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NOUVELLE-ORLÉANS AÉROPORT INTERNATIONAL
LA TOILE D'ARAIGNÉE
Surpris ?
Et comment !
Ton télégramme disait Mme James Devereaux, je n'ai...
C'est le nom que je porte depuis 17 ans.
Tu ne me l'as jamais dit.
Tu ne me l'as pas demandé.
Pourquoi murmure-t-on ?
Viens.
Allez.
Attends.
Tu es superbe.
Toi aussi. A part ces touches argentées au-dessus des oreilles.
C'est la seule différence. Le reste n'a pas changé.
Ça remonte à six ans.
On a passé une semaine très voluptueuse, n'est-ce pas ?
A part ces moments inoubliables, tu ne te livrais pas beaucoup.
Pourquoi es-tu partie ?
Le temps de remonter ma montre et tu étais déjà loin de Los Angeles.
Il était temps de rentrer chez moi.
Alors ?
Je suis ici pour le sport ou pour le boulot ?
Pour le boulot. Le boulot uniquement.
Tu m'avais dit que si un jour j'avais des ennuis...
Eh bien...
Oh, mon Dieu !
C'est moi qu'il regarde ?
Je crois que c'est moi qui l'intéresse.
Je t'ai réservé une chambre, au Town House.
J'ai mis mon numéro de téléphone, à l'intérieur, là.
Appelle-moi demain, d'accord ?
PÉAGE DU LAC PONTCHARTRAIN
La porte était ouverte.
Elle l'est toujours. Fiche le camp !
Allez, Lew, soyez sympa.
Tu as un sixième sens ou t'es flic ?
La natation, ça détend, c'est vrai.
Mais je connais un meilleur moyen.
Allez, ça suffit.
Qui es-tu et comment sais-tu mon nom ?
Vous ne me trouvez pas sexy ?
Si, je te trouve très sexy.
Mais passer le bicentenaire de la naissance
de notre pays en prison ne me dit rien.
- Allez, ouste. - On ne m'a jamais repoussée.
Il y a un début à tout, petite.
- Je suis désolé. - Vous mentez.
Tu as raison. Allez, fous le camp.
Contre la voiture.
Qui êtes...
A ta place, je la bouclerais.
Tu es prêt à parler ?
Si je m'occupe de toi, t'es pas prêt de pouvoir pisser.
Et on n'y verra que du feu. Crois-moi.
Voyons.
- Agressions sexuelles. - Allons.
- Détournement de mineure. - Non.
Attentat à la pudeur.
Refus d'obtempérer. Possession d'arme.
J'ai un permis.
Il est invalide en Louisiane.
Chef, voilà Harper.
Merci, lieutenant, je sais qui c'est.
Il se croit très malin.
Je m'en occupe.
Très bien.
Le lieutenant Franks fait parfois un peu trop de zèle.
J'avais quelques questions à poser.
Que fait-il dans la vie ?
Combien touchent les détectives privés de nos jours ?
- Cent cinquante dollars. - Par jour ?
Oui. Plus les frais.
Ce n'est pas mal du tout.
Sauf si on ne bosse que 4 jours par an.
Quel est le problème ?
Le problème, c'est qu'on vous a vu en petite tenue
dans un motel avec une mineure.
- Qui m'a vu ? - Moi.
Vous devez savoir tout ce qui se passe
dans cette ville.
Vous ne pouvez pas faire un pas sans que je le sache.
Elle est entrée de force.
J'aime les femmes, mais je ne suis pas bête.
Vous êtes sur une affaire ?
Oui.
Pour qui et pour quoi ?
Pourquoi, c'est confidentiel. Le qui, c'est Mme Devereaux.
Olivia Devereaux ?
Non, Iris.
Vous la connaissez ?
Oui, bien sûr. La famille est très influente par ici.
- Où l'avez-vous connue ? - C'est confidentiel.
Je voudrais bien savoir pourquoi elle a engagé un détective.
Je ne peux rien vous dire, secret professionnel oblige.
Vous vouliez être dans la confidence ?
Un : Pour la fille, je vous crois. Pour l'instant.
Ça ne m'empêchera pas de vous jeter en prison.
Vous voyez où je veux en venir ?
Je commence à avoir une vague idée.
Deux : Je garde votre arme. C'est illégal, ici.
Je veux éviter que vous n'en abusiez.
Très bien.
Trois : Arrêtez votre numéro de privé blasé de la côte ouest.
Notre accent est différent, mais on n'est pas plus bêtes qu'ailleurs.
Je vous reçois cinq sur cinq.
Tant mieux.
Encore une chose, Harper.
Si quoi que ce soit arrive à Iris ou à sa fille, Schuyler,
prévenez-moi tout de suite.
Leur sécurité me tient particulièrement à cur.
Comptez sur moi.
Bonjour, Lew Harper. J'ai rendez-vous avec Mme Devereaux.
Je vais vous annoncer.
Tout ce que j'ai dit, c'est que le début est pompeux.
Essaie de faire preuve d'objectivité.
Très bien, James, allez, vas-y, sers-toi un autre verre,
ça t'aidera peut-être à trouver l'inspiration.
Je ne suis jamais chez moi ici.
Ce n'est vraiment pas très bon.
Mme Devereaux...
- Oui ? - On vous demande.
Merci.
Je ne sais pas par où commencer.
Reprends là où tu t'es arrêtée hier.
- J'ai peur, Lew. - C'est un bon début.
Tu ne vas pas disparaître à nouveau ?
"M. James Devereaux."
"M. Devereaux, le lys en décomposition empeste plus que le chiendent."
Le mari trompé persiste à croire à un amour
qui déjà n'existe plus. Aimez-vous jouer le rôle du cocu ?
"Ou ignorez-vous l'attitude libertine de votre épouse ?"
Une vieille portative. Avec un E fatigué.
Le style n'est pas mauvais,
il me semble.
Posté ici, à Rivage.
"Rivage."
Ton mari est au courant ?
II n'était pas là quand c'est arrivé.
Tu ouvres le courrier de ton mari ?
Oui, et lui ouvre le mien.
Que fait-il dans la vie ?
II écrit des pièces injouables. Entre deux cocktails.
Ça vient d'où tout ça ?
De sa mère.
La famille d'Olivia possède Beau Rivage depuis 175 ans.
L'abolition de l'esclavage les a à peine touchés.
Et toi, là-dedans ?
Je viens d'une très vieille famille. Belle lignée, pas un sou.
Et on s'y fait vite à ce style de vie.
La vieille dame ? C'est Olivia ?
A quoi joue-t-elle ? Elle relève la garde ?
Elle mène son monde à la baguette.
Elle nous donne de l'argent de poche, comme à des gamins.
Si elle tombe sur cette lettre...
James, j'en fais mon affaire, mais c'est elle qui m'effraie.
Elle ferait de ma vie un cauchemar.
Alors, c'est vrai ?
Quoi ?
As-tu connu les joies de l'amour en dehors des liens du mariage ?
En voilà une drôle de question.
Je fais mon boulot, c'est tout.
On ne s'entend plus depuis plusieurs années.
Pourquoi ne le quittes-tu pas ?
Pour aller où ?
Et...
Tu sais qui a pu écrire ça ?
Oui, Pat Reavis.
Qui est-ce ?
C'était le chauffeur de la famille jusqu'à ce que je le renvoie.
J'ai reçu la lettre le lendemain.
Vous aviez une liaison ?
Non, je n'avais pas de liaison avec le chauffeur.
Que veux-tu que je fasse ?
Je veux qu'il arrête d'écrire. Je ne veux plus recevoir de lettres.
Je ne sais pas quoi dire. Je peux essayer.
Iris, on pourrait...
Merci.
Où puis-je trouver ce monsieur Reavis ?
Je ne sais pas où il habite.
Il travaillait chez Kilbourne Oil, il a pu y retourner.
Tu n'auras pas de mal à les trouver.
Vous ne connaissez pas ma fille ?
Schuyler, je te présente M. Harper, il est...
Exterminateur de rats.
Comment allez-vous, M. Harper ?
Certains jours, mieux que d'autres.
J'espère bien.
Nous avons des problèmes ?
Je suis ici pour le savoir.
Je vais commencer par parler à vos employés,
la cuisinière, la bonne, le chauffeur.
Le chauffeur habitait juste au-dessus du garage,
par là.
"Exterminateur ?"
Fais-moi confiance.
Je peux vous aider ?
Une autre fois, peut-être.
C'est un véritable zoo, ici.
Pourriez-vous me présenter au grand chef ?
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