The first 200 lines.
Allô ? Non, je n'ai pas disparu.
Je reviens d'Allemagne.
J'ai emmené Sebastiano voir sa petite amie.
Qui est-ce ? Une Allemande, une femelle de caractère.
Oui, tout s'est bien passé.
Oui, il est content. Il est radieux.
Salut.
Tu as l'air aux anges.
Tu es content. Je sais combien tu as apprécié.
Elle aussi. Crois-moi, ce n'est pas toujours le cas.
Tu t'es éclaté.
Tu sais, les êtres humains sont les seuls êtres vivants
qui simulent l'orgasme.
Tu as l'impression d'être le meilleur amant du monde,
quand tu es au lit avec une femme qui dit :
"Oui, chéri. Comme ça. Oui.
"Encore, oui. Continue. Oui."
Je ne peux pas en faire plus, ma belle. Je suis un simple mortel.
Excusez-moi. On peut passer ?
Je me suis encore ridiculisé. Bonjour.
Si une femme simule, tu as de sérieux ennuis.
Sebastiano, tu as entendu parler de la thérapie de groupe ?
Bonjour, je m'appelle Carla.
Bonjour, Carla.
Je simule l'orgasme.
Je dilate mes pupilles, j'arque les orteils, je fais des bruits
qui feraient pâlir d'envie les meilleurs bruiteurs.
Simuler peut s'avérer utile...
SIMULER EST UTILE
... quand mon mari me prend 30 minutes avant ma séance de Pilates.
On se calme, mesdames.
Si vous appreniez à vous détendre
et à disposer de votre corps,
- si vous... - Nous ?
Vous prétendez que c'est notre faute ?
- Non. - Et vous, alors ?
Si on a de la chance, vous arrivez à tenir quatre minutes.
Présentez-moi un homme doué. Juste un.
- C'est vrai, bordel. - Doucement.
CURIOSITÉS ANIMALES DRÔLES ET MIGNONNES
Encore cette bronchite ?
Respire par le nez.
C'est bien. Comme ça.
Notre rencontre à Chiara et moi était peu probable.
On habite dans la même ville mais on est issus de mondes différents.
Tu sais, Sebastiano, une ville, c'est comme un zoo.
On cohabite tous mais les différentes espèces n'interagissent pas.
Ceci dit, parfois, l'impossible se produit.
Mon grand-père disait toujours :
"Lorsqu'un papillon bat des ailes à Pékin,
"une patate chaude te tombera dessus à Rome."
C'est un pro.
- Tu es sûre qu'il en est capable ? - C'est le père Luca qui l'envoie.
Je n'ai pas l'habitude d'être filmée.
Pas de vidéo, pas de fric. Vous voulez de l'argent ou pas ?
Cette vidéo nous fera gagner combien d'argent ?
À votre avis ?
Si vous obtenez moins de 5 000 vues,
vous pourrez au mieux réparer votre orgue.
Mais si vous obtenez 500 000 vues, vous pourrez repeindre la chapelle.
Toute la chapelle.
- O.K. - Je vais chercher les autres.
D'accord.
Bon, en attendant...
- je vais sortir mon petit oiseau. - Je suis prêt.
Vous allez voir ça.
Paolino chante divinement bien. Vous verrez.
Fous le camp !
Mes sœurs, c'est moi ou il a dit "Fous le camp" ?
Ouais.
Admets que tu es son père.
Ça fait 31 épisodes qu'on attend qu'il l'avoue.
Chaque fois que tu regardes un feuilleton, un documentaire meurt un peu.
Oh, arrête.
Écoute-moi bien. Qui a un diplôme universitaire ? Moi.
Qui paie ton salaire ? Moi.
Qui gagne de l'argent pendant que tu soignes les chiens ? Moi.
Alors j'ai bien le droit de regarder la télé.
Enfile ton uniforme.
À ce propos, j'ai pensé que...
Ne pense pas, obéis.
Mon patron, Yasser, est égyptien.
Ce peuple nous ridiculise,
depuis qu'un Romain a eu une aventure avec Cléopâtre.
Chiara planifie des événements, des fêtes.
Elle travaille beaucoup parce que les gens riches adorent faire la fête.
Et que ça saute.
Imbécile. J'avais demandé exprès que tout soit monochrome.
Tout doit être noir.
Bonjour, madame.
Salut, Maman.
Va, l'invité d'honneur est arrivé.
"Un baptême ? Faisons la fête."
"Un mariage ? Célébrons."
"Des funérailles ? On s'éclate comme jamais."
- Elle était d'une époque révolue. - Élégante, gentille.
- Mais froide. - Plus froide vivante que morte.
Quand mon heure sonnera, je ne veux pas de fête.
Je veux que tout le monde pleure et avec sincérité.
Très drôle.
Comme mes amis qui passaient leur temps à me jouer des tours.
Cette blague a assez duré.
- Salut, Orazio. - Bonjour.
J'ai vu la vidéo du lapin avec le rouge à lèvres.
- C'était bien, non ? - Les filles de l'école ont bien aimé.
- Arrête de mater mon cul. - Je regardais le trottoir.
Elle n'a récolté que 25 mentions "j'aime".
Combien tu gagnes, avec ces vidéos ?
CURIOSITÉS ANIMALES
Je ne le fais pas pour l'argent. Le monde a besoin de sourire davantage.
C'est toi qui as besoin de sourire. Pourquoi tu as rompu avec Ramona ?
Elle se cherche un mari.
En plus, je n'arrive pas à faire l'amour sans être amoureux.
Laisse tomber. Les femmes ne veulent que du sexe.
Eh bien, moi, je cherche la bonne.
La bonne, c'est celle qui s'offre à toi.
- Qui t'offre quoi ? - Le respect.
Une femme qui t'offre du respect et de l'affection... gratuitement.
- Tu te souviens de Monica ? - Oui.
Pendant que tu rédigeais sa thèse, elle était avec tes amis...
- Marco. - Quoi ? C'est la vérité.
- Elle a eu la meilleure note. - Félicitations.
Je suis sûr que la femme de ma vie existe.
Une femme simple,
gentille, qu'on peut encore faire rougir.
Un jour, elle va apparaître, me regarder dans les yeux et dire...
- "Salut." - Oui, elle va dire : "Salut."
Et puis on bavardera.
On se donnera un premier rendez-vous et tout se passera spontanément.
Il suffit d'être patient.
Du coup, ça fait combien de temps que tu n'as pas...
Que je n'ai pas quoi ?
Quatre mois ?
Quatre ans.
J'étais comme ça. Un cœur pur, un rêveur.
Et un abruti.
Sebastiano, si tu savais combien de fois on m'a trompé.
Est-ce que tu crois aux âmes sœurs ?
Mais arrête avec cette Allemande. Tu es obsédé.
Je suis content que tu aies eu du plaisir.
Mais fais gaffe de ne pas te mettre le doigt dans l'œil.
De faire fausse route.
Tu risques de te laisser duper parce que c'est dur d'être seul.
- En effet, Chiara était très seule. - Chiara.
Elle attendait son prince charmant.
Chiara.
Raffaello.
- Vêtu d'un beau costard. - Chiara.
Je me doutais bien que tu n'avais pas reconnu ma petite Chiara.
Ça fait si longtemps.
- Dix ans et autant de kilos. - Surtout dix kilos.
- Je croyais que tu habitais à Paris. - Oui.
C'est notre nouveau chargé de clientèle. Il commence aujourd'hui.
Exact.
Je vous laisse bavarder.
Je m'occupe du jardinier et des renouvellements de contrat.
- Je t'attends dans le bureau. - D'accord.
- J'aimerais bien dîner avec tes parents. - Bonne idée.
Après toutes ces années, tu es devenue une femme accomplie.
Une magnifique femme accomplie.
Je file mais je t'appellerai. On ira dîner.
J'aimerais te revoir sourire.
Comme ça.
Je t'appellerai. Réponds-moi.
Salut.
J'ai rougi comme une enfant.
Tu te souviens de Raffaello ? Il était si séduisant.
Je me rappelle surtout qu'il te parlait de tes copines.
Eh bien, aujourd'hui, il m'a regardée différemment.
Méfie-toi de lui.
Tu veux bien m'acheter ces boucles d'oreilles ?
- Pourquoi ? C'est ton anniversaire ? - Non, je suis ta sœur et je suis pauvre.
- Cesse de changer de boulot et de copain. - Je suis moderne.
Je refuse d'entrer là-dedans,
après ce que tu as fait avec ma carte de crédit. C'est clair ?
Bonjour, je m'appelle Francesca.
J'ai réussi.
Comment ça ?
- Avec un GPS. - Un système de positionnement...
Non, ça doit être un de ces vibromasseurs qui stimulent le point G...
Non, ça, c'est un Gigi.
Un GPS. Un généreux partenaire sexuel.
Il s'agit d'un expert sexuel qui met ses talents, disons,
au service de femmes comme nous sans aucun engagement de notre part.
- Un gigolo, quoi. - Non, il le fait gratuitement.
C'est juste un homme généreux qui aime les femmes.
Un homosexuel refoulé.
Tu es frustré parce que tu n'as pas réussi à bander avec moi.
- Oh, merde. - Pareil avec moi.
- J'étais désespérée. - Moi aussi.
Moi aussi.
Moi aussi.
- Qui d'autre ? - Moi, il y a deux ans.
Salopard.
Et toute cette histoire de respect des rôles, du parcours psychologique,
de l'éthique professionnelle, des essences de fleurs ?
Ça ne s'applique qu'à moi ?
Enfoiré.
- Tu es vraiment psychologue agréé ? - Arrêtez votre cinéma.
Si vous voulez croire les bêtises de Francesca, vous êtes libres de partir.
No comments yet. Be the first to leave one.