The first 200 lines.
Des pas se rapprochent.
Les pas résonnent.
Une lourde porte s'ouvre.
Quelqu'un entre.
Asomidin Tohirov ?
Vous êtes Asomidin Tohirov
Un bébé pleure.
C'était moi hier.
Moi, deux fois cette nuit.
Tu veux que j'y aille ?
Non, j'y vais. Rendors-toi.
Le bébé hurle.
C'est bon, tiens.
-Chaud ? -Non, c'est pas chaud.
-Je t'avais dit de te rendormir. -J'ai pas réussi.
Ça va, Léo ? C'est chaud ?
Ah oui ?
-Oui. -Et puis comme ça, on se voit.
-Oui. -Oui ?
Oh !
On la voit pas des masses, ta mère.
-Oh oui. -Bah ouais.
On se rejoint chez ma mère ou tu repasses ?
C'est ce soir ?
Virginie, tu me saoules.
Il claque la porte.
Elle tapote sur un clavier.
Votre compagnon sera là ?
Non.
-Vous avez quelqu'un qui peut être à vos côtés ?
Non.
-Je vous prescris des médicaments pour éviter les infections.
Un casier s'ouvre.
-Allez, bonne journée. -Merci.
-Bonjour. -Bonjour.
Salut. —Salut.
C'est quoi ton problème ?
-Tu fais tout par-dessus la jambe. T'es pas précis.
-Sur le terrain, je suis un bon flic ou pas ?
Vas-y, réponds. Sur le terrain, je suis bon ?
-Oui. -Alors ? Pourquoi tu me saoules ?
Y a pas écrit Larousse, là.
Eh oui. Je fais pas de la littérature.
Ça va, miss Norvège ?
Qu'est-ce que t'as ?
-Virginie ? -Oui ?
T'es dispo, là ?
Ouais, pourquoi ?
-Madame doit récupérer des affaires. Mari violent.
Il est pas là. Tu m'accompagnes ?
Ça va aller, madame.
On est là.
-Qu'est-ce que vous faites ? -Reculez.
Monsieur, vous reculez. -Sonia, c'est bon !
-Monsieur, là-bas. -Je peux lui parler ?
-Non, vous pouvez pas. -Sonia.
Vous bougez pas, c'est clair ?
Salope.
Petite pute.
Va te laver, sale pute.
T'es soulagé ?
Tu jouis, là, hein ?
Tu jouis de ton pouvoir ?
-Fais pas comme si t'avais des couilles.
C'est bon, ça suffit.
Hé ! Lâche-moi ! Lâche-moi, j'ai dit !
Tu vas me lâcher !
Connasse !
Ah!
Hé, miss Norvège ?
Arrête de m'appeler comme ça.
Quoi ? Tu préfères Miss Sénégal ?
J'ai une question importante.
-Oui ? -Primordiale, même.
Hum hum ?
On mange quoi, à midi?
Kebab ou kebab ?
Je te laisse le choix, pour une fois.
Je peux pas, j'ai du boulot.
Tu me trompes ?
Tu manges avec un autre homme ?
Bon, 0K.
*Grésillements de la radio
"'-Demande de renforts sur les quais de Seine-
*-Reçu.
Cool.
On va se faire une petite baston. -Ouais. Ça risque.
-Hier, j'ai bien baisé. Aujourd'hui, je vais bastonner.
Qu'il est con.
La sirène hurle et couvre les propos.
Oh !
Tu peux nous aider ?
Cris de combat
Tu arrêtes !
Bouge pas ! -Attends.
Ça décrasse, hein ?
T'as eu peur de filer tes collants ?
-Ça fait 18 mois que je dors pas. -Et alors ?
C'est les femmes, ça.
Vous voulez être traitées comme des mecs,
mais vous brandissez la carte du "je suis mère".
Oublie tes ovaires. -Aristide, lâche-moi.
Pas aujourd'hui. Surtout toi. -Pourquoi ?
Qu'est-ce que je t'ai fait ? -Rien.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Je suis enceinte, mais je vais avorter.
J'ai un peu de mal à oublier mes ovaires.
T'y es pour rien, j'ai oublié ma pilule.
Tu vois, juste une fois. Et voilà.
-T'es sûre qu'il est de moi ? -Oui, je suis sûre.
Je vais pas te faire un dessin. À 100%.
Protestations au loin
Non, mais ça marche pas.
Si tu veux équilibrer, il faut une fille par voiture.
Je sais !
C'est le règlement. Ça peut changer.
-Un chef laissera pas deux nanas partir sans un mec.
Jamais. J'ai pas raison ? -Non.
Non.
-C'est le règlement ! Qu'est-ce que tu racontes ?
Comment on fait un policier ? -Dis-nous ?
Il faut au moins un homme.
Une femme fait pas un policier. -D'accord.
Et deux femmes ensemble ? -Même deux femmes.
-Ça nous est arrivé. -Mais c'est pas possible !
Ça existe encore, un macho pareil ?
C'est comme ça. Il faut un homme.
*"No Scrubs"
J'ai besoin de deux volontaires
Oui, je sais, c'est hors zone.
Ça dépasse l'horaire de fin de service.
Ils sont débordés par l'incendie au centré dé rétention.
Grégoire ?
Ouais, non, désolé.
Aristide ?
-Non, moi, j'ai une vie, contrairement à d'autres.
Tout le monde rit.
-Érik, tu serais OK ? -Oui, c'est bon.
Ils abusent.
-Moi, je veux bien. Je veux bien y aller.
Oh, j'y suis pour rien.
Non, ça m'arrange pas. Non.
Je t'avais dit que j'étais pas sûre. C'est une urgence.
Allô ?
-Ça va ? -Oui.
-Je vérifie la voiture. On sait jamais.
Ah, tu vois ?
Ça peut devenir une arme.
Tout peut devenir une arme.
Qu'est-ce qu'il fout, Hervé ?
Où tu les as mises ?
Pas dans cette pièce.
Tu me fais chier.
Tu me fais chier, tu le sais ?
Hein ?
Jamais tu vas arrêter ?
Glacé.
Non, froid.
Tu te plaindras pas de ton cancer.
Compte pas sur moi pour les chimios.
Pourquoi tu me dis des saloperies ?
Pourquoi tu t'en prends à moi ?
T'avais qu'à me faire un gosse.
Tout dans les bras, rien dans les couilles !
-Je dis au mec : "Je vais te râper la gueule sur le bitume
"la prochaine fois que tu m'appelles frère".
De quelle mère ?
Tu peux baisser d'un ton ?
-Quoi ? T'es pas jouasse ? -Non, je suis pas jouasse.
Tu sais pourquoi ?
Je viens de lire ton PV d'hier, il est truffé de fautes.
-Arrête d'enculer les mouches. C'est des coquilles.
Tu veux que je les écrive en alexandrins, tes PV ?
C'est quoi, ton problème ? Pourquoi tu me cherches ?
-Tu fais tout par-dessus la jambe. T'es pas précis.
-Et sur le terrain, je suis un bon flic ou pas ?
Vas-y, réponds. Sur le terrain...
je suis bon ?
-Oui. -Bah alors ?
Pourquoi tu me saoules ? Y a pas écrit Larousse.
Je suis pas là pour faire de la littérature.
Il faut l'accompagner à son domicile.
C'est bon, je m'en occupe.
Virginie ? -Oui ?
-T'es dispo ? -Oui, pourquoi?
Madame doit récupérer des affaires.
Mari violent.
Il est pas là. Tu m'accompagnes ?
Et voilà. C'est pété, comme d'hab. Fait chier.
Comment ils veulent qu'on bosse avec ces véhicules ?
Parfois, c'est le verrouillage des portes qui marche pas.
On nous demande de faire plus d'interpellations,
ils s'en foutent que les mecs puissent partir.
C'est dingue, quand même !
Une clé tourne dans une serrure.
-Qu'est-ce que vous faites ? -Reculez, monsieur.
-Sonia, c'est bon ! -Monsieur. Là-bas.
-Je peux lui parler ? -Non, vous pouvez pas.
-Sonia ! -Vous bougez pas, c'est clair ?
-C'est pas un salopard, vous savez ?
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