The first 200 lines.
QUI A TUÉ VICKY ?
Sensationnel ! Sensationnel ! Édition spéciale !
Un mannequin assassiné ! L'assassin court toujours !
- Eh, fiston ! - Oui, monsieur.
Merci. Édition spéciale !
- Tu devrais avouer - De quoi parlez-vous ?
- Pourquoi l'as-tu tué ? - C'est pas moi.
Je vous le répète. Ce n'est pas moi.
- Je peux te garder ici. - Écoute, mon frère.
Tu ne sembles pas avoir bien saisi. Tu es bon pour la chaise électrique.
- C'est chaud. - Vous ne pouvez pas m'accuser.
Mais si.
Tu te prends pour un dur, hein, avec les autres ?
- Montre-moi un peu ta tête ? - C'est ça.
Quand as-tu rencontré Vicky Lynn ?
Écoutez, les gars. Je vais vous faire un disque...
...vous pourrez le réécouter tant que vous voudrez.
Allez, Frankie, Encore une fois.
Tu l'as rencontrée dans un restaurant sur la 8ème Avenue.
- OK, MacDonald. Je le fais pour toi. - Merci.
Après le combat de boxe, avec mes amis.
On est allé boire un café et...
- Des gâteaux et du café. - C'est tout ?
Non, mais le reste n'est pas dans le menu.
Ça serait trop cher.
- Dites, vous savez quoi ? - Oui...
Je perds mon temps comme serveuse.
Frankie, tu perds de ton charme.
Je te parie qu'en six mois, je fais de cette fille une star.
Quoi ? Tu as lancé des boxeurs et des danseurs amateurs...
...mais je doute que tu fasses une lady de cette Cendrillon.
Bien habillée, au bon endroit elle peut se débrouiller.
Ça pourrait être amusant d'essayer.
La voilà, Frankie. Use de tes charmes.
Voulez-vous m'accompagner au Chico Club demain soir ?
- C'est de là que je viens. - Je ne plaisante pas.
Je vous habillerai et je vous présenterai au gratin. Qu'en dites-vous ?
Je dis que vous êtes fou.
Eleanor, vous auriez dû me voir en Roméo. J'étais magnifique.
- Il y a longtemps, non ? - Quel âge avez-vous, au fait ?
Lady Haendel, c'est un secret même pour ma mère.
Qui est cette belle jeune fille ?
- Bonsoir, M. Christopher. - Bonsoir.
J'ai une table pour vous.
Quelle chance. Je connais celui qui l'accompagne.
- Qui est-ce ? - Frankie Christopher, un agent sportif.
Boxeurs, patineurs et les filles.
Surtout les filles. Excusez-moi.
- Vin pour le dîner et café. - Très bien, monsieur.
- Bonjour, Christopher. - Bonjour, Ray.
Mlle Lynn, je vous présente le célèbre acteur, Robin Ray.
Acteur ? Vraiment ? Comment allez-vous ?
Écoutez, abandonnez cet air hautain ou je vais vous mordre.
- J'en fais trop ? - Oui, mais c'est bien.
Bonjour, Christopher. Comment ça va ?
- Qu'en penses-tu ? - Pas mal.
Mlle Lynn, le journaliste Larry Evans.
- Larry, voici Mlle Vicky Lynn. - Comment allez-vous, M. Evans ?
- J'ai beaucoup lu sur vous. - En bien, j'espère.
Naturellement. C'était vos propres articles.
- Aie ! - Vicky. Vous êtes parfaite.
Cette réplique n'était pas dans le script. Asseyez-vous, les gars.
Lynn ? Lynn ? De Baltimore, par hasard ?
Non, non. Ma famille est de Boston, les haricots, vous savez ?
Sans blague ? Non.
- Dansez-vous la mazurka ? - Oh, avec plaisir.
- Oh, non,. - Une minute. Une minute.
Je n'ai pas amené Mlle Lynn pour me la faire piquer, battez-vous.
Si elle danse, ça sera avec moi.
J'ai le privilège de l'âge, mon cher.
- Rien du tout. Je l'ai vu en premier. - Ne me parle comme ça.
- Messieurs, messieurs. - Lady Haendel invite...
M. Christopher et ses amis à souper avec elle.
Mais nous serions ravis.
Ça y est, Vicky. Ta carrière a commencé.
Venez, Vicky.
Allons-y, les gars.
Je vous présente Mlle Lynn et M. Christopher, Lady Haendel.
- Comment allez-vous, Mlle Lynn ? - Comment allez-vous ?
- Et M. Christopher. - Comment allez-vous ?
- Asseyez-vous donc. - Merci.
Robin, asseyez-vous ici.
Ne te vends pas tout de suite.
Je ferais tout mon possible pour parler de toi dans ma chronique.
Je suis célèbre, profitons-en.
Je ne vois pas comment.
Bonsoir, Harry. Puis-je avoir ma clé ?
Donne une clé pour Mlle Lynn, et plus vite que ça.
Eh bien, euh, bonne nuit, messieurs.
C'était merveilleux, et je vous remercie infiniment.
- On peut monter ? - Oh, je crains que non.
Il est tard et ça pourrait déranger ma soeur.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
- Bonne nuit. - À demain matin.
Je vous attendrai.
- Sa soeur. - Je déteste les soeurs.
- Tu la connais, à propos ? - Non, et toi ?
- Non. - On est à égalité.
Le jour où on sera à égalité, c'est que je serai fini.
Qu'est-ce qui vous a pris ? Elle n'est pas une star.
Elle le sera, et tu risques de ne jamais la fréquenter.
- Pourquoi t'intéressait-elle. - C'est mon travail, la promotion.
Elle était jeune et belle Ça ne vous suffit pas ?
- C'est moi qui questionne. - Alors, vite. J'ai un rendez-vous.
- OK, MacDonald. - Écoutez, Frankie.
Il y a eu un meurtre et on essaie juste d'y voir clair.
C'est tout.
- Quel est votre nom ? - Jill Lynn.
- Pas d'autre prénom ? - Non, juste "Jill".
- Quel lien avec la victime ? - C'était ma soeur.
Depuis combien de temps êtes-vous à New York ?
Eh bien, Vicky était ici depuis 2 ans et quand maman est morte...
J'ai quitté Chicago pour la rejoindre.
Nous habitions ensemble, mais je la voyais très peu.
- Pourquoi ? - Vous voyez, je suis dactylo...
et Vicky travaillait de nuit dans un restaurant.
- Nous avions des heures différentes. - Que savez-vous de Frankie Christopher ?
Rien, il a été le premier a donné Vicky l'idée...
...de devenir une célébrité.
Quand a-t-il commencé ?
J'ai su que c'était sérieux la nuit où elle est rentrée de boîte de nuit.
Il était très tard, et je m'étais endormie sur le canapé.
Jill. Jill, réveille-toi ? Je vais être célèbre.
- De quoi tu parles ? - Tu sais ce qui s'est passé ?
Lady Handel m'a invité à sa table.
Avec tous les gros bonnets, j'ai dansé avec tout le monde.
J'ai reçu des dizaines et des dizaines d'invitations.
Invitations à quoi faire ?
- Je ne retournerai plus dans ce vieux restaurant. - Quoi ?
Pourquoi ? Je me rends compte que j'y perdais mon temps.
- Je peux être quelqu'un. - Tu ne vas pas lâcher ton travail ?
Bien sûr. Si je peux gagner ma vie plus facilement ?
Vicky Lynn, tu perds la tête ?
Non, je retrouve la raison. Voilà tout.
Frankie Christopher me promet une grande carrière.
- Qui est Frankie Christopher ? - Tout le monde connaît Frankie Christopher.
- C'est un célèbre agent sportif. - Que veut-il te faire faire ?
Descendre les chutes Niagara dans un tonneau ?
Jill, j'ai déjà une proposition d'un magazine et d'une cigarette...
Vicky, attends. On a promis à maman de veiller l'une sur l'autre.
Je ne veux pas te faire la morale, mais méfie-toi.
- De quoi ? - Ce Frankie Christopher.
Et ses amis n'ont rien à faire de gens comme nous ?
- Jill, ils vont m'aider. - Comment ?
En me faisant briller.
Au départ, j'ai pris ça comme un jeu, mais après avoir vu
tous ces milliardaires ce soir
j'ai réalisé que je les valais largement.
Vicky, tu n'arriveras pas au sommet par des raccourcis.
On peut te laisser tomber du jour au lendemain.
J'ai l'air vieux jeu, mais j'aime aussi m'amuser.
Jill, tu es vraiment un ange, mais nous sommes différentes.
Je sais ce que je veux, et comment l'obtenir.
Alors arrête de t'inquiéter, hein ?
Très bien.
Alors, va te coucher. Ton joli teint, c'est ton capital.
Bonne nuit.
Quand avez-vous rencontré Frankie Christopher ?
Le lendemain matin. Je préparais le petit-déjeuner
- Vicky, je crois qu'il est là. - D'accord. Je m'habille.
- Mlle Lynn est là ? - Laquelle ?
La vamp, ou l'ordinaire, variété ordinaire ?
- Oh, vous êtes sa soeur. - Vous êtes rapide.
- Je suis Frankie Christopher. - C'est ce que je craignais.
- Puis-je entrer ? - Bien sûr.
Bien sûr, c'est une copie, mais si vous trouver une chaise...
Pourquoi ce ton sarcastique ? Vous ne savez rien de moi.
Je suis assez ignorante, mais je sais ce que j'aime.
Pourquoi avoir raconté à Vicky toutes ces histoires ?
Ce ne sont pas des histoires. Après tout, c'est mon métier...
de découvrir des talents et de les lancer.
Tenez. Regardez ça.
Hmm ! L'heure du repas au zoo.
- Où êtes-vous ? - Je n'aime pas me faire photographier.
C'est pour ceux que je lance. Je reste dans l'ombre.
- Modeste, n'est-ce pas ? - Pas particulièrement.
Juste superstitieux, c'est tout.
- C'est Frankie ? - Oui, ma chère.
Fais-le patienter, Jill. Ne le laisse pas partir.
Fais-le patienter toi-même.
- Bonjour, Frankie. - C'est une bien belle robe.
À partir de là, elle a été prise dans un tourbillon.
On la demandait partout. Poser pour des publicités
Des vêtements, des ballets sur glace, toute la publicité possible.
Grâce aux cours de chant de maman
elle s'est prise pour une chanteuse.
Frankie a même réussi à la faire chanter dans un orchestre connu.
Et puis, un matin, ça a été fini.
Qu'est-ce qu'il fait. Pourquoi tarde-t-il tant ?
Mais, Jill, pourquoi es-tu si excitée ?
Pour rien. Sauf qu'il va me rendre folle.
- Ne t'inquiète pas. Je m'en charge. - Tant mieux.
Je ne voudrais pas être à ta place.
- Tu crois que c'est lui ? - C'est ça façon. Entrez.
- Quoi de neuf ? - Eh bien, tu vas à un mariage ?
Désolé. J'ai travaillé toute la nuit.
Chéri, il est arrivé quelque chose de terrible.
Je ne sais pas comment te le dire, c'est gênant...
Je sais tout ce que tu as fait pour moi, mais bon...
la vie est si imprévisible, n'est-ce pas ?
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