The first 200 lines.
SAMSON ET DALILA
Onze siecles avant la naissance de Jesus Christ,
les tribus d'lsrael se sont installees dans les collines et les vallees
qui longent le Jourdain.
Pour leur malheur, un peuple paien, les Philistins,
repandait la peur, la pauvrete et les reduisait a l'esclavage.
C'est ici, dans la colonie de Sora
qu'une paysanne sterile mit au monde un fils.
ll est intrepide et rebelle.
Sa vie n'obeit qu'a un but, a un seul commandement de Dieu.
Liberer son peuple des Philistins.
ll s'appelle Samson.
Je vais Ie chercher.
Samson !
Veux-tu manger avant de partir ?
- Oui, pre. - Viens.
Bonjour, mon fiIs, tu as bien dormi ?
- Oui, trs bien. - Une Iongue route nous attend.
Les mres et Ieur fiIs !
- Attrapez-Ie ! - Lachez-moi !
Amenez-Ie a Ia rivire !
Samson des Danites,
je t'oins d'huiIe de jacinthe pour Ie pIaisir de ta femme
pour ce grand jour et cette grande nuit.
IncroyabIe ! II a faIIu 13 hommes pour Ie porter.
II nous a juste Iaisss jouer un peu avec Iui.
Ce mariage est une maIdiction.
- Non. II faut Iui faire confiance. - Confiance...
II Ie faut.
On part ou tu as chang d'avis ?
On y va dans une minute.
- Micah, quand vas-tu arreter ? - Quand je serai mort.
Pourquoi prends-tu du mieI ?
C'est un cadeau.
On ne peut pas y aIIer Ies mains vides.
On se dpechera. Ne nous attends pas.
Vous savez, je vous aime beaucoup.
II parait que ta fiance est riche.
Et que ton beau-pre achte nos terres pour nous anantir.
C'est ce qu'on t'a dit ?
Pourquoi as-tu choisi une PhiIistinne pour pouse ?
C'est un ordre de Dieu. J'ignore pourquoi.
Dieu t'a ordonn d'pouser une PhiIistinne ?
- Exactement. - J'espre qu'eIIe te satisfera.
EIIe te pIait vraiment ?
Le Iopard est mort.
Tuez ce Iion, queI qu'en soit Ie prix.
Pourquoi cette caravane s'est arrete Ia ?
Ce sont des soIdats phiIistins de Gaza.
Contournons-Ies par Ie nord.
Non.
Samson !
Ecartez-vous.
Votre exceIIence, pourquoi perdre d'autres hommes ?
Laissez-moi Ie tuer d'une fIche. Nous devons avancer.
Non, DaIiIa est peine par Ia mort de son Iopard.
EIIe offre a quiconque tuera ce Iion un braceIet d'or et de rubis.
AIors, qui fera un pas en avant ?
C'est un ordre. Faites un pas !
Laches !
Votre exceIIence a besoin d'aide ?
Non. Continuez votre route.
Vous, recuIez !
RecuIez !
- II n'a pas d'arme ? - Non.
Qui est-ce ?
Je ne Ie connais pas. II n'a pas d'arme.
Pas d'arme...
Aucune.
Tu as russi, champion.
On reprend Ia route !
En route !
Merci, Arin.
Toi Ia. Qui est cet homme ?
Samson de Ia tribu de Dan.
Mon ami Ie pIus dvou.
Samson, n'est-ce pas Iui qui va pouser Ia fiIIe de RauI ?
Aujourd'hui meme.
MaIgr ses bIessures, iI assistera a sa nuit de noce.
Ma maitresse t'offre ceci.
Pour avoir tu Ia bete.
II est a toi.
Va dire a ta nobIe maitresse que Samson rcIame pIus.
PIus ?
Dis-Iui qu'iI veut dix braceIets.
Dix ?
IIs serviront a nourrir mon peupIe.
II I'a refus, madame.
Sais-tu qui eIIe est ?
EIIe s'appeIIe DaIiIa.
EIIe voyage avec Ie gouverneur ?
EIIe voyage avec qui en a Ies moyens.
Varinia, PhiIistinne de Timna.
Samson, de Ia tribu de Dan.
Nous avons tous t tmoins des voeux qui vous ont unis.
A partir d'aujourd'hui, vous ne faites pIus qu'un.
Que Ies Dieux vous protgent
et vous offrent prosprit.
Votre exceIIence, c'est un grand honneur !
Votre exceIIence, je vais faire prparer des chambres.
Venez.
Mes amis, honorabIes invits.
J'ai Ie grand pIaisir de vous prsenter
Sidka, Ie gouverneur de Gaza.
Votre exceIIence, je pense que vous avez dja rencontr ma fiIIe.
Oui, en effet.
Puis-je humbIement vous prsenter mon gendre, son mari ?
Samson.
Nous nous sommes dja rencontrs.
Un homme d'une force extraordinaire. C'est pour ca que je suis Ia.
Je veux qu'iI fasse partie de ma garnison.
Vous avez d'autres projets ?
C'est juste que je pensais qu'iI resterait avec nous.
Les hommes de votre garnison ne peuvent pas...
n'ont pas Ia permission d'amener Ieur femme.
Pendant un an, iI peut vivre sans eIIe.
- Certainement. - Non !
Quoi ?
J'ai dit non.
Je refuse de rejoindre Ia garnison et de te servir.
Samson !
Je m'excuse pour mes mauvaises manires.
Je sais que je devrais etre bIoui
par ton apparence divine.
Mais Ies vrais dieux emportent Ie tonnerre avec eux.
Surtout quand iIs formuIent Ieurs exigences aux humains.
As-tu apport Ie tonnerre ?
Je t'offense a nouveau.
Parfois, je suis impertinent sans Ie vouIoir.
J'ai dit a mon beau-pre que nous tions ses escIaves.
II s'en est offens.
Je ne Ie nierai pas.
Vous, Ies PhiIistins, pouvez acheter nos terres.
Mais vous n'avez pas cr Ia terre, ni Ia mer,
ni Ie cieI, n'est-ce pas ?
A moins que je n'aie pas su reconnaitre un vrai Dieu.
Est-ce possibIe ? Je ne vois aucun tonnerre.
Pas meme un petit.
- Samson, arrete ! - Je m'excuse.
Bienvenue, votre exceIIence.
Ce soir, tu dineras dans des assiettes en argent.
II y a de Ia nourriture pour dix garnisons.
Accepte notre gnrosit. Ma femme est riche.
Votre exceIIence, excusez-Ie.
Le vin... II ne pense pas a maI.
Musique !
Venez.
Je suis votre serviteur.
Je vais m'assurer de votre confort.
Venez, Iieutenant, venez, votre exceIIence.
Tu es content ?
Tu trouves courageux de te moquer d'eux ?
De risquer ta vie ?
Tu raIises Ies consquences pour nous ?
Asseyez-vous, je vous prie.
Votre exceIIence, Iieutenant, asseyez-vous.
J'espre que vous comprenez.
Depuis Ia mort de ma femme, Virinia est toute ma vie.
Je ferais tout pour eIIe.
C'est ce que je vois.
Je n'ai pas pu I'empecher.
Que Dieu te vienne en aide. Je parIe de notre Dieu.
IIs nous observent tous. On peut partir ?
Pas si tot. Tu veux insuIter Ie gouverneur de Gaza ?
Arrete !
Maitre, cher pubIic, Iivrez-vous a un petit jeu d'astuce.
Voici une nigme venue de rgions au-deIa du dsert.
Ecoutez.
Qu'est-ce qui voIe toujours et jamais ne se repose ?
Comment, iI n'y a pas de rponse ?
Qu'offres-tu en change, magicien ?
Je vous offre I'admiration de votre sagesse.
AIors, voici Ia rponse.
C'est Ie vent.
J'aimerais pouvoir rcompenser votre inteIIigence.
Je vais t'aider, magicien.
Auriez-vous une bourse pIus garnie ?
J'ai une meiIIeure nigme.
Puis-je vous demander
combien d'hommes vous avez ici ?
Ca, une nigme ?
J'offrirai une tunique a chaque soIdat.
Nous sommes 30.
J'offrirai 30 tuniques si tu rsous mon nigme.
De ceIui qui mange est sorti ce qui se mange
et du fort est sorti Ie doux.
Ce n'est pas une nigme mais une rime.
Tu abandonnes bien rapidement. RfIchis.
Je t'accorde Ia nuit pour trouver Ia rponse.
Maintenant,
je vais quitter ta divine compagnie
et profiter des pIaisirs d'un homme ordinaire.
II me faut Ia rponse.
- Votre exceIIence... - Je dois savoir.
Je veux Ia rponse demain matin. N'choue pas.
Sortez !
Dehors !
II a insuIt Ie gouverneur !
Ce n'est qu'un jeu.
Personne ne ridicuIise Sidka.
No comments yet. Be the first to leave one.