The first 128 lines.
25 FPS
CHŒUR DE TOKYO Un film de Yasujiro OZU
Œuvre originale :
Komatsu KITAMURA Kogo NODA
Scénario : Kogo NODA
Réalisation : Yasujiro OZU
Image et montage : Hideo SHIGEHARA
Costumes : Kurenai SAITO Assistant caméra : Yuharu ATSUTA
OKAJIMA, le père : Tokihiko OKADA
Son épouse : Emiko YAGUMO
Leur fils : Hideo SUGAWARA Leur fille : Hideko TAKAMINE
Prof OMURA : Tatsuo SAITO Son épouse : Choko IIDA
Le vieil employé : Takeshi SAKAMOTO
Le président : Reiko TANI
Quand cesseras-tu d'être en retard ?
Sans vestes et en rang.
Cesse de faire le pitre.
Va au piquet.
Ceci appartient au passé.
Il est maintenant employé d'une société d'assurance.
Papa, achète-moi une bicyclette !
Tous les enfants du coin en ont une.
J'en veux une, moi aussi !
Demande à maman si elle est d'accord.
Comme c'est le jour du bonus,
elle dit que tu peux me faire ce cadeau.
Achète-moi aussi quelque chose.
On vient de t'acheter ce ballon de papier.
Tu exagères !
Si vous vous disputez, vous n'aurez rien.
Comme les affaires marchent mal,
on sera heureux si on a un mois de bonus.
Un mois de bonus, ça fait quand même 120 yen.
C'est pas mal.
À midi, le président remettra les bonus
Comment ça se présente cette année ?
La politique d'Hoover
ne nous atteindra pas avant longtemps.
Il y a déjà quelqu'un.
Tricycle Parasol
Cravate
Aujourd'hui, c'est le jour où je dois vous dire adieu.
Mais vous deviez être promu
employé méritant l'an prochain !
En fait, alors que j'étais
agent de gestion comme vous,
j'ai démarché des clients
et le ciel m'a puni.
L'autre jour, j'ai assuré un client
pour 20 000 yen.
Il est mort le lendemain,
renversé par une auto.
Mais ce n'est pas vous qui l'avez tué.
Vous n'êtes pas responsable.
Mais avant, j'en avais assuré un autre pour 10 000 yen,
mort du typhus en quelques mois.
Ce n'est pas une raison pour vous virer.
C'est un licenciement abusif.
Je travaille ici depuis si longtemps
que je ne peux attaquer la compagnie.
Mais vous devez au moins tenter de négocier.
Ils ont eu 10 à 20% de plus que le bonus prévu.
Ils doivent être heureux.
Je suis catégorique.
Il faut négocier sans attendre.
Ce n'est pas seulement pour Yamada.
C'est pour tous les salariés.
Le moment est venu de se battre.
Toi qui es plein d'ardeur,
va donc discuter avec le président.
Mais en fait... la société a perdu de l'argent.
Elle n'a pas entièrement tort.
Tu te moques de moi ?
Si tu as le cœur d'en rire,
va négocier avec le président.
On ne vire pas les gens sans négociation.
Imbécile !
Même si le souscripteur
meurt le lendemain,
le montant de la police doit être payé...
Pour quelle raison M. Yamada a-t-il été licencié ?
Sélection naturelle par l'âge.
En fait, n'est-ce pas dû aux décès soudains
de souscripteurs qu'il avait démarchés ?
Depuis quand un employé
s'immisce-t-il dans la gestion ?
Tu es un employé comme nous, non ? Tais-toi.
Des voyous comme toi méritent la porte.
Sors de ma vue.
Moi aussi, je suis viré
à compter d'aujourd'hui.
Je dois aller acheter un vélo pour mon fils.
Allons prendre un verre ensemble.
Mon père va m'en acheter un plus beau aujourd'hui.
Et mon vélo ?
C'est plus amusant qu'un vélo.
Tu parles ! Ça n'a aucun intérêt !
Si tu râles comme ça, je ne t'achèterai plus rien.
Où est maman ?
Elle est partie faire les courses.
Tu n'es qu'un menteur !
Tu crois que tu me fais peur ?
Fais comme tu veux. Je t'enfermerai dans le cabanon.
Il fait des caprices. Je l'ai grondé.
Papa ne m'a pas acheté mon vélo.
Papa a eu tort. Mais comme tu es gentil, tu te tais.
Pourquoi j'ai tort ?
Ce n'est pas bien de mentir aux enfants.
Il attendait tellement ce vélo. C'est dur pour lui.
Papa est un menteur.
Lettre de licenciement
Je me suis disputé avec le patron.
Même si j'avais raison,
c'est lui le patron.
Sois gentil et contente-toi de ça.
Achetons-lui son vélo. C'est dur pour lui.
Tokyo, capitale du chômage
Semaine de l'assurance sociale Ville de Tokyo
Je n'aurais jamais imaginé faire une chose pareille.
Oui, mais vous avez de la chance d'avoir un emploi.
J'aimerais pouvoir pleurer
comme un enfant abandonné.
Si vous pensez que c'est de ma faute, je ne sais comment vous demander pardon.
Comme j'envie les enfants qui peuvent pleurer sans retenue !
Il paraît qu'un ours
s'est enfui d'une ménagerie.
Cette histoire d'ours
ne nous concerne absolument pas.
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