une ou deux questions.
- Bien sûr. - Merci beaucoup.
J'écris un article sur l'indifférence des célébrités.
- J'aimerais parler de vous. - Je peux vous poser une question ?
Je meurs de faim.
Sandy, il y a un coup de fil pour toi.
- Je te montre où est le téléphone. - Je suis le docteur Paul Pearlman.
J'ai fait une conférence sur vos films à la convention psychiatrique.
- Oh, vraiment ? - Elle a été très bien reçue.
- Je suis content de l'entendre. - Pour ma documentation personnelle,
j'aimerais savoir si vous avez déjà fait l'amour avec un animal.
Un animal ? Non, jamais. Allô ?
- C'était très bien ! - Oh, merci beaucoup.
Continuez ce bon boulot et bonne chance !
- Non, je ne trouve pas ça juste. - M. Bates, une photo ?
Merci beaucoup. Juste une photo de plus.
No comments yet. Be the first to leave one.