The first 200 lines.
T'en penses quoi ?
Je vais adorer te baiser contre ces vitres.
- Pas mal. - Oui, devant les voisins.
C'est un de mes fantasmes.
Un fantasme un peu épicé, mais...
- Mon ventre plaqué sur la vitre... - Exactement.
La fenêtre tiendra le coup, c'est du double vitrage.
Et la salle d'eau ?
- Avec les lavabos assortis ? - On a vu.
Ce bâtiment est spécial.
Il est très ouvert.
J'y ai installé beaucoup de couples gays.
Je serai seul.
Je passerai beaucoup de temps ici.
Mais j'aime mon appart, et le loyer est plafonné.
Je ne veux pas vous mettre la pression,
mais pour ce quartier, le loyer est très raisonnable.
J'ai déjà beaucoup d'intéressés.
On a un dîner ce soir.
- Il y a des portes ouvertes... - Je le prends.
Je l'adore.
Et puis, tu aimes ces fenêtres.
Quand puis-je signer le bail ?
Vous serez heureux, ici.
Johnny sera là dans deux minutes avec une berline noire.
- Ma mère déteste attendre. - Regarde-moi.
- Y aura des surprises à ce dîner ? - Comment ça ?
Du genre ta soeur en embuscade, prête à bondir comme une araignée.
Megan est toujours très opposée à toute cette histoire.
Elle a même pas répondu.
Tant mieux, elle me tuerait.
Elle m'a enlevé de ses contacts, alors que ça ne la regarde pas.
- C'est entre Jon et moi. - C'est l'ami de son mari.
Megan en fait des tonnes et juge les gens.
Ma mère est pareille, alors prépare-toi.
Une berline noire...
Au fait, Kevin...
Je connais le prénom de ta mère, je me suis entraîné.
Donna, Donna Banana.
Non, Dana Banana, c'est purement américain.
Je voulais dire autre chose.
J'ai 30 ans, et normalement, je suis trop vieux pour ça.
Ma mère n'a jamais rencontré un de mes copains.
Merci de faire ça.
C'est un honneur.
Tout va bien se passer, je suis génial avec les mères.
Regardez qui nous honore de sa présence.
Arrête un peu. J'avais dit que je passerais.
- Je dois te parler. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu m'accompagnes pour récupérer les échantillons...
Ambiance du jour : j'ai une vie de merde.
Mon oncle Bunny conteste le testament.
- Pardon ? - Oui, je sais !
Ce vieux dingue pervers. J'en reviens pas, quel enfoiré.
- Quel connard ! - Et c'est pas fini.
On aura accès à l'argent qu'une fois que tout sera réglé.
Ça sera long ?
- Trois ou quatre mois. - T'es sérieuse ?
Putain de famille.
Je me suis endetté, je comptais sur ce fric.
Je n'ai vraiment plus rien.
J'ai pas de matelas de sécurité.
Je sais, j'y suis pour rien. Calme-toi, c'est pas ma faute.
J'ai pas dit ça, c'est juste que je suis baisé.
Je l'ai bien profond.
Respire profondément, Dom.
Tout ira bien, calme-toi.
J'ai acheté la friteuse.
Et un énorme néon.
- Désolé d'être secoué. - Tu dois tout mettre en pause.
- Ça marche pas comme ça. - Tu refais le système ?
Je peux pas annuler la commande du néon.
Mais je comprends pas.
Tu me proposes du fric que tu n'as pas.
- Tu te fous de moi ? - C'était une mauvaise idée.
Le fric, ça fout la merde.
Tu crois vraiment ? Tu sais, t'es vraiment incroyable.
Dans ta misérable vie, je suis la seule à t'avoir aidé.
Ta vie est géniale, toi ?
Mon père vient de mourir !
Tu sais quoi ? Va te faire foutre.
J'espère que tu réaliseras tes rêves.
Salut, pardon pour le retard. Le trajet a été un cauchemar.
Ce n'est rien.
Je n'en suis qu'à mon deuxième cocktail.
Tu te souviens de Kevin. Kevin, voici ma mère.
Enchanté de vous revoir, Dana Banana.
Des années qu'on ne me l'avait pas dit.
Kevin, viens là.
Ça, c'est un dominateur.
Et ça va vous rapporter de l'argent ?
On l'a pas fait pour ça.
On voulait avoir un projet commun.
À nous.
Oui, mais on possède l'application, donc si ça se vend,
ça pourrait rapporter.
- Croisons les doigts, alors. - Voilà.
Il n'y a rien de mal à gagner de l'argent.
Surtout en faisant ce que l'on aime.
Ça nourrit l'âme.
Peu ont cette chance.
Pas moi.
Vous avez de la chance.
Tous les deux.
C'est vrai.
Et même si les deux derniers mois n'ont pas été sans drames...
Il paraît, oui.
Y a pas plus chanceux que moi d'être avec votre fils.
Ce n'est jamais sans heurts.
Il est charmant.
Et on dirait bien qu'il t'adore.
Vous vous êtes déjà dit "je t'aime" ?
Ça compte.
Le Dr Sapperstein a changé ton traitement ?
T'es toute mielleuse, là.
Et ça te paraît négatif ?
Tu le sais,
j'adore venir à San Francisco pour faire mes achats de Noël.
Voir Megan et Gus, maintenant Kevin et toi...
Ça me rend heureuse.
Comment va Megan ?
C'est pour cette raison que je voulais discuter.
Votre dispute...
C'est elle qui m'en veut.
Elle est en guerre froide contre moi depuis que Kevin...
a eu lieu.
Megan tient à la morale, tu le sais bien.
Elle a triché à ses exams.
Elle devrait vouloir mon bonheur.
Viens donc au zoo avec nous.
Et dis-lui ça.
Pourquoi vous allez au zoo ?
Je vais lui dire que tu viens et organiser une réconciliation.
- C'est demain. - Ah, demain...
Je peux pas, demain,
parce que j'ai promis à Kevin
de l'aider à trouver un matelas.
Allez-y tôt.
Parce que tu seras là.
Une télécommande par côté.
On va de 0 pour moelleux à 100 pour ferme.
Lui, il l'aime bien dur.
Voyez ce qui vous convient, je suis là en cas de question.
- On garde nos chaussures ? - C'est très bien comme ça.
Tu as ta télécommande ? On a les mêmes ?
Je suis...
à 75.
Moi, je suis à 95. Et c'est pas fini.
Espèce de geek, t'adores ça.
C'est marrant, non ?
Y a même un de leurs lits qui a une fonction apesanteur.
T'as pas changé d'avis pour le zoo ?
Sûrement pas.
Va faire la paix avec la Gorgone, et on en rira dans quelques années.
Quelques années ?
C'est bien, tu vois loin.
J'en étais pas certain, t'as pas proposé qu'on vive à deux.
Je voulais te le proposer.
Mais je me suis dit que tu trouverais ça rapide ou...
- Ou dingue ? - C'est ça.
Je t'oblige un peu à te précipiter.
Mais si j'ai pris cet appart,
c'est pour nous.
Je veux que ce lit, ce soit notre lit.
- Quand tu seras prêt. - Attends.
Tu veux...
Si on était pas bien installés, je le ferais avec un genou à terre.
Patrick Murray, veux-tu emménager avec moi ?
Et te brosser les dents dans le lavabo à côté du mien ?
- C'est une étape importante. - Oui, effectivement.
C'est quand tu veux.
- C'est un refuge, pas un musée. - C'est pas moi qui l'ai engagé.
Salut, les gars.
- On a un léger... - C'est un putain de bordel.
L'artiste qu'on a engagé refuse le thème de la tolérance.
Il a démissionné en laissant un message.
Merde, ça craint.
On est foutus.
Celle qui nous fait un don va venir la voir cette semaine.
Je vais dire aux jeunes d'arrêter.
D'accord.
- Vous allez faire quoi ? - Aucune idée.
Dis-moi, au début de ton traitement,
est-ce que tu as eu des effets secondaires bizarres ?
Rien d'étrange. Pourquoi cette question ?
J'envisage de me mettre à la PrEP.
Je veux être certain de pas faire des convulsions.
Arrête d'en faire des caisses.
Mais pourquoi te mettre à la PrEP ?
Tu le sais.
C'est ce que ferait tout gay raisonnable de cette ville.
C'est ça.
- Tu vas faire cette fresque. - Moi ?
Fais-le pour la communauté. C'est ton devoir d' homo sapiens .
- J'en ai fini avec l'art. - Voilà ce que tu vas faire.
Peins des papillons de tolérance.
Implique les jeunes, fais un truc sympa.
- Et voilà, t'es un héros. - Je le ferai pas.
- J'ai pas envie. - Écoute bien.
Tu seras le plus gros des connards si tu nous sors pas de la merde.
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