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Fin novembre 1987 - Brooklyn
Nerveux, petit ?
Matty.
Quand ton père est parti,
il m'a demandé de veiller sur toi.
J'ai considéré ça comme un honneur.
Pas parce que c'est Benny Chains
ou parce que ta mère est ma soeur,
mais à cause de toi.
Depuis ton enfance,
tu es coriace. Un dur.
Quand tu seras en bas, sois déterminé
car c'est l'enculé qui est responsable
de l'arrestation de ton père.
Matty, tu vas devenir un homme, ce soir.
Vous vous gourez.
Complètement. Tu le sais, Teddy.
Tu dois le savoir.
Les gars.
C'est Bobby Boulevard.
C'est la vie, Matty.
C'est toujours celui à qui on se fiait.
Salut, Matty.
Comment va, petit ?
Bonjour, Bobby.
Oh, non, Matty.
Allons, Matty.
Tu crois que je dénoncerais quelqu'un ?
Non.
Allons.
Matty, qui t'a appris
à bien servir au handball ?
La 1 ère fois que tu as joué
avec ton père, tu as gagné. Qui ?
Toi, Bobby.
Et tu te rappelles la fois
ou je t'ai procuré des revues pornos ?
Tu as gagné gros
en les revendant à tes condisciples.
C'est pas moi qui l'ai fait. Je le jure.
Je ne suis pas un cafeteur.
Ferme ta gueule !
Je me sens déjà mieux.
Matty, le moment est venu
de montrer que tu as de l'estomac. OK ?
A toi de décider s'il doit vivre ou mourir.
Allons.
Tu n'as qu'à presser doucement la détente.
Je suis désolé, oncle Teddy.
Pas grave. Ne t'en fais pas.
Tu n'es pas taillé pour ça. OK ?
Comme ça on le sait.
OK. Attends-nous dehors.
Que vas-tu lui faire ?
Pas grand-chose.
Lui flanquer une raclée.
L'envoyer en dehors de la ville.
C'est ton jour de veine, Bobby.
Allez. Tiens. Va téléphoner.
Certainement. OK, Joe.
Rendez-vous au stade.
Alors... M. Demaret.
Matty.
D'accord.
Vous étiez en lice pour un job d'assistant,
mais vous avez demandé à Joanne de me voir.
Alors ? - Excusez-moi.
Je veux être manager. Manager sportif.
Et pourquoi donnerais-je le feu vert ?
M. McCreadle, je m'y suis
préparé toute ma vie.
Enfant, j'allais voir des matchs de baseball.
J'étais souvent seul,
mais la saison de baseball m'occupait.
Mon oncle appartenait au syndicat
des employés du stade et je connaissais
tout le service d'ordre du Yankee Stadium
et du Shea.
J'ai vu tous les matchs
des Rangers et des Knicks.
J'ai toujours voulu travailler
avec des joueurs de baseball et de basket.
Eh bien... vous baratinez bien.
OK, voyons le CV.
Licencié en marketing sportif.
Travail: Plomberie Riccabone ? - Oui.
Elle n'existe plus. Vous étiez le patron.
Société de Taxis White's.
Également le patron.
John Doe's Catering Hall.
C'est la firme de Benny Chains ?
C'est exact. Elle lui appartient.
Vous êtes apparentés ?
Oui. C'est mon père.
C'est un lien étroit.
Vous êtes enthousiaste,
mais rien dans votre expérience...
Je sais. - Vous êtes venu ici...
Je sais ce que vous pensez.
Dès que le nom de mon père
est prononcé, c'est la douche froide.
Il vous suffit...
Vous pouvez le faire, d'accord ?
Oubliez le nom et...
engagez quelqu'un qui se donnera à fond.
Restons-en là.
Vous avez du bagout.
Mais je sais où vous voulez en venir.
Vous avez une apparence respectable,
je vous engage
puis vous ferez pression sur moi. - Allons.
Quand mon père a débuté, des gars
de votre espèce ont voulu le contrôler.
Je vais répéter ce qu'il a dit: Dégagez.
Sauf votre respect, il y a erreur. - Oui ?
Je suis ici pour un boulot.
Un boulot, sans plus.
10- 10-WINS News.
D'après la partie publique,
Ies inculpations qui ont eu lieu
sonnent le glas du crime organisé.
Les autorités ont encore porté
un coup à la structure mafieuse vacillante...
J'ai remporté la partie.
Merde, Benny, je t'ai offert
cette balle sur un plateau.
Trop fort. Il est vraiment trop fort.
Il est pas le patron pour rien.
Essuie.
Tu sais pourquoi ton père est si fort ?
La plupart font des rebonds,
mais Benny Chains anticipe.
Il fonce. Sans hésiter.
Ça vient de chez Manganaro ?
Oui, je me suis présenté à une entrevue
et j'ai rapporté des bonnes choses.
Encore une agence sportive ?
Oui, et la dernière.
Je les emmerde.
Depuis 12 mois, j'ai été à 14 entrevues.
Différentes firmes, mais refus généralisé.
Matty,
pour ces connards, tu es des nôtres.
Oui, ils ont raison.
Il est temps que je mette la main à la pâte.
Hé, le champion.
Un autre match ?
Bon sang, ça a été rapide.
C'était de la pitié ?
Je ne lui ai laissé marquer aucun point.
Il n'a rien pu faire.
Papa, j'ai quelque chose pour toi.
Pile à l'heure. Quelques billets de 100 ?
Ça vient de chez Christian ? - Oui.
Un chic type. Un type fair-play et sympa.
Je n'ai jamais rien payé dans son resto.
Le faire raquer me gêne un peu.
Alors pourquoi le fais-tu ?
Il le faut. Partout.
Les types qui doivent cracher
un montant fixe n'y arrivent pas.
Comment graisser la patte des autorités
si on ne touche rien ?
Ils rechignent ou ils ne gagnent rien ?
Ils ne gagnent rien ?
Pas de "Ils ne gagnent rien".
Tu crois que les gens ont cessé
de baiser, parier et emprunter ce mois-ci ?
Qu'est-ce qui te prend ?
Tu ne piges pas ?
Quelqu'un nous vole.
Je peux faire quelque chose, papa ?
Non, non. Ne te bile pas, on s'en charge.
Allons.
Teddy, aide-moi. Tu l'as dit toi-même.
En dehors de Brooklyn, je n'ai aucune chance.
De quoi te plains-tu ?
Tu roules en Cadillac.
Ecoute, je sais
m'occuper des affaires courantes.
Les taxis,
Ies dés, les réunions du syndic.
Et je suis prêt à assumer d'autres choses.
Si tu as des problèmes,
je dois bien pouvoir t'aider.
Tu nous as apporté à manger.
Que sais-tu faire d'autre ?
OK, à plus tard.
Salut, Tony.
Ces dames...
sont nos invitées aujourd'hui, OK ?
Bien sûr.
Pour le dessert.
Allez vous poudrer le nez.
Laissez votre numéro à Tony.
Ecoute, Chris...
ça ne va pas plaire à ton père.
Il en a assez de régaler toutes ces nanas.
Tu lui coûtes trop depuis
cette liste de célibataires dans le Post.
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