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Dépression et des Potes
A Commentary by copieur

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Published on: 2017-01-02
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The first 200 lines.

Tu fais quoi, là, en pull ?

Je n'arrive pas à régler la clim. J'ai froid.

Viens dehors. L'eau est bonne.

- Il fait trop chaud. - Qu'est-ce que tu as ?

Dernièrement, tu es insupportable.

Je suis français. Tu vas où ?

Au spa, faire des massages.

Avec le beau gosse qui sourit comme un débile ?

Oui. Il sourit et il est très gentil.

Comme tous les gens ici. Crois-moi, ça fait du bien.

Les gens qui sourient sont louches.

C'est eux qui t'égorgent quand tu dors.

On est les Blancs, on reste l'ennemi.

- Je suis brésilienne. - Ne joue pas sur les mots, Talia.

Vous faites partie des Blancs, maintenant.

Que pobre...

Notre hôtel est un véritable paradis isolé.

- Votre langouste. - Je ne comprends pas.

J'avais commandé un homard.

A lobster.

C'est le même mot pour homard et langouste.

D'accord. Donc c'est moi qui me suis mal exprimé, c'est ça ?

Franck, s'il te plaît.

J'essaye juste de comprendre.

- Si tu continues, je rentre. - Laisse-moi gérer ça.

Jorald, c'est votre prénom ?

- Oui. - Mélange de Jojo et de Gérald.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.

Attends, chérie.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu m'as foutu la honte. Tu as pourri nos vacances.

Pardon de t'avoir emmenée à l'île Maurice.

C'est une destination réputée bien pourrie dans tous les guides.

C'est quoi, ton problème ? Dis-moi !

On devait passer des vacances de rêve !

Et on s'est pris la tête !

Et c'est de ma "foutre" si on a passé des vacances pourries ?

"Faute", pas "foutre", putain !

Va te faire foutre. C'est correct, mon français, maintenant ?

Tu sais quoi, Talia ?

Autant s'arrêter là.

OK. Alors on s'arrête là.

Tu ne peux pas vivre sans moi.

Tu penses qu'on quitte une Brésilienne comme ça ?

Il y a une méthode spéciale ?

Vous dansez la samba de la rupture ? On boit une dernière caipirinha ?

On s'écoute ce chef-d'oeuvre.

Maquette jus de fruits, fruits à gogo. Version 4.

- Fruits à gogo - Fruits à gogo

Le jus de fruits des costauds

La bonne mine, les vitamines C'est bon, les sels minéraux

- Fruits à gogo - Fruits à gogo

Tu le bois, tu deviens beau

- Alors ? - C'est mauvais, Benoît.

On dirait du Gotainer période Banga. Ce n'est pas possible.

Ah non ! Je sais pourquoi. J'ai compris.

J'enlève les maracas.

Non. Je te dis que c'est de la merde.

Tu as composé les meilleurs spots,

mais là, tu bâcles. Je ne comprends pas.

- Tu ne comprends pas ? - Non.

Ma femme a accouché, j'ai eu une période compliquée.

Mais, Benoît...

C'est compliqué pour tout le monde.

Tu vas pouvoir t'occuper de ta famille. On se sépare de toi.

Tu pars déjà ?

Tu me soûles.

Comment votre espèce a pas encore disparu ?

Stop ! Stop.

Stop, stop, stop...

Désolé. Ça ne fonctionne pas.

OK...

Ton accent n'est pas crédible.

En dix ans de doublage, je n'ai jamais eu de problème.

Bon...

Tout ça, c'est de la merde.

Tu pars en vacances alors qu'on n'a pas de casting.

La production est furieuse.

Sans acteur, on n'aura pas le taf.

Ouais... Il faut que je me casse, j'ai la médecine du travail.

Ah ouais ? Moi aussi. C'est marrant.

- Fais-toi prescrire des calmants. - Oui.

Et toi, tu cherches le mot "coiffeur".

"Coiffeur qui a du temps."

Sinon, le boulot ?

Ben, le boulot...

J'ai viré un acteur. Sans remplaçant, je suis dans la merde.

OK... Les amours ?

Séparé de ma copine.

OK...

"F, T, Z, U, Z, K, D, R..."

Vous dites n'importe quoi.

OK.

Vous avez les symptômes de la dépression.

Une "dépression" ?

Agressivité, perte de l'estime de soi,

vie sentimentale instable...

D'abord, je vous conseille une médecine douce.

Essayez le yoga. Efficace.

Et l'acupuncture. Sans douleur.

Je vais très bien.

- Voilà. - OK.

- Votre stylo ne marche pas. - Je sais.

Salut, c'est Benoît. J'espère que ça va bien.

Je ne sais pas où t'es. Tu dois être sur une île.

Ma petite est née. Elle s'appelle Chloé.

Si ça t'intéresse de passer... Je t'embrasse.

- Un problème ? - Il ne va pas me lâcher, lui ?

Baisse ta fenêtre.

Un petit peu plus.

Je m'excuse, pour ce matin.

Le médecin vient de me dire que je faisais une dépression.

- Ça explique que j'ai été un peu... - Un peu, beaucoup.

- Tu peux me déposer ? - Non, c'est chiant.

- On va pas dans la même direction. - OK...

Moi aussi, j'ai fait une dépression, il y a deux ans.

Bon. Ben, monte, alors.

- Et tu as fait quoi ? - J'ai changé.

Je me suis remis en question, complètement.

Je suis allé vers les autres.

J'ai découvert un nouveau monde.

Comme Christophe Colomb.

Je pourrais te casser la gueule, mais tu m'as rendu service.

J'ai décidé d'arrêter le doublage.

- Tu connais La Différence ? - Entre quoi ?

Non. La Différence, c'est un bar. Là où je chante.

- Ah ? - Sans accent.

Vendredi et samedi.

Passe me voir. Ça serait bien. Tu peux me déposer un peu plus loin.

Putain, mec ! Ça fait mille ans.

- Ça va ? - Ça fait plaisir.

- En forme ? - Ouais.

Alors ?

- Tu vas avoir un choc. - Ah bon ?

Elle est très moche. Le portrait craché de Benoît.

- Attends de voir la tête du tien. - Il m'a fait peur.

Il faut que ma femme accouche pour vous voir.

Ça va ?

Excusez-moi, mademoiselle. Je cherche une chambre.

Regarde l'autre con. Il ne nous a pas vus.

- Classe. C'est au fond. - Excusez-moi.

Dans une maternité... Bravo. Classe !

- Tu as pris son numéro ? - Je suis marié. Et fidèle, aussi.

Alors ?

- Où est la merveille ? - Dans son lit. Elle a 3 jours.

Dis donc, toi...

ça fait un bail. - Alors, attends.

"Ça fait un bail" est une expression disparue en 1992, à peu près.

- Ne me prends pas le chou. - "Prendre le chou",

c'est plus 1995, 1996.

C'est la même année que "y a pas mort d'homme".

Isabelle n'est pas venue ?

Elle n'est pas prête à voir un nouveau-né.

- Mais elle t'embrasse. Désolé. - Ah...

- On y va, les gars ? - Ouais.

- Regarde, les mains. - Oui. Elle en a deux, William.

- Elles sont petites. - Oui, des petites mains.

Elle est magnifique.

- Qui est le père ? - Tu l'as déjà faite.

Running gag.

Tiens.

- Voilà. - Merci.

C'est une petite attention.

- C'est lourd. C'est quoi ? - Une PS3.

"Une PS3" ?

Elle est peut-être un peu petite,

mais bon... - Oui...

Il y a un lecteur Blu-ray, dedans.

Ah, ben alors...

C'est une bonne idée.

- Oui ? - Ouais.

Elle pleure. Il faut s'en occuper.

Amène-la. Je vais lui donner le sein.

Merci, au revoir.

Ne rêvez pas. Vous ne verrez pas les seins de ma femme.

Merci, merci beaucoup.

Voilà.

C'est juste un seul. Julie n'est pas contre.

Ouais, profites-en. Ils sont énormes.

Chérie, ne rentre pas dans leur jeu.

Casse-toi, pervers.

Allez, Benoît. Ouvre ! C'est important qu'on soit là !

- Bon. À ta merveille. - Ouais. Félicitations.

Si c'est vraiment ta fille, bravo.

- Fin du running. - Merci, les mecs.

Et toi, tu ne dis pas son prénom ?

Laura. Voilà. Vous êtes contents ?

Laura J'aurai tant à apprendre de toi

Pourquoi tu ne la présentes pas ? Tu as honte de nous ?

C'est possible.

D'abord, je vais la présenter à mes parents.

Oh... À tes parents ! C'est sérieux. Tu es complètement in love.

Ouais ! "Complètement in love." Comme on disait en 1989.

Et toi, monsieur Je-donne-pas-de-news ? Ça va ?

Ouais. J'ai plus de meuf, le boulot merde et je fais une dépression.

- C'est vrai ? Tu as vu un médecin ? - Ouais.

- Ah oui. Donc c'est... - Où sont les toilettes ?

C'est au fond du couloir, à droite.

Tu veux que je t'accompagne ?

Pour quoi faire ?

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