Bringing Down the House

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Bringing Down the House
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Published on: 2016-10-18
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The first 200 lines.

BRONX À BEL AIR

- Vous êtes là? - Je suis là.

Aidez-moi. Ma cliente va aller en prison.

Oh non, elle n'ira pas.

- Je crois que j'ai trouvé. - Vraiment?

Le cas Hasson contre Conrad.

Présomptions similaires. Le cas fut rejeté.

Vous êtes une crème d'avocat, merci.

Vous êtes de loin le plus brillant sur ce forum.

Merci, Avocate.

Nous avons gardé l'anonymat jusque-là,

mais auriez-vous un nom, par hasard?

C'est Charlene.

Je vous ai ratée, hier.

Vous avez fait quoi?

Rien de spécial. J'ai fait une heure de gym le matin,

traîné un peu dans le jardin l'après-midi,

rendu visite à une amie du quartier le soir.

Ça n'a pas l'air bien méchant.

Mais ne vous fiez pas à ma routine. J'ai aussi un côté sombre.

J'ai 31 ans, de longs cheveux bouclés et un corps d'athlète.

Et vous, Peter, vous êtes comment?

Je suis un peu plus vieux,

1 m 85, mes cheveux sont... blonds.

Un blond juvénile.

Bonne nuit à vous, Avocate.

LE PRO DE L'IMPÔT

Gendler.

Bonjour, M. Sanderson.

- Bonjour, Peter. - Comment ça va?

Bien, Peter est là. Nous pouvons commencer.

Parons au plus pressé.

Nous avons appris que Mme Virginia Arness, héritière d'une fortune du café

vient de renvoyer ses avocats fiscaux.

Virginia Arness, 74 ans. Elle est née et a grandi à Athens, État de Géorgie.

Envoyée à 13 ans dans un internat en Angleterre. Elle vivait là-bas depuis.

- Enfin, jusqu'à il y a deux jours. - Impressionnant.

Nous sommes tous au courant de l'esprit économe de Mme Arness.

Elle donne un sens nouveau au mot "conservateur".

Ce ne sera pas facile.

- Peter? - Je suis son homme.

Je suis célibataire. Complètement disponible.

- Tu ne te mariais pas dimanche, Todd? - Je peux arranger ça.

Et je ne voudrais pas empiéter sur tes vacances en famille à Hawaii.

Tu peux y aller. Je m'occupe de tout.

C'est admirable, Todd. Ta jeunesse fait vraiment de toi un sérieux con...

...current dans cette société, surtout lors du match annuel de softball.

Mais pour une ultra-conservatrice de 74 ans...

Nous n'allons rien facturer à Mme Arness pour sa planification successorale.

Parce que nous ne voulons pas de misérables honoraires.

Nous le faisons à perte pour obtenir l'exclusivité de cet énorme conglomérat.

- Je peux t'aider, Howie? - Quel retournement de situation, bravo.

- Quelle situation? - Tu l'as mouché, Gendler.

- Arrête. Gendler ne me dérange pas. - Bien sûr. Il ne te dérange pas.

Qu'est-ce que je m'imaginais?

Je me disais qu'après le boulot, moi et toi on pourrait aller s'en jeter un.

J'ai rendez-vous avec Mme Arness à 18 h. Et on dit "toi et moi", pas "moi et toi."

On dirait que t'as un message. C'est qui Avocate?

Personne.

- On rencontre des inconnues sur le net? - Techniquement, oui. Mais non.

Je l'ai rencontrée sur un forum juridique. Elle est très classe, très intelligente.

- Tu te la tapes quand? - Je la courtise, ce soir.

Tu la courtises. Ça a l'air chaud. C'est elle?

- Séduisante, non? - Pas ma tasse de thé.

- C'est une beauté universelle. - Elle est trop anémique.

J'aime que ma gelée remue, si je ne suis pas trop subtil.

- Tu ne l'es pas. - Enfin, tant qu'elle t'astique le poireau.

- Tu t'es tapé quelqu'un depuis Kate? - Tapé? Faut que je l'appelle.

- Sofia, appelez ma femme. - Ex-femme.

- Mon ex-femme. - Tout de suite.

Je peux pas t'aider sur ce coup-là, mon pote. À plus tard.

Tu avais promis aux enfants. Tu ne vas pas encore leur faire ça.

Hawaii, je peux pas. Mais ils peuvent passer la semaine avec moi.

Ils vont être tellement déçus.

Je peux pas te parler, là.

Papa ne peut pas vous emmener à Hawaii.

- Oh, zut. - Il fait toujours ça.

- Sanderson. Table de deux. - Vous êtes le dernier.

- Elle est là depuis longtemps? - 20 minutes.

Elle a causé des ennuis?

Merci. Bonjour. Je suis Peter Sanderson.

Je suis ravie qu'ils n'aient pas envoyé un enfant.

J'avais précisé que je voulais quelqu'un de mon âge.

Quel magnifique bouledogue français. Ils font d'excellents compagnons.

Comment s'appelle-t-elle?

II s'appelle William Shakespeare.

Bien sûr.

J'ai appris votre malheureuse aventure.

Je n'ai pas d'aventures.

Le fiasco... avec le précédent avocat.

Cet homme était un escroc.

Ce n'est pas parce que je suis riche que les gens doivent en profiter.

Je n'apprécie pas d'être exploitée.

C'est pourquoi nos services sont gratuits. Vous avez durement gagné cet argent.

Je suis une héritière.

Une héritière qui a travaillé dur pour garder son argent.

- Si nous nous mettions au travail? - Soit.

Remettez-moi votre proposition. Je l'emmènerai avec moi.

Proposition?

J'avais l'intention de vous rencontrer demain.

On m'a assurée qu'une offre serait prête cet après-midi.

- Ce rendez-vous n'a pas lieu... - Excusez-moi, madame.

Je suis désolé. Les chiens ne sont pas admis dans le salon.

Je vais vous demander de le faire sortir.

Je suis l'avocat de Mme Arness et je ne vois aucun écriteau à ce sujet.

J'en déduis donc que les chiens sont admis.

Si vous voulez éviter un procès, je vous suggère de filer en cuisine

et d'apporter un tartare de thon à Shakespeare au frais de la maison.

Oui, monsieur.

Vraiment désolé, madame.

Où et quand demain?

- Bonjour, M. Sanderson. - Mme Kline. C'est toujours un plaisir.

Quand pourrais-je à nouveau garder votre charmant petit Georgey?

Bientôt. Il adore vraiment venir chez vous.

M. Sanderson?

Ces Latinos qui rôdaient dans le coin?

Ils regardaient la maison des Arruda.

En repérage?

Non, pour l'acheter.

Oh, s'il vous plaît!

S'ils ne sont pas dans le quartier pour ramasser les feuilles...

Oui, j'aimerais en discuter, mais j'attends quelqu'un.

Allez.

Salut.

J'espère que vous aimez le cham...

...poing.

Comment ça va, chéri?

C'est pour moi? J'adore le champagne.

Vous vous êtes trompée de maison.

C'est super de se voir enfin.

- Pardon? - C'est moi, imbécile. Charlene.

- De la bouffe. - Quoi?

- C'est moi, votre rendez-vous, "Avocate." - Impossible.

- Laissez ça. - Pourquoi impossible?

- Parce que vous n'êtes pas blonde. - On peut rien vous cacher.

Vous devez être un avocat du tonnerre.

Regardez-moi ces jolies bougies. Romantique et tout.

Quelqu'un s'attendait à faire un gros câlin ce soir.

Laissez ça. C'est programmé.

Vous n'êtes pas Charlene. Elle est plus...

du genre mince et blanche?

On me la fait souvent, mais c'est de votre faute, mon pote.

Vous avez pas dû bien regarder la photo.

Je l'ai bien regardée, et vous n'êtes pas dessus.

Poussez-vous. Laissez-moi faire.

Vous voyez?

Me voilà.

Désolé, vous vous êtes planté, mon gros. Mais on faisait pas de photos là où j'étais.

- Vous étiez où? - J'ai des grenouilles dans le ventre.

- On mange ou quoi? - Je vous ai posé une question.

Rolex.

- J'avais les bracelets, mais j'ai rien fait. - Vous êtes une détenue?

Laissez tomber. M. Duflingue m'a laissé sortir.

J'ai trop assuré et je me suis natchav. Pour de bon.

Qu'est-ce que vous venez de dire?

Quoi? Vous entendez pas bien?

Bon, voyons. Comment je vais dire ça?

J'ai été libérée d'un centre correctionnel...

Je comprends. Vous étiez en taule.

On écrit les e-mails à votre place et vous mentez sur vous-même.

- À ma place? - Vous m'avez eu, mais là, il faut partir.

Non, imbécile. C'est vous qui avez menti sur vous.

"Blond juvénile?" Arrêtez! On dit "gris."

Vous vous disiez avocat pénal? J'ai regardé votre dossier.

- Vous êtes un pauvre avocat fiscal. - Un avocat fiscal est un avocat pénal.

- Bien, c'est pour ça que je suis là. - Je vous écoute.

Je veux rouvrir mon dossier.

Et vous avez fait quoi, buté des lascars dans une fusillade?

Buté? Lascars?

Vous êtes un vrai gangster.

J'étais en taule pour vol à main armée, mais j'ai rien fait.

- Personne n'a rien fait. - C'est vrai.

Vous êtes une criminelle.

Non, sinon je vous aurais planté avec ce couteau.

Que vous disiez ça est déjà un problème pour moi.

- Vous devez partir. - Écoutez-moi. Accordez-moi une seconde.

- Je n'ai pas une seconde. - Je peux juste dire quelque chose?

- Quoi? - Je n'ai rien fait.

Espèce de sale...

Je ne partirai pas.

C'est ton enfant, Peter! Tu ne peux pas le nier!

Le test ADN l'a prouvé.

Tu as menti, Peter.

Tu sais que le petit Kareem est de toi.

Comment as-tu pu me faire ça, Peter?

Tu disais que j'étais ta belle reine africaine,

et je t'ai aimé pour ça, Peter.

Je me foutais que ton machin soit tordu.

Le petit Kareem ne veut pas de pension alimentaire.

Il veut une vraie relation avec son papa blanc.

Un mélange chocolat-vanille, souvenir de cette nuit magique de sexe et de drogue.

- Venez. Taisez-vous. - Attendez, mes chaussures.

M. Sanderson, tout va bien?

J'ai cru entendre des voix noires.

Non. Je n'ai rien entendu.

Bien, bonne nuit.

Bonne nuit.

Venez.

Ne bougez pas.

Vous appelez qui?

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