The first 200 lines.
Il était une fois, un roi du nom de William.
Il régnait sur un puissant royaume. Et pourtant, il était triste,
car il vieillissait et n'avait pas d'enfant pour lui succéder.
Et puis, heureusement, une fille vint à naître.
Une princesse
à qui on donna le nom de Juliette.
Des rois et des reines du monde entier lui offrirent des présents.
Parmi eux, la veuve Uberta et son jeune fils, le prince Arthur.
À ce moment-là, William et Uberta eurent la même idée.
En passant l'été ensemble, les enfants pourraient tomber amoureux.
Les deux royaumes seraient alors réunis.
Mais un autre plan se dessinait : Celui de l'enchanteur Alpéric.
La naissance de Juliette ne le préoccupait aucunement.
Il voulait usurper le royaume de William en usant d'un art illicite.
Mais le roi William le fit arrêter à temps.
Les pouvoirs d'Alpéric furent engloutis par les ténèbres.
Le peuple réclamait sa mise à mort, mais le roi ne fit que le bannir.
Je n'en ai pas fini avec toi. Un jour, je retrouverai mes pouvoirs.
Tout ce que tu possèdes et que tu aimes sera enfin à moi.
On redouta que le roi ait été trop bon.
Mais avec le temps, on oublia ses menaces.
Tous les espoirs se tournèrent vers cet été
où Arthur et Juliette se rencontreraient.
Ils arrivent !
Chère Uberta ! Toujours aussi ravissante.
Un nid !
Qui est ce vaillant jeune homme ? Le jeune prince Arthur, sans doute.
Bienvenu à vous dans notre doux royaume.
Et à vous aussi, jeune princesse.
- Allons Arthur. Chéri, je t'en prie. - Mère, non.
Bonjour princesse Juliette. Je suis ravi de vous rencontrer.
Je suis enchantée, prince Arthur.
Dire que je vais passer l'été avec elle Et elle ne sait même pas boxer
- Qu'il est prétentieux - Qu'elle est superficielle
- Je voudrais attraper la varicelle - Quel bonheur d'être ici
- Enchantée de vous voir - C'est un vrai cauchemar
Quelle idée bizarre de nous Faire tomber dans ce traquenard
Les enfants semblent bien s'entendre
Déclenchons dans leur cœur le grand déclic
C'est le point stratégique
- Une union monarchique - Et politique
- Nous sommes d'accord - Unissons nos efforts
Quelle idée géniale
Ça, c'est mon idée royale
Que c'est drôle.
Allons ma fille, ne traîne pas Arthur t'attend, hâte-toi
Je n'ai pas lavé mes cheveux Et j'ai un peu mal au cœur
Un peu de respect, tu veux Ne blesse pas leur honneur
Ne me demande pas de sourire Cette fille me fait vomir
Un jour le futur sera le prince Arthur
Splendide !
Mais comment faire Pour se débarrasser d'elle
- Attendez-moi. - Cours, dépêche-toi.
Je n'aime pas ce vilain canard
C'est le moment de déclencher la bagarre
- Vous pouvez être fiers - On n'en a rien à faire
Quelle idée bizarre
De nous faire vivre ce cauchemar
Cette union parfaite d'Arthur et Juliette
N'est pas le fruit du hasard
Chacun de nous peut voir que le point Sur lequel ils sont d'accord
C'est que l'idée de réunir leur sort
Est bizarre
Elle voudrait que je me déguise Elle flirte avec les gardes
- Elle te fera perdre ta chemise - Elle devrait perdre aux cartes
- Un dix et quatre sept - Je gagne, je regrette
C'est un vrai cauchemar
- C'est une belle victoire - Ce n'est pas le fruit du hasard
À cette union couronnée Nous rêvons d'être invités
Souhaitons qu'on ait un jour de congé Pour boire, danser et chanter
Leurs cœurs unis pour la vie Formeront un seul pays
Espérons, quand ils seront mariés Que nos impôts vont baisser
- Et si elle me refusait ton fiston ? - Insistons
Aussi loin que je me souvienne, On nous parle mariage
Dès que les mois d'été reviennent
Ils nous entraînent dans leur Engrenage en oubliant les usages
Je ferais mieux, j'en suis sûr
Qu'il est immature
Il a un sourire qui me fait défaillir
Je lis son cœur et j'en oublie ma peur
Le vilain canard qui rechigne et trépigne
À aujourd'hui une ligne digne d'un cygne
- Ravie et enchantée - Mes rêves ont ton visage
Je n'avais pas idée
- Quelle idée géniale - Quelle idée royale
Une idée géniale, une idée royale Un triomphe matrimonial
Une idée géniale, une idée royale
Comme un élixir de vie conjugale
C'est une belle idée
Que l'on appelle l'amour
Idée étincelle
Idée éternelle
Cette idée s'appelle
L'amour
Annoncez notre mariage !
Non, attendez.
Pourquoi ? Tu es tout ce que je désire. Tu es tellement belle.
- Merci beaucoup. Mais quoi d'autre ? - Quoi d'autre ?
Est-ce que la beauté est tout ce qui t'importe ?
- Arthur, quoi d'autre ? - Euh...
Je ne vois pas ce qu'il y a d'autre.
Nous avons essayé, Uberta. On ne peut pas dire le contraire.
- Dis au revoir, Juliette. - Au revoir... Prince Arthur.
Mère... Au revoir, princesse.
Toutes ces années de préparatifs... gaspillées.
Elle dit : "Est-ce que la beauté est tout ce qui t'importe ?"
- Et vous : "Quoi d'autre ?" - C'était stupide, c'est sûr.
Votre biographie devrait s'intituler : Comment offenser les femmes.
- À ton tour, prince Arthur. - Je ne savais que dire d'autre.
- Tu as perdu ta reine. - C'est la deuxième fois.
Réfléchissez. Vous devez voir autre chose que sa beauté.
Bien sûr. Elle est...
Sans aucun doute... Absolument...
Vous êtes d'accord ?
Je ne sais pas trop comment dire ça.
Je lui prouverai un jour. Je lui prouverai mon amour. Échec et mat.
Tout ce que tu possèdes
et tout ce que tu aimes va être enfin à moi.
Je ne te comprends pas. Que voulais-tu qu'Arthur te dise ?
Je voulais qu'il puisse m'aimer pour ce que je suis vraiment.
Reste à l'intérieur, Juliette.
- C'est le capitaine du roi William. - On a...
On a été attaqués par un monstre gigantesque.
- Juliette ! - Attendez, prince !
Juliette ?
Juliette ?
Roi William...
Arthur.
Qui vous a fait ça ?
- Un gigantesque monstre. - Où est Juliette ?
Écoute-moi, Arthur.
Cette chose n'est pas ce qu'elle semble être.
- Comment ? Où est passée Juliette ? - Juliette a été...
Juliette a été... enlevée.
Juliette !
Ne sois pas triste. Le sort que je t'ai jeté dure moins d'une journée.
Dès que la lune apparaît...
C'est ce qui se produira chaque nuit.
Tu devras être sur le lac. Un rayon de lune devra te toucher les ailes.
Cela ne m'apporte aucun plaisir.
Enfin, ça m'amuse un poil...
Mais ce que je veux vraiment, c'est le royaume de ton père.
- Prenez-le. Vous en avez le pouvoir. - Non, j'ai déjà essayé.
Quand on vole une chose, il faut se battre toute sa vie pour la garder.
Si, par bonheur, j'épousais l'unique héritière du trône
nous régnerions sur le royaume de ton père. Nous serions roi et reine.
- Jamais ! - Où vas-tu ?
Quand le clair de lune disparaîtra, tu redeviendras un cygne.
- Les musiciens ne sont pas contents. - Je sais, mais je dois m'entraîner.
J'ai toujours été le premier à vouloir... m'amuser.
- Il faudra combattre ce monstre. - Vous croyez qu'elle est en vie ?
- Je les trouverai tous les deux. - Vous avez cherché partout.
- On sait tous qu'elle est partie. - Vous avez tous tort.
Elle est vivante et je la trouverai. Prêt, Barnabé ?
On ne triche pas. Animaux, rassemblement !
Je proteste. Nous sommes musiciens.
Les domestiques sont en congé.
- Je suis un artiste, pas une bête. - On s'y tromperait.
Un peu de courage. Il n'y a aucun danger.
Ça fait très mal De se faire traiter d'animal
Nous sommes une troupe Et non pas un troupeau
Pour notre réputation, C'est une vraie humiliation
Nous serons courageux Comme des lions
Allons, à quatre pattes. Et rugissez férocement.
Mettez-vous dans la peau du personnage.
Je veux que mon cœur se glace d'effroi en vous voyant.
Pas vous, Martin. Vous n'êtes qu'un lapin, bon sang.
Archers ! Prêts !
Attention.
Tirez.
- On nous canarde. - Présent.
- On nous canarde. - Encore présent.
Jour après jour, notre prince, avec tactique
Pratique, pratique, pratique
Il pense à elle et son cœur très romantique
Pratique, pratique, pratique
Il s'entraîne à tirer sur nous
Jour après jour, De ses flèches il nous pique
Il pense à elle et son cœur Très romantique pratique, pratique
Sans arrêt
Il pratique, pratique, pratique
Terminé. Animaux, rassemblement pour le décompte.
Ce canard laquais est tombé sur un bec. Excellent score.
Désolé, Alex. Prends quelques jours de congé.
Cet élan n'a pas pris assez d'élan. Seize touches, ça fait trente-deux.
Dix coups à sept points, plus quatorze fois trois...
298 ! Merveilleux, cher prince. Passons à Barnabé.
Zéro, nul, que dalle, des clous. C'est absolument lamentable.
Pour finir en beauté,
la cible à 100 points : Le lapin.
- Ça me fait 300 points, Melchior. - Bien joué, Barnabé.
Bien ? Inscrivez-le. 300 à 298.
Attendez une petite minute, Melchior.
- Désolé, mon ami. - Tu es un très bon tireur, Arthur.
Mais il faut plus qu'un œil d'aigle. Il faut du courage. C'est mon fort.
Pourquoi pas un petit tournoi de "Retour à l'Envoyeur" ?
Retour... à l'envoyeur ? C'est-à-dire moi ?
Tu es le seul homme qui a assez de c... c... c... courage.
- Tu es sûr que ça va, Barnabé ? - Oui, ça va très bien.
- C'est trop serré. - Je suis désolé.
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