The first 200 lines.
LE PRINCE
Selon sur le roman homonyme de Mario Cruz.
Avancez !
Arrêtez là !
Turk, tu as de la compagnie.
Entre.
Éloigne-toi de la porte.
Éloigne-toi, salopard !
Venez.
Entre.
La porte, Muñoz !
Avancez.
On avance, on avance !
- Fermez la passerelle. - Garcia, la porte d'entrée !
Allez, allez.
Arrêtez là.
Entre.
Vous deux.
Arrêtez là.
Entre.
Donne-lui ta place.
- Pourquoi ? - Tu ne vois dans quel état il est ?
Ne fais pas ta mauvaise fille.
Assieds-toi.
Ils t'ont bien tabassé, mon garçon, hein ?
Quel est ton nom ?
Jaime.
Jaime.
Ton petit nom ?
J'en ai pas.
Tu dois en avoir un.
Enlève ta chemise.
Enlève-la.
Enlève ton pantalon.
Va les laver.
Pourquoi moi ?
Est-ce que tu veux que j'y aille ?
Regardez ça.
Platon t'aime bien.
Ça veut dire que tu es une bonne personne.
Tiens.
Non, merci.
Fume, petit con. Ça va te faire du bien.
Tu as de la chance.
Ici, nous sommes tous propres.
Nous avons à manger.
Personne ne te marchera dessus.
Si tu n'as pas de respect, dégage d'ici.
Tu as du respect ?
Oui, oui.
Parfait.
Assieds-toi.
Ils t'ont battu ?
Non.
Tu ne sais pas mentir. Et tu pues, crétin.
Allez.
Les flics t'ont bien arrangé, mec.
Regarde ce qu'ils ont fait à ta tronche.
Toute amochée.
Regarde, un cadeau des flics.
Ils voulaient que je parle.
- Poisson frais ! - Regarde-toi, putain !
- Comment ça va, mec ? - Salut, mon pote.
Prends ça.
Tu ne peux pas prendre de douche en mangeant.
Tu dois être fort pour survivre ici, mec.
Je suis nouveau ici.
Enlève ton slip et prends ta douche.
Bouge-toi.
Ça fait du bien, mec.
Allez, dis-moi.
Comment es-tu arrivé ici ?
Tu es bien avec tes fringues, mec.
On l'appelle le dollar.
Ils se connaissent depuis l'enfance.
Les gens disent qu'ils ont couché ensemble
et quand le dollar a été transféré,
le queutard a pris une lame de rasoir.
Il était si dépité que le pédé s'est entaillé le ventre.
Il a été puni pour ça.
Recompte.
1, 2, 3, 4...
5...
C'est bon.
Fils de pute.
Sors de là.
Et où je vais dormir ?
Là-bas.
Allonge-toi.
Mais déshabille-toi.
Tourne-toi.
Détends-toi.
Compte !
1, 2, 3, 4, 5.
c'est bon.
Bonjour.
- Salut. - Bien sûr,
- seul le prince a droit à un bonjour. - Quel est ton problème, tête de nœud ?
Le prince...
Ce sera ton nom maintenant, mec.
Allez, lève-toi.
Va te laver.
C'est d'abord au prince, crétin.
Ne te regarde pas trop longtemps dans le miroir. Tu es bien assez mignon comme ça.
- Sers-moi le petit déjeuner. - Tu ne l'as pas encore eu ?
Tu ne l'as pas appelé prince, connard ?
Sers-le.
Ma fille, tu te sens supérieur ?
Assieds-toi.
Tu ne prends pas le petit déjeuner ?
Tu m'as entendu ?
Tu m'as entendu ?
Pourquoi tu ne me réponds pas ?
Lève-toi, ordure !
- S'il te plaît, ne me frappe pas ! - Tu vas répondre, tête de nœud ?
Tu vas répondre, putain ?
Vire ton cul d'ici, connard !
Et ne reviens pas.
Fous le camp cet après-midi quand je ne serai pas là.
Je ne veux plus jamais te revoir. Dégage !
Bonjour.
Tu as besoin d'autre chose ?
Tu sais quoi ?
Ne reviens jamais.
Ça va, prince ?
Ce vieil homme qui est venu te voir, c'est ton père ?
Et ta mère ?
Tu es orphelin ?
Dis-le.
Ici, le soleil emporte nos peines.
Qui es-tu, prince ?
Je viens de San Bernardo. Une ville comme une statue.
L'après-midi, les chaises sont sur le trottoir
pour regarder les oiseaux voler.
San Bernardo n'est ni pauvre ni triste,
mais les enfants ne s'enfuient pas.
Santiago est tout proche,
mais semble loin par pure timidité.
J'avais l'air d'un garçon sauvage désespéré.
J'ai fini par transpirer comme un cheval.
Avec des vêtements collés à mon corps.
Où est mon père ?
Il n'est pas là. Il n'est pas encore venu.
Nous volions des pêches.
Et soudain, Elena est apparue.
Elle pleurait.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas.
- Qu'est-ce que tu lui avais fait ? - Rien.
Penses-tu que nous...
nous pouvons nous revoir ?
Ici ?
Non.
On peut être repérés ici.
Où ?
À Santiago.
Elle m'a invité à Santiago.
Celui-là.
C'est vraiment cher.
C'est celui que je préfère.
- Bonjour. - Bonjour.
- Je peux vous aider ? - Nous voulons voir des vêtements.
Oui ? Pour vous... ou votre fils ?
- Pour mon fils. - Que souhaitez-vous voir ?
L'ensemble dans la vitrine.
Bien sûr. Quelle taille ?
La plus petite.
Je vais la chercher. Venez avec moi.
Maman ? Viens avec moi.
Tu es beau comme ça.
Laisse-moi les voir.
Laisse-moi le voir.
Tu t'es déshabillé ?
Oui.
Pas le pantalon.
Et pourquoi ?
Il me va bien.
Ne l'enlève pas.
C'est ça.
Doucement.
Doucement.
Pas si vite.
Pas si vite.
Tu vas me le refaire dans un moment.
Je dois retourner à San Bernardo.
Tu ne peux pas me laisser comme ça.
Si, je peux.
Enculé !
Terminé.
Suivant !
Tu les veux comment, jeune homme ?
Comme ça.
- Comme Sandro ? - Oui.
- Ça ne te va pas. - Pourquoi ?
- Tu es têtu. - Et si on lui mettait du gel ?
Coupe-le comme un prisonnier, mec.
Jamais.
Je crois qu'il a les boules.
Tu veux ressembler à Sandro ? Tu veux être célèbre ?
Génial ! Je vais te prendre en photo, abruti.
Tu as du talent ?
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