A Woman in Berlin (The Downfall of Berlin / Anonyma - Eine Frau in Berlin)

A Woman in Berlin (The Downfall of Berlin / Anonyma - Eine Frau in Berlin)

Anonyma - Eine Frau in Berlin

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A Woman in Berlin 2008 BDRip XviD AC3-CaLLiOpeD [FR]
A Commentary by waterhouse34

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Published on: 2021-09-29
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The first 200 lines.

Anonyma

Titre original : "Une femme à Berlin"

La chute de Berlin

Qui l'aurait cru ?

Le 16 avril 1945, le temps était venu.

L'armée russe avait encerclé Berlin.

Ils se dirigeaient maintenant vers le Reichstag.

Ce jour-là, on voyait le soleil derrière les nuages

et le parfum du lilas perçait la fumée épaisse.

Comment commencer ?

Comment trouver les mots justes ?

J'étais journaliste, j'ai voyagé dans 12 pays.

J'ai vécu à Moscou, Paris et Londres.

J'ai vraiment aimé vivre à Paris et à Londres.

Mais j'ai décidé de revenir.

Je tenais...à vivre ça.

Mon nom n'a pas d'importance.

Je fais partie de ceux, nombreux, qui croyaient à l'avenir de notre pays.

Des doutes ? Seuls les faibles en ont.

Varsovie, Bruxelles, Paris. On gagne à chaque fois.

Les Russes n'ont pas de chef.

Quand ils reviendront enfin à la raison,

on sera déjà aux portes de Moscou.

Pardonnez notre insistance, mais c’est la guerre après tout.

Gerd détestait les gares.

Quand il est parti, la maison résonnait du bruit de ses bottes.

Nous étions persuadés d'être dans le vrai.

On respirait le même air que les autres.

On faisait partie de ça.

Il a pris mon manteau en disant :

"Les Russes n’ont aucune idée de ce qui les attend."

On se dirigeait vers la Sorbonne en papotant en français.

Il m'a prise pour une de ces grandes Suédoises blondes.

J'ai adapté ma foulée pour marcher à son pas.

Alors il s'est arrêté et m'a dit : "Ah, une fille du Führer !"

Pas très romantique comme rencontre. Quel dommage !

Attendez, j'aimerais... Arrêtez la musique, svp.

J'aimerais que nous partagions tous ce moment,

cette merveilleuse soirée avec nos époux

qui sont en poste partout en Europe.

Dégagez !

Courez, courez !

Tirez-vous !

Allez sur les maisons à droite !

Viens ici, bon sang !

Maman, où tu es ?

Allez, dépêche-toi !

Ouvrez-le feu et rechargez !

Feu !

- Attends-moi. - Attention, baisse la tête !

- Te voilà ! - Attendez-moi !

Attention !

Pas d'uniformes, pas d'armes, ou c'est la loi martiale.

Felix, tu es où ?

Felix ?

- Il est passé où ? Felix ? - On a aucune consigne.

Pas de messages, rien ! On en a rien à foutre de nous.

Felix ? Lenchen, Lenchen ? Vous êtes où, merde !

A Wedding, ils montrent déjà leurs gamines aux Russes.

Cochons de Russes.

C'étaient les libraires, ils parlaient français parfois.

Et voici la veuve du pharmacien.

Son mari avait soulagé la migraine du ministre Hindenburg.

Il y a bien longtemps.

Maintenant tu piétines le corps d'une femme morte,

pour avoir un peu de confiture.

Et voici la tranquille Mme Binder. Musicienne, son mari est porté disparu.

Quelqu'un peut m'aider ? Elle s'étouffe.

Regarde-moi !

Je vais écrire tout ça, je vais témoigner.

Toi et Gerd, vous le lirez.

Je peux vous offrir à boire ?

Merci.

Ça vient de Silésie. Elle va mourir.

Allez, mettez-vous là-dessous ! Vite !

- Maman ? - N'aies pas peur, je suis là.

Ils arrivent !

Halte !

Attention, attention. A tous les résidents de cette rue.

Toutes les armes à feu doivent être déposées immédiatement.

C'est le dernier avertissement.

Attention, attention.

C'est le dernier avertissement.

A l'attaque !

Là-haut !

Tout en haut !

Dégagez ! Pas maintenant !

Attention !

Camarade colonel. Les troupes sont presqu'à la gare de Postdam.

Mais l'ordre était d'atteindre le quartier des ministères !

Compris, camarade colonel.

On reste là.

Major ! On devait arriver au Reichstag !

Pas de Reichstag ? Mais on est à côté !

Merde ! On ne reste pas ici !

C'est un ordre !

Retraite, on sécurise notre flanc.

Compris ?

Des soldats ou des officiers ?

Des armes ?

J'ai dit : soldats ou officiers ?

Ils verront bientôt.

Des armes ?

Rendez vos armes.

Sortez un par un.

Allez, sortez tous ! Plus vite, plus vite !

- Saleté de Russes. - Debout !

Que...?

Que...voulez-vous ?

Russe ?

Russe.

Viens.

Viens.

Manger.

Guerre finie.

Femme.

Viens manger.

Guerre finie, femme.

Viens.

Pas peur.

Pas peur.

On ne va pas mourir ici.

Bravo, viens, viens.

N'aies pas peur.

Ne tremble pas.

Bien ! Viens.

Venez par ici, mes jolies.

Si tu es gentille, je te donne à manger.

Patates, très bonnes.

Je peux ?

Quelqu'un sait comment marche ce truc ?

Toi l'Ukrainien, tu sais ?

Les voilà, nos libérateurs soviétiques.

Fous de joie.

On dirait qu'ils ont du mal à croire qu'ils sont arrivés jusque-là.

Je les connais, leurs sandales et leurs villages.

Leurs nouveaux bâtiments construits rapidement dont ils sont si fiers.

Ils sont sans aucune contrainte.

Laisse-la.

Dégage !

De l'urine, utilise de l'urine.

Ça suffit !

Sérieusement...

Ton urine est bien trop vieille.

A Leningrad, j'ai remis un général sur pied avec de l'urine...

Quel baratineur !

C'est vrai.

Ils font quoi, là ?

Svp.

Svp.

Tu as un mari ?

Un mari et 2 enfants.

C'est pas grave, viens quand même.

Vite, vite !

Laissez-moi passer ! Laissez-moi passer !

Non, bande de porcs !

Vous êtes des porcs, non !

- Votre place n'est pas ici. - Je n'ai rien fait de mal !

Stop.

- Vous êtes dégueulasses ! - Allez, fais pas ta mijaurée.

Beaucoup de mes compatriotes ont pu sauver leur peau.

La fille de Silésie était une proie facile.

Assez !

Madame Hitler.

Tu vas où, salope ?

Voir ton Führer ?

Vite, la mansarde à droite. Allez, vite !

Prends-ça et vas-y, allez !

Tu parles russe, toi. Ne m'abandonne pas !

Soldat !

Pourquoi prendre une femme...

qui ne te veut pas ?

Celles qui veulent sont sales.

Ouvrez la porte, ouvrez !

Ouvrez la porte, salauds !

Pas ici.

- Où ? - On y est presque.

Stop ! Reste là !

Commandant...

Je cherche l'officier supérieur.

Quoi encore ?

C'est vous le chef ?

J'ai... nous avons besoin d'aide.

C'est vous le chef ?

Il y a plusieurs chefs, tout le monde est chef ici.

Vous voulez lequel ?

Major, monsieur...

Nous avons besoin...de votre aide.

Nos hommes sont sains et propres.

Madame Hitler !

C'est la fin de notre pays.

Gerd, te souviens-tu de tes premières paroles ?

"Donnez-moi 30 minutes et vous ne voudrez jamais plus me quitter. "

Mon Dieu...

- C’est l'autre couloir. - La veuve a offert de me loger.

Elle m'a prise par la main et m'a guidée dans son appartement intact.

J’ai accepté l’offre avec gratitude.

Vous pouvez rester un moment ici.

Déménager a été simple : un chemisier, des livres et des cahiers.

- Vous pouvez rester ici. - Merci, j'accepte votre offre.

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