The first 200 lines.
C'est bientôt son anniversaire.
Elle aura 37 ans.
J'ai parlé de vous à Bill Colden. Il pense que vous êtes une avocate hors pair.
Et Bill est d'ordinaire avare de compliments.
On s'est bien entendus.
C'est un bon dirigeant. - En effet.
Selon vous, quels sont vos atouts professionnels ?
Je ne crois pas à l'improvisation. Je bétonne mes dossiers.
Je cerne parfaitement mes clients. Je les protège d'eux-mêmes.
Même si je préfère travailler seule, je peux aussi fonctionner en équipe.
Je m'entends avec les deux sexes,
mais je préfère obéir à un homme.
Pourquoi ? - J'inquiète souvent les femmes.
Vous seriez mon supérieur ?
Aucun souci à se faire, dans ce cas.
Et qu'auriez-vous d'inquiétant ?
Je ne fais partie d'aucune communauté. Je suis indépendante.
Apparemment, vous êtes souvent partie, puis revenue.
J'ai bougé pour pouvoir avancer. Vous êtes toujours revenue.
L'herbe est aussi verte ici qu'ailleurs.
Elizabeth, c'est un C.V. très impressionnant. Vos talents nous seraient précieux.
Je ne vous décevrai pas. Accepteriez-vous
de me parler un peu de vous ?
Je suis née ici, à Los Angeles.
J'ai été abandonnée à la naissance.
Ma mère n'avait que 14 ans. C'est tout ce que je sais d'elle.
Mon père adoptif est décédé, je vois peu ma mère adoptive.
Mon nom, Elizabeth Joyce, je me le suis choisi au collège.
C'est mon nom officiel. Mon seul nom. Je vis seule
depuis l'âge de 17 ans.
Je n'ai jamais été mariée et je n'ai aucun projet dans ce sens.
Je tiens à mon indépendance avant tout.
Comme ça, pas d'attentes à combler. En dehors des miennes,
qui sont déjà considérables.
Point à la ligne.
Nous sommes mariés depuis 4 ans.
Nous avons essayé tout de suite.
Sans succès.
Nous avons espéré, entretenu l'espoir, comme on dit,
mais voilà, ça n'arrivera pas.
Nous l'avons accepté. Nous ne sommes pas amers. Je ne crois pas.
Tu penses qu'on est amers ?
Pas du tout.
Nous ferions de bons parents.
Joseph est un homme très doux. Très affectueux.
Nous saurons l'aimer tout de suite. Même s'il n'est pas de nous.
Pourra-t-on choisir son nom ?
Ça dépend. Parfois, les parents biologiques
et les parents adoptifs arrivent à un accord.
Nous sommes d'accord pour l'accord.
Nous sommes prêts... à adopter.
Le sang, c'est important, mais c'est le temps passé ensemble
qui compte vraiment. N'est-ce pas ?
Bon Dieu ! - Quoi ?
Tu aurais dû m'arrêter. Tous les adoptants ont le trac.
Le temps passé ensemble ! Mais où j'ai été pêcher ça ?
Mystère. - Pourquoi tu n'as rien dit ?
Tu n'as pas desserré les lèvres !
Tu lui as plu. - Tu crois ?
Oui, détends-toi.
C'est comment, ça ?
C'est pas mal. - Seulement "pas mal" ?
C'est bon.
Mon Dieu, faites qu'on trouve un bébé.
Je vous tiens.
Très bien, Louise. Appuyez-vous au bord.
Ici, notre espace de thérapie dédié aux malades chroniques
et aux grands accidentés.
Janelle. - Paco.
Cet homme vous fait les yeux doux ?
J'aimerais bien.
Dis bonjour à Karen.
Votre mère a passé une bonne journée. Elle a mangé de bon cœur.
Combien de temps elle a dormi ? Une demi-heure. Ça lui a fait du bien.
Je la prépare pour la nuit ?
Je vais le faire. J'aurai un peu de retard, demain.
C'est la rentrée de la petite.
Je vous dis à demain.
Il faudrait couper ça.
Je vais te trouver quelqu'un d'autre.
Sofia ne m'a pas demandé si ça m'ennuyait qu'elle amène sa fille pendant les vacances.
Elle aurait pu au moins me le demander.
Tu ne peux pas la virer.
Bonsoir.
Steven et Tracy. On est vos voisins. On passait juste dire bonjour
et vous souhaiter la bienvenue. - Merci.
On a emménagé il y a deux mois, alors...
on sait comment c'est, au début. Cela dit, on se sent en sécurité, ici.
Oui, c'est calme.
Vous vivez seule ? - Absolument.
Je le savais, je l'ai dit à Steven.
Ce sont surtout des gens seuls, ici. Pas d'enfant. Pour l'instant.
En fait, je suis assez occupée.
Pas de problème, je ne bouge pas beaucoup,
alors s'il vous manque du sucre ou autre...
Ravis de vous avoir rencontrée.
Lucy, tu es là ? Lucy chérie ?
Tu es là ou pas ?
Pourquoi elle fait ça ?
Tu dois être sortie.
Je ne suis pas là ! - Rappelle-moi.
Bon, je réessaie plus tard.
Ça enregistre toujours, ce truc ? J'y arrive pas.
C'est pas la peine. - N'arrête pas.
Salut.
J'ai encore rêvé de toi, l'autre jour. Je rentrais à la maison,
et ma clé s'est cassée dans la serrure.
Par la fenêtre, je t'ai vue endormie dans mon lit.
Je suis entrée par derrière. En m'approchant,j'ai senti ton haleine.
Elle sentait le lait d'une autre femme.
Le lit était mouillé.
Tu avais mouillé les draps, et je me suis mise à pleurer
parce que je n'en avais pas de propres pour refaire le lit.
Pardon, je ne voulais pas être impoli.
Paco.
C'est Clara qui m'a dit votre nom.
Qu'est-ce qu'elle a dit d'autre ? - Rien.
Elle trouve toujours le temps de papoter. Pas étonnant que son boulot laisse à désirer.
Cette idée, c'est toi ou c'est lui ? Je t'en prie.
J'ai besoin que tu me soutiennes. Je me demandais juste de qui venait l'idée.
De moi, OK ?
Ta belle mère va nous faire une attaque. Son trésor élevant un enfant
qui n'est pas de lui. - Et toi ?
Tu vas l'aimer, ce bébé ?
Il n'y a pas encore de bébé, que je sache.
C'est quoi, la prochaine étape ?
On a rendez-vous avec une femme, mercredi.
Elle est enceinte de 6 mois.
Et elle vient juste de décider
qu'elle ne le gardait pas ? - Non.
Elle a déjà recalé plusieurs couples. Recalé ?
A priori, c'est toi qui lui fais une faveur. Personne ne fait de faveur à personne.
Tout le monde sera gagnant. Aujourd'hui, il faut se battre pour tout.
La maternité, ça devrait être plus simple que ça.
Pardon, Lucy.
Je viens de dire une horreur. Pardon, je ne suis qu'une idiote.
Excuse-moi. S'il te plaît. Tu es insupportable.
C'est l'un de nos plus beaux bureaux. Je l'ai mérité ?
Pas encore, mais on compte sur vous.
J'entends bien. - Des questions ?
Dîner de bienvenue demain au Mistral à 20 h 15. Vous savez où c'est ?
À demain.
Ça a été, le travail ?
Très bien.
Ils ont mis en place un programme de rééducation post-chimio.
Il leur fallait des volontaires et je me suis proposée.
On est payés pour apprendre, c'est bien.
Il y a un nouveau thérapeute.
C'est un homme... de mon âge.
Il s'empâte un peu.
Il vieillit.
Il est sympathique.
Tout le monde l'aime bien.
Fais attention à toi, Karen. Tu as tendance à ne pas voir le danger.
Repoussez ma main. Bien. Relâchez.
Parfait. C'est ça.
Allez-y.
Voilà Valentino.
Laborieuse, notre prise de contact.
Comment ça ? - Je vous ai sentie gênée...
Ne dites pas ça, vous ne me connaissez pas.
Bravo, Karen.
Je suis pas obligée de rentrer immédiatement.
Je vais prendre un café.
Je vous accompagne ?
D'accord.
À nous. - Café noir, s'il vous plaît.
Même chose.
Et une tarte aux pommes. C'est mon péché mignon.
Vous devriez manger moins.
Je devrais.
Ça fait longtemps que tu es à la clinique ?
Je suis là depuis 6 ans et 6 mois.
J'ai commencé le 11 avril 2004.
Sacrée mémoire.
Avant ça, j'ai passé 11 ans à Westside Memorial.
On m'en a dit du bien.
J'ai eu un différend avec ma chef.
Elle bâclait tout et c'était à moi d'assurer derrière.
J'en ai eu assez, je le lui ai dit...
et elle m'a fait virer.
C'est froid.
Et vous ?
Ça fait 5 mois que je suis là. Je viens de la région de la baie.
Je me suis reconverti il y a 4 ans. J'étais chauffeur, avant. Je suis divorcé.
Et je suis grand père.
Ma fille Melissa a des jumeaux.
Pas vraiment prévus...
mais elle est heureuse. Elle vit toujours là-bas.
Vous avez des questions ?
Ce n'est ni un examen ni un rendez-vous galant.
Remarque cinglante.
Vous vivez seule ?
Qu'est-ce qui vous fait rire ? - Rien.
Je ne dis jamais ce qu'il faut. J'essaie, pourtant.
Comment ça ? - J'ai l'impression de vous dire
que des énormités. Je ne sais pas pourquoi.
Pardon, oubliez.
C'est n'importe quoi.
Je ne suis pas caractérielle. - Mais non.
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