The first 177 lines.
6000 millilitres.
C'est la quantité de sang qui coule dans le corps
d'un homme adulte de ta taille.
C'est juste un peu plus qu'une bouteille de lait.
76 sur 54.
On dit qu'un homme peut perdre jusqu'à 40% de son sang,
mais pas beaucoup plus.
Tu en as perdu 20%.
C'est pour ça que tu ressens des palpitations.
Le cœur ne peut pas se remplir de sang avant de se contracter.
C'est la première phase
de ce que les docteurs nomment une exsanguination.
Raymond, je t'en prie, je ne veux pas te faire de mal.
Ce n'est pas facile pour moi.
Désolé de t'infliger ça.
Tu peux m'aider.
Je t'ai toujours aidée.
Non. Tu as fait semblant de m'aider.
Tu n'as jamais été de mon côté.
Je suis venu à Paris pour te prévenir.
Tu es venu à Paris pour me contrôler,
pour continuer à me nourrir de ton récit.
Mais j'en ai assez de me cacher.
Je ne le ferai plus. Je ne peux pas.
Pas avec Elizabeth qui pose des questions
et raconte des histoires de fantômes.
Personne ne sait que tu es en vie.
Ils posent les questions.
Ça suffit.
Je ne t'ai jamais trahie.
La Directive Townsend est ma condamnation à mort.
Même avec ton aide, je ne peux pas leur échapper.
Il n'y a qu'un seul moyen de survivre.
Je dois leur donner ce qu'ils veulent.
Dis-moi comment.
Je n'ai rien à te dire.
On verra.
Tu crois que tes secrets valent la peine de mourir pour eux ?
Prouve-le.
Que sait-on ?
On a interrogé tous ceux impliqués dans l'arnaque.
Steinhil a engagé docteurs, infirmières,
ex-flics, agents du renseignement. Un bon groupe.
Mais pas autant que Steinhil,
qui cachait l'essentiel.
Aucun ne sait le nom
de la femme qui l'a embauché pour arnaquer M. Reddington.
Juste pourquoi elle le faisait... demander ce qu'il savait sur ma mère.
Le pourquoi m'intéresse moins que le où.
Si Steinhil employait tous ces gens pour créer l'illusion
que Reddington était dans un hôpital français,
où était-il quand on y est allé ?
Apparemment, il s'est échappé. Ou il a essayé.
Il n'est pas allé bien loin.
Comme l'hôpital était exposé,
ils l'ont emmené ailleurs,
mais on ignore où.
Reprenons au début. Paris.
M. Reddington a rencontré quelqu'un avec qui il se sentait assez en sécurité
pour ne pas amener Dembe.
Ou il y est allé seul pour garder le secret.
Vis-à-vis de Dembe ? Ça doit être un sacré secret !
Quoi d'autre ? On l'a enlevé à Paris,
puis mis dans un vol pour Annapolis. Pourquoi ?
Il y a peut-être quelque chose là-bas
que Reddington pourrait les aider à trouver.
Quelque chose ou quelqu'un.
Katarina Rostova.
Je croyais votre mère morte.
C'est sans doute ce qu'elle voulait qu'on croie.
Même vous ?
Apparemment, elle n'est pas maternelle.
Jusque là, j'entends beaucoup de peut-être et de conditionnel,
beaucoup de théories, presque pas de faits.
Voilà un fait... créer un hôpital français à Annapolis,
ça se prépare.
Tous ces docteurs, infirmières, police,
tous ont été envoyés au même endroit
pour essayer leurs costumes.
Vous avez une adresse ?
Entrepôt de textile, dans le Comté Anne Arundel.
Allez-y. S'ils n'ont pas eu de Reddington
ce qu'ils voulaient par l'arnaque,
ils essaieront probablement de le faire parler de force.
Agent Keen ?
J'ai ramené Agnès à la maison en pensant que ma mère n'était pas une menace.
Maintenant, je ne suis plus sûre.
C'est un dur à cuire.
Il vous donnera ce que vous voulez.
Je ne veux pas ça.
On a fait de notre mieux vu la situation.
Je ne serais pas dans cette situation si vous aviez fait votre boulot.
Je vous ai dit qu'il me fallait trois mois
pour créer l'illusion que vous vouliez.
Vous m'avez donné trois jours.
Le FBI a libéré tout le monde ?
J'ai parlé à Abigail.
Que savent-ils ?
Sur moi ? Très peu.
Sur vous ?
Absolument rien.
Je n'avais pas prévu de le tuer.
Il vous trouverait si vous ne le faisiez pas.
C'est mieux ainsi.
Mieux. De tuer un homme.
Cet homme. Une fois saigné pour vos besoins.
L'infirmière était avec lui quand il s'est échappé.
J'ai confiance en elle.
Alors la seule question qui demeure est
devrais-je vous faire confiance ?
Il me reste combien de temps ?
- 1/2 heure. -
Peut-être moins.
J'ai rencontré beaucoup de tueurs.
Je sais qui est capable
de prendre une vie humaine.
Je connais le...
leur regard.
Vous ne l'avez pas.
Ce n'est pas ma décision.
Mais si.
Si vous l'aidez...
Si vous ne faites rien
pour l'arrêter,
vous êtes responsable.
Vous vous êtes presque échappé.
- Elle me le reproche. - Chhh.
Je ne peux pas prendre ce risque. Je suis désolée.
Je crains que l'hypoxie ne se soit installée.
Le goutte à goutte de votre sang emportant avec lui
l'oxygène dont vos organes ont désespérément besoin.
On m'a dit que l'hypoxie pouvait être assez désagréable.
J'en connais un petit rayon sur la douleur.
Belgrade.
Tout ce qui m'était cher est mort ce jour-là.
Je ne voulais pas cela.
Je m'étais bâti une vie, une famille.
Tu as tout fait exploser.
Je l'ignorais.
Dom m'avait promis que personne ne serait blessé.
Qu'il aimait son enfant et voulait juste qu'elle soit à l'abri.
Je te parais à l'abri ?
Chassée,
poursuivie dans les ténèbres.
Je...
Je ne peux pas te donner ce que tu veux.
Ce que je veux,
c'est que ma famille revienne.
Personne ne peut les faire revenir.
Toi moins que quiconque.
Tu ne peux pas me donner ce que je veux.
Mais tu peux me donner ce dont j'ai besoin.
Tu veux me faire croire que tu n'as rien à voir avec Belgrade.
Rien.
Que je compte pour toi.
Oui.
Alors prouve-le.
Qui est après moi ? Combien ?
Et surtout, la vérité.
Je ne peux pas.
Qu'est-ce que c'est ?!
Très bien. Dom, alors.
Eh oui. Je l'ai trouvé.
Je sais que c'est cruel de s'en prendre au vieil homme,
mais tu ne me laisses pas le choix.
Quelque chose me dit qu'il ne résistera pas aussi bien.
Laisse-le tranquille.
Avec joie.
Si tu me donnes ce dont j'ai besoin.
Adieu, Raymond.
Chhh. Pas de bruit.
- Que faites-vous ? - Chut !
Je ne peux pas y arriver seule.
Vous devez monter dans la voiture.
Eh, stop !
- J'ai dit stop ! - Ne faites pas ça, je vous en prie.
Je vous en prie. Je ne veux pas vous blesser.
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