The first 200 lines.
Francis ?
C'est douloureux, je sais, mais essayez de vous rappeler.
Retournez à cette époque.
Retournez-y.
Fran, c'est moi.
Fran ?
C'est moi !
Allez, ma belle, ouvre-moi.
T'as réussi à dormir un peu ?
C'était des gentils garçons.
Ça te ferait du bien de prendre l'air.
Je m'inquiète pour toi.
Laisse-moi payer l'enterrement.
Offrir à Jack et Benny un bel adieu.
Je parlerai au père...
Pour quoi faire ?
Pour qu'on me balance des mouchoirs
en me disant que c'était la volonté de Dieu.
J'ai pas à m'exhiber pour pleurer mes fils.
Oz passe beaucoup de temps au magasin.
Tu lui parles pas.
Tu le regardes à peine.
Oswald a toujours eu besoin de tellement d'attention.
J'avais fini par l'accepter, tu sais.
Le fait qu'il soit différent.
Mais regarde ce qu'il a fait. Je peux pas...
Ce qu'il a fait ?
Fran ?
C'était dans son manteau.
- Et ? - Il était avec eux.
Il m'a menti.
Il est rentré
l'air tout triste.
Il jouait les victimes, mais il savait.
Mes bébés se noyaient dans ces tunnels et il a rien dit.
Il a eu mille fois l'occasion de dire quelque chose, de réagir...
- De tout arrêter. - C'est un gosse.
Il les a enfermés !
L'endroit où les flics les ont trouvés...
Ils ont dû forcer la putain de porte pour les atteindre.
Si j'avais su qu'il...
J'aurais pu les sauver et ils seraient à mes côtés.
C'est pas ce qu'Oswald voulait.
C'est ça qu'il voulait. Moi... pour lui tout seul.
J'abrite le diable, Rex.
Qu'est-ce que je dois faire ?
Il y a différentes façons de gérer la situation.
Si tu as vu juste au sujet d'Oz,
eh bien, les gens comme lui
peuvent s'avérer utiles.
Ils peuvent faire de grandes choses, surtout dans mon métier.
Mais il faut les contrôler.
Les types qui viennent me voir veulent gagner de l'argent.
C'est normal, mais la cupidité
n'achète pas la loyauté.
Si je veux de la loyauté,
je recrute des gars en manque de père.
Ceux qui ressentent ce vide
sont prêts à tout pour moi.
Mais Oswald,
il a pas besoin d'un père.
Il t'a toi.
Il est à tes pieds.
Et tu peux t'en servir.
Encourage sa nature, accepte-la, stimule-la.
Il peut être super.
Ou tout l'inverse, j'en sais rien.
Qui ne tente rien n'a rien.
Je dois faire l'autruche ?
Ignorer ce qu'il a fait ?
Quelle mère je serais...
si je...
Je peux pas.
Dans ce cas, il doit partir.
En disant ça, tu sous-entends...
Tu m'aiderais à le faire ?
Maman ?
J'ai ton dîner.
T'es debout ?
Va te préparer.
On sort.
Va mettre ton costume.
Maman, regarde qui est là.
Oui, trésor.
Rex te déposera à la maison.
- Vraiment ? - Oui.
Je sais que j'ai pas été très présente,
je voulais rendre cette soirée spéciale.
Je sais qu'ils te manquent.
Ils me manquent aussi.
Non, une minute...
Tout va bien.
- Pourquoi... - Restez concentrée.
Vous êtes avec Oswald, votre fils.
Vous l'avez emmené dans un club de jazz, Monroe's.
Continuez.
Voilà...
C'est ça.
C'est vrai.
Maman ?
Maman ?
Je vais prendre soin de toi.
Tu le sais, hein ?
Tu as tellement travaillé pour nous trois...
Ce sera plus facile, maintenant.
Je vais travailler.
Et j'ai plein d'idées pour me faire de l'argent facilement.
On croirait entendre ton père.
C'est faux.
Je suis sincère.
Tu veux quoi ?
Dis-le-moi et tu l'auras.
Ce que je veux ?
T'as déjà tout compris à la vie, hein ?
Regarde-toi.
T'es à peine pubère et tu vas prendre soin de moi ?
Bien sûr que oui.
Je suis prêt à tout pour toi.
Je te vois, maman.
Comme personne.
Je vois le sourire que tu affiches
quand tu veux faire croire que tu t'amuses.
Ou le fait que tu fumes beaucoup quand tu réfléchis.
Ou que tu boives beaucoup quand tu es triste.
Je vois à quel point tu travailles dur.
À quel point tu es intelligente.
T'aimerais que les gens importants s'en rendent compte.
Ou que ces gens-là
comptent pas du tout.
Personne croit en toi comme moi.
Personne d'autre te donnera ce que tu mérites.
Je vais te sortir de l'East Side.
Te loger dans un endroit très chic.
Mieux que ce qu'on a.
Oui, c'est pas très dur de trouver mieux.
Le top, alors.
Au dernier étage, un penthouse.
Avec vue sur toute la ville.
Je t'achèterai des habits de marque, des bijoux...
Plein de beaux trucs.
Quand on te croisera, on se dira
que t'es quelqu'un d'important.
Et si tu me crois pas,
c'est pas grave.
Je te le prouverai.
Jour après jour.
Surtout...
crois toujours en moi.
Viens, maman,
danse avec moi.
Tourne là, à gauche.
Allez, allez, allez...
Il se passe quoi ?
J'hallucine.
Putain... Oz.
Il est peut-être blessé, allons voir.
Oz doit être mort.
- Y aura des flics partout. - On en sait rien.
Il faut vérifier, allez.
Ton ami nous met en danger.
- On s'arrache. - Attendez, c'est tout ?
On est là pour la came, pas pour lui.
Une belle bande de lâches.
Répète.
Et vos valeurs ?
Vous allez laisser les Maroni et les Gigante faire leur putain de loi ?
C'est mon quartier.
Regardez-le !
Le monde entier nous traite
comme des moins que rien, de la merde.
Et vous vous barrez ? C'est...
Fais attention à ce que tu dis.
Reste à ta place.
Ou tu te prendras une balle.
- Et là, tu seras vraiment plus rien. - En route.
Par ici.
Reculez pour qu'on puisse...
Reculez.
- Rentrez chez vous. - On n'a plus de chez nous !
Reculez, c'est dangereux !
C'est pas croyable.
Victor ?
Zeke ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
Où est Oz ?
Sofia... Elle a tout fait péter.
Et Oz ?
Il a réussi à sortir ?
Debout là-dedans.
Oz...
Ça fait un bail.
Avec Berto, quand on était petits,
on avait trouvé un nid près de la serre, avec deux oisillons.
L'un des oisillons
était plus gros que l'autre.
Plus fort.
Et la maman oiseau
lui donnait plus à manger.
Je m'inquiétais pour le plus petit.
Il était si faible et frêle, tu vois ?
J'ai cru qu'il allait mourir.
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