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La Direction veut vous voir.
Suivant, s'il vous plaît.
Suivez-moi.
Comme vous le savez assurément,
le Gouvernement a jugé bon de privatiser notre établissement.
À compter du début du mois prochain.
Les nouveaux propriétaires exigent une réorganisation,
j'ai le pénible devoir de vous dire, Monsieur... - Boulanger. Henri Boulanger.
...Boulanger qu'une compression de personnel est inévitable.
Vous n'êtes pas britannique ?
Non. Français.
Vous comprendrez que l'on commence par les étrangers.
Je comprends. Quand dois-je partir ?
Votre statut chez nous n'ayant jamais été officiel, pas de préavis.
Tout de suite ? - Oui, s'il vous plaît.
Signez ceci.
Afin de récompenser vos... - Quinze.
après 15 ans de loyaux services,
notre compagnie vous offre cette montre en or.
Özgentürk ? - Oui, Ali Özgentürk.
Elle ne marche pas, cette montre. - Si, elle marche.
C'est de la bonne. - Trois mètres svp.
Je viens vous donner mon congé.
Mais pourquoi... ? Comme ça ?
Je voyagerai, je vivrai ailleurs.
Dans huit jours, vous pouvez vider l'appartement. Voilà le loyer.
Je suis bien triste. - Merci pour tout.
Grève de gaz !
Tout sur la grève !
Lisez tout dans le journal ! Grève de gaz !
DES TUEURS À GAGES utilisés contre le Cartel de la drogue
Cinq livres.
Je m'arrête là, Chef.
Tout droit, et deuxième à gauche.
C'est ce que vous cherchez. Six livres pour la course et dix pour le tuyau.
Une bière.
Chez nous, les endroits comme ça, on les mange au petit déjeuner.
Il me faut un tueur.
Le prix habituel, quand c’est facile, c’est 1000 livres par tête.
On ne fait ni le politicien ni l'homme d'affaires. Trop de tintouin.
Règlement cash. Livraison sous quinzaine, ou remboursement.
Silence mutuel exigé. Toujours intéressé ?
Oui. - Alors, qui voulez-vous liquider ?
L'adresse est au dos.
Le faire vous-même serait plus économique ?
Je suis trop dégonflé.
À vous de voir. Mais si vous changez d'avis,
contactez-nous à temps.
Ce ne sera pas utile. Je veux mourir.
Ce seront eux ? - On ne te fera pas de mal.
Hein, Pete ? - Non... Là, on a fait copains.
C’est des braves gars. On prendra un sous-traitant.
S'il vous plaît, faites vite. Je ne suis pas si courageux, et attendre... enfin...
Je ferai de mon mieux. Ne vous en faites pas.
Vous êtes sympa comme client. Au revoir.
Viens, on t'offre un verre.
Je ne bois pas. - Au point où tu en es, hein ?
Pourquoi tu veux mourir ? - Raisons personnelles.
Mais la vie est belle. - C’est un don du Seigneur.
Pense aux fleurs, aux bêtes, aux oiseaux.
Regarde ce joli verre. Est-ce qu'il veut mourir ? Des clous !
Vous n'y êtes pas. J'ai perdu mon emploi. - Et alors ? Trouves-en un autre.
On ne bosse pas non plus. Regarde-nous : on est heureux. Suis notre exemple.
On sait rigoler.
Je suis fatigué. Je veux dormir. Au revoir.
Je suis au pub. Henri Boulanger.
Un thé !
Pas de thé, ici. C'est un pub. Bière et alcools.
Un whisky. Double. Et des cigarettes.
Des roses ?
Une rose pour votre femme ?
Comment vous appelez-vous ? - Margaret.
Asseyez-vous. - Pourquoi ?
Parce que je le veux.
Que voulez-vous boire ? - Une Guinness.
Pourquoi avez-vous quitté la France ?
On ne m'aimait pas, là-bas.
Je dois m’en aller.
Ne partez pas.
Il vaut mieux.
Peut-on... se revoir ?
Donnez-moi votre n° de téléphone.
Je n'ai pas le téléphone. - Moi non plus. Où travaillez-vous ?
Nulle part. On m'a renvoyé.
La boisson ? - Non.
Vous vivez seule ? - Pourquoi cette question ?
Pardon... je n'ai pas l'habitude de parler.
Ça se voit. Au revoir, Henri.
T'aurais pas une cigarette ?
Qui est là ? - C’est moi, Henri.
Partez. - Je ne peux pas.
Et maintenant... Toujours envie de mourir ?
Non. Plus maintenant. - À cause de moi ?
Oui, ça m'a fait changer d'avis.
Tout ça pour mes yeux bleus. - Ils sont bleus ?
Ils sont bleus.
C'est facile à régler.
Comment ?
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