The first 200 lines.
UNE PRODUCTION NIKKATSU
Avec :
Rie Nakagawa
Moeko Ezawa
Tetsu Oe
Koichi Hori
Akira Takahashi
Kunio Shimizu
Aïe !
Enfoiré.
Pour qui il se prend ?
Quelle merde.
LES AMANTS MOUILLÉS
Salut.
Où t'étais passé ?
C'était moins une.
C'est la fin de la bobine.
Je suis tombé.
Il faut la nettoyer.
C'est ce que je fais.
T'as vu cette crasse ?
Tu serais pas Katsu ?
Hein ? Non.
C'est pas moi.
C'est bizarre…
Salut ! C'est toi, Katsu ?
Je t'ai reconnu. Je suis Miura.
Je suis pas Katsu. Je ne te connais pas.
Foutaises !
Abruti ! Arrête de t'accrocher !
Madame, c'est moi.
Dis donc…
Tu n'as pas eu des problèmes avant de venir ici ?
Quels problèmes ?
Entre.
Est-ce que la police te recherche ?
C'est ce que vous croyez ?
Je te le demande.
Vous n'avez aucune raison de vous inquiéter.
Mais pourquoi cette question ?
De te voir travailler dans un endroit pareil,
on se pose des questions…
C'est vrai. On peut dire que je suis en fuite…
Tu es un gauchiste ?
Un gauchiste ?
Tu n'es pas étudiant ?
Pas du tout. J'ai rien d'un intello.
Ça se voit pas ?
Tu en fais, des mystères…
Pourquoi vous êtes si méfiante ?
Il est en retard. D'habitude, il est déjà là.
Ça suffit. C'est pas tes affaires.
Occupe-toi de tes problèmes.
C'est pas pour dire du mal…
mais vous aussi, vous êtes bien curieuse.
C'est normal. Tu es mon employé.
Je ne voudrais pas qu'un criminel travaille ici.
Quand même, vous ne devriez pas poser autant de questions.
Ça me met mal à l'aise.
Baisse d'un ton.
Bienvenue à tous.
Chers membres de la coopérative agricole, merci d'être venus.
Je suis Haruo Minami.
Sans votre soutien, je ne serais pas ici.
Bienvenue, bienvenue,
à ceux qui viennent de l'Ouest
Bienvenue, bienvenue,
à ceux qui viennent de l'Est…
Vous êtes une source d'inspiration.
Je vous dois tant.
Bonjour.
Tu es un acteur ?
- Vous m'avez vu ? - Oui. Sans le faire exprès.
Non, je ne suis pas un acteur.
Vous me surveillez toujours ?
- Il n'est pas revenu ? - N'insiste pas.
Je vais chercher le film.
Et merde !
Et en plus, contre le vent…
Allez, du nerf…
On était copains. Il y a 5 ans, t'es parti à Tokyo.
Tu as oublié ? Moi, c'est Miura !
Désolé, tu dois confondre.
Je ne te connais pas. Je viens d'arriver.
Je suis là depuis trois jours.
Bon, c'est pas grave. T'as dû faire des conneries.
Tu veux plus qu'on te reconnaisse.
En tout cas, tu es né là.
Et je suis encore ton meilleur copain !
Ne me bats pas froid comme ça !
Tu te souviens de Shimizu ?
Quelle nullité…
Je prends le film. Répare le vélo.
Patron, emmenez-moi !
Je peux mettre le vélo sur le toit ?
- J'ai pas la place ! - S'il vous plaît !
Je vais pas marcher sous cette pluie !
Connard !
Fait chier.
Quoi encore ? Ça commence à bien faire.
- Je suis pas Katsu ! - Allez, arrête de faire semblant.
Si t'as des problèmes, dis-le.
On est là pour toi.
Pays de tarés !
Qu'est-ce qui t'arrive ? Je viens pour t'aider.
Tu me lâches ? Je suis pas celui que tu penses !
Tu comprends pas ?
Espèce de gros péquenaud !
J'étais inquiet pour toi !
Mais tu penses qu'à ta gueule !
Oh… Arrête ton char.
Ou je te file une trempe.
Maintenant, barre-toi.
- Allez, casse-toi ! - J'essaie de t'aider !
Tu pourrais être reconnaissant.
Pauvre con !
Attends un peu…
Va te faire…
Prends ça !
Pauvre merde !
On dirait une tragédie ridicule…
Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Entre vite.
Mais c'est affreux… Qui t'a fait ça ?
Depuis que je suis arrivé ici, il ne m'arrive que des horreurs.
C'est pas beau à voir. Qui a pu te faire ça ?
Tu n'es pourtant pas un mauvais garçon.
Cette ville est affreuse.
Ce n'est pas une raison.
Oh ! Tu répares le vélo, oui ou non ?
Je vais le faire.
Apporte les bobines à la cabine de projection.
Ok.
- C'était lui ? - Oui.
- Mais il est déjà reparti. - Tiens, change-toi.
Dis… Tu ne serais pas un yakuza ?
Non.
J'ai cru que c'était une vengeance contre toi.
Non, pas du tout.
Alors, qu'est-ce que c'est ?
Ça me dépasse.
Cette ville grouille de sales types.
Écoute, je sais être discrète.
Tu peux me confier ton secret.
Allez, enlève ton pantalon.
Ici ?
Pourquoi pas ? Tu es bien un homme ?
C'est exact.
Plutôt un enfant…
Pas question ! Je ne mets pas le caleçon de votre mari !
Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi sommes-nous ici ?
Je ne comprends pas ce que vous attendez de moi.
C'est parce que votre mari n'est pas rentré à la maison ?
Ne dis pas ça.
Ça n'a rien à voir.
J'aime bien ton côté voyou.
Ne dites pas de bêtises. Je n'ai rien d'un voyou.
- Il n'est pas un bon mari. - Arrête.
Je ne veux pas entendre ça.
Dis-moi…
Tu me détestes ? C'est ça ?
Non…
C'est juste que… je pense à quitter le boulot.
Quitter le boulot ? Pour aller où ?
En fait, je n'aime pas cette ville.
Tu as des ennuis, c'est ça ?
- Pas du tout. - Alors, pourquoi ?
Tu crois que c'est mieux ailleurs ?
Je n'en sais rien.
Alors pourquoi es-tu venu ici ?
C'est pareil partout ailleurs.
Si tu ne m'aimes pas, c'est différent…
Sinon, je t'en prie, reste encore un peu…
Reste au moins pour m'aider !
Vous aider ? Que voulez-vous dire ?
Je ne peux pas y arriver toute seule.
Reste au moins le temps de te trouver un remplaçant.
Je t'en prie.
D'accord. Je reste.
Merci.
Tu es si étrange… Embrasse-moi.
Si tu m'aimes un peu, embrasse-moi.
Votre mari ne va pas se fâcher ?
Moins fort !
On pourrait vous entendre.
Elle est chaude. Chaude comme la braise.
Encore une semaine. C'est ma promesse.
Il ne fait pas trop frais pour ça ?
Enculé de ta mère…
Quoi ?
- Non ! - T'occupe pas de lui.
Il perd rien pour attendre.
T'arrête pas.
T'arrête pas maintenant.
Il faut que je termine.
Quand même, quel culot !
Putain d'enfoiré…
Il est encore là ?
Salopard ! Qu'est-ce que tu veux ?
Et toi, t'as besoin de quelque chose ?
Hein ? Besoin de quelque chose ?
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