The first 200 lines.
Au secours !
Je vous en prie, c'est urgent.
On m'a enlevée, je suis sur une île de dingues.
Du calme, je sais où vous êtes.
Restez là, j'envoie du secours.
Merci. Merci beaucoup.
Dépêchez-vous.
Dépêchez-vous.
Tout va bien se passer, Mme Maddison.
Mais...
vous me connaissez ?
Vous êtes l'une de mes clientes.
NIGHTMARE ISLAND
L'avion.
M. Roarke. L'avion.
Il est là.
Souriez, tout le monde.
Souriez.
Eh bien...
c'est pas trop moche.
Trop...
canon !
Merci.
Je vous aide.
- Ça va. - J'insiste.
On n'entendait rien, là-dedans ! Patrick.
- Gwen. - Enchanté.
Bienvenue sur cette île fantastique.
Bravo, vous avez gagné le concours.
Ce week-end, vous êtes nos VIP.
En échange, vous n'aurez
qu'à chanter nos louanges sur Internet.
Marketing de base.
Je suis Julia, l'assistante personnelle de M. Roarke.
- Il vient d'où, lui ? - Ce serait trop long.
On m'a dit que sa famille avait acheté cette île il y a 200 ans
contre six caisses de rhum.
Moi, qu'après avoir monté des start-ups dans les années 90,
il a lâché la Silicon Valley.
Pour ouvrir un parc d'attractions.
Cette île est beaucoup plus que ça.
Ici, absolument tout est possible.
Vous faites ça souvent ?
Tout le temps !
M. Roarke est occupé, il trinquera avec vous.
Nous allons vous installer,
que vous puissiez vous rafraîchir.
Pas de réseau.
Tout n'est pas possible.
Messieurs,
attendez au bar, vos chambres sont presque prêtes.
Les autres,
suivez-moi, vos bungalows sont par ici.
Génial que t'aies pu m'amener !
Ce serait pas un trip de rêve sans mon frérot.
Tenez.
Pas besoin d'argent, ici.
Tout ça pour moi ?
C'est une île fantastique, je vous rappelle.
"Où absolument tout est possible", avez-vous dit.
Vous n'avez pas dit comment.
M. Roarke adapte chaque souhait à chaque client.
D'après quelques questions.
J'avoue que je viens d'arriver.
Comment M. Roarke procède, c'est un mystère pour moi aussi.
Ce que je sais,
c'est que votre vie ne sera plus jamais la même.
J'espère que vous êtes prête.
J'en prends deux, merci.
Génial, il me faut un verre.
Désolée, je m'en fais deux d'un coup.
Où est M. Roarke ? On est SDF. Monsieur ?
Mon frère vous parle.
Je suis le frangin. Allô ?
Vous êtes vraiment frères ?
Si on n'est pas de la même couleur, on peut pas être frères ?
T'es raciste ?
- Enfin... - Quoi ?
- T'aimes pas les Asiatiques ? - Pourquoi ?
- J'ai pas dit ça. - T'as dit ça.
Coupe de raciste.
- Regarde-le ! - On te charrie.
Mon père a épousé sa mère quand il était bébé.
JD. Lui, c'est T.
- On en a parlé. - Laisse tomber.
Je préfère Brax.
Patrick. Enchanté.
Prenez le bungalow de Patrick,
il n'a qu'à bungalower avec moi.
Melanie. On s'est pas parlé dans l'avion.
Y avait du bruit.
Je sais faire du bruit, aussi.
T'y vas franco.
T'imagines même pas.
C'est quoi, ton fantasme ?
Je pose la question à tout le monde.
- Ça marche comment ? - Je me le demande.
Réalité virtuelle, c'est clair.
GN ? Jeu de rôle grandeur nature. C'est plutôt sympa.
C'est ce que disent les nazes.
- Sur le fil. - Merci.
Il a raison, ça doit être immersif.
Et si notre souhait implique un proche ?
Des hologrammes. Genre Tupac.
Et un mort ?
Tupac.
Paraît que Roarke blinde les verres d'hallucinogènes.
Dingue.
Promis,
il n'y a dans ces verres que de l'excellent rhum importé.
Bonsoir.
M. Roarke, ambassadeur de vos plus chers désirs.
Bienvenue sur cette île fantastique.
Merci.
On se demandait comment ça fonctionnait.
Patience, vous ne serez pas déçus.
Il y a deux règles.
Un seul fantasme par client.
Deuxièmement,
il faut laisser votre fantasme s'achever de lui-même, quoi qu'il arrive.
Pourquoi le préciser ?
Les fantasmes réservent des surprises,
mais ils se déroulent pour une bonne raison.
- Vous êtes surpris aussi ? - C'est l'île qui décide.
Je ne suis que son humble serviteur.
Ça commence quand ?
Demain matin.
Nous n'avons pas nos chambres.
L'île va en prendre pour son grade sur Yelp.
Il y a une explication, messieurs.
Votre aventure commence maintenant.
C'est loin !
Oui. J'aime pas me taper du buisson.
- C'est pour ça que Jenni t'a largué ? - Trop tôt, T.
Arrête avec ce surnom. Sérieux.
On approche.
Sur le questionnaire,
votre fantasme était d'avoir "la totale", non ?
Eh bien,
servez-vous.
Un peu facile, Roarke,
mais j'adore.
- Champagne ? - Pas pour moi.
Ça me file des rougeurs.
Roarke, oubliez pas mon frérot.
- J'ai dit que t'étais gay. - Comment oublier ?
Pour vous, être gay, c'est aimer uniquement
les apollons gaulés comme des dieux hyper appétissants ?
Je suis pas aussi superficiel.
Ah si, je suis superficiel.
L'île fantastiquissime !
Pour m'appeler, décrochez un téléphone.
- Bonne soirée. - Elle va l'être !
Je passe au CBD.
Bonjour.
M. Roarke vous demande.
Mlle Olsen,
je vous en prie.
Merci, M. Roarke.
Je réalise les fantasmes des gens
depuis très longtemps.
Ils manquent souvent d'imagination.
Beaucoup de trucs sexuels.
Le vôtre est très abstrait.
Vous avez écrit : "Le bonheur et moi,
ça fait deux.
Les erreurs et les regrets, je connais.
Mon souhait serait d'avoir une 2e chance."
Je peux faire un truc sexuel ?
Non. Ça, j'aime bien.
C'est un défi.
Je le relève.
- Super. - Qu'est-ce qui ne vous plaît pas ?
Votre boulot, l'immobilier ?
C'est du commercial. Aucun intérêt.
Situation conjugale ?
Célibataire.
Envie d'enfants ?
C'est une thérapie ou des vacances ?
Les deux, j'espère.
Je me suis toujours imaginée avec...
une petite fille.
Avec qui espériez-vous l'avoir ?
Mlle Olsen.
Le regret est une maladie.
Vous en souffrez depuis trop longtemps.
Je peux vous aider à guérir.
Si vous m'y autorisez.
Il s'appelait Allen.
Excellent.
Quel a été le problème ?
Le moment.
Je l'ai rencontré à une période difficile.
Le soir de notre 1er anniversaire, il a fait sa demande.
J'ai dit non.
Vous pensiez qu'il ne vous aimait pas
car vous vous croyez indigne d'être aimée.
Si vous pouviez revivre cet instant,
vous diriez oui ?
Derrière ces portes,
No comments yet. Be the first to leave one.