The first 200 lines.
Tout change si vite, de nos jours...
qu'il est facile de se sentir dépassé.
Nous n'avons pas l'impression de diriger notre vie.
On attend beaucoup de nous.
Les médias nous disent que l'avenir sera moins rose que le passé.
Nous gagnons notre vie au lieu de la vivre.
Nous ne savons plus de quoi nous sommes capables.
Je vais vous dire la vérité.
L'avenir deviendra ce que nous déciderons d'en faire.
Certains réussiront à faire la différence.
Ceux qui vivent passionnément.
Contrairement à ceux qui vivent la peur au ventre.
Quelle magnifique journée !
Mon père. Lieutenant Ambrose.
Nous voulons parler à Mme Winterbourne.
- C'est moi. - Patricia Winterbourne ?
C'est ma belle-fille. C'est à quel sujet ?
Le meurtre de Steven DeCunzo.
C'est à moi qu'il faut en parler.
Pourquoi ça ?
C'est moi qui l'ai tué.
Mon Dieu !
Mon Dieu !
Steve DeCunzo. J'aimerais mieux oublier ce nom.
Reprenons au début.
Je m'appelle Connie Doyle. J'ai grandi dans le New Jersey.
Maman est morte quand j'avais 12 ans.
Je ne m'entendais pas avec papa.
A 18 ans, j'ai décidé de nous laisser respirer tous les deux.
Et puis maman disait toujours :
"Ton destin t'attend. Il suffit de le trouver."
Si vous cherchez votre destin, essayez donc New York.
Devinez qui j'y ai rencontré le jour de mon arrivée.
Salut.
Qu'as-tu derrière l'oreille ?
- Pas mal. - Steve DeCunzo.
Sympa, mais elle ne dit pas ce que tu fais.
C'est le secret d'une bonne carte de visite.
Ça ferait m'as-tu-vu.
- Tu vois, je suis agent. - Tu représentes qui ?
Je ne peux pas en parler. Secret professionnel.
Quel âge as-tu ?
18 ans aujourd'hui.
Tu te fous de moi ?
Tu as l'air si mûre.
- Tu trouves ? - Allez, il faut fêter ça.
Heureux anniversaire.
C'est pour moi ?
Steve me disait que j'étais belle, qu'on ne m'appréciait pas assez.
Tout ce qu'une adolescente a envie d'entendre.
Oui, j'ai tout gobé.
Je me suis installée chez lui.
Mais qu'est-ce que...
Ça s'est bien passé pendant un temps.
Il ne m'offrait peut-être pas de fleurs...
mais pour les autoradios volés, j'avais le choix.
Le plus important, c'est qu'il s'occupait de moi.
Et il n'attendait pas grand-chose en retour.
Mais si c'était ça, mon fabuleux destin...
je m'attendais à mieux.
Maman, fais-moi un signe.
LECTURE DES RESULTATS
Je suis enceinte !
C'est génial, non ?
Comment ça, tu es enceinte ?
Comment ça, " comment ça" ?
J'ai fait le test. Il est positif.
On va avoir un bébé !
Tu veux dire que c'est le mien ?
- Evidemment. Qui d'autre ? - Arrête tes conneries !
Tu as sauté Connie, hein ?
Non, jamais.
J'ai dit : "Tu as sauté Connie ?"
Oui, plein de fois.
Salope !
- Débarrasse-t-en. - C'est hors de question.
Ainsi se terminaient mes histoires avec les hommes.
Après, j'ai grossi de jour en jour.
On m'a viré d'un boulot de serveuse. Je ne rentrais plus dans l'uniforme.
Alors j'ai fait des folies : nourriture, dentifrice...
Je ne pouvais plus aller dans des foyers.
Je m'apprêtais à passer ma première nuit dans la rue.
Mais je devais penser à mon bébé. C'était hors de question.
Je vais accoucher dans la rue. Viens voir !
Steve est sorti.
Hé !
Il me faut un logement. Tu me dois bien ça.
- C'est pas chez toi. - T'es obligé.
Ne m'oblige pas à descendre.
- Je veux que tu descendes. - C'est ça.
- Descends, alors ! - Je ne descendrai pas.
Je n'ai nulle part où aller ! Je n'ai pas d'argent !
Tiens.
Tu voulais un bébé ? Très bien.
Fais-le dans la rue.
Là, ça suffit !
Seigneur Dieu !
C'est incroyable.
Ne me fais jamais ça.
Viens par-là.
Je vais vous aider à prier.
Une petite pièce pour un vieux monsieur ?
Je vais vous aider à monter dans le train.
Lâchez-moi ! Ne me touchez pas ! Personne ne me touche.
Quelqu'un a bien dû vous toucher.
Tenez.
Je voulais la garder, mais prenez-la.
Ça, alors.
Et voici l'adresse d'un foyer.
Ils sont portés sur la religion, mais on y mange bien.
Merci.
Un instant !
- Attention ! - Attendez !
En voiture !
Ce n'est pas le métro !
Laissez-moi sortir !
- Où va ce train ? - A Boston.
Contrôle des billets !
Contrôle des billets !
Contrôle des billets !
- S'il vous plaît. - Votre billet.
C'est mon mari qui les as. Steve !
Votre billet.
J'ai son billet, monsieur.
Je vous l'avais dit : j'ai un mari.
Evidemment. Regardez-la.
Que voulez-vous dire au sujet de ma femme ?
Rien, monsieur.
Désolé.
Merci beaucoup.
J'ai pas mal galéré. On est pas vraiment mariés ?
Non, on n'est pas mariés.
Vous avez l'air d'avoir soif. Vous voulez un soda ?
- Merci. - Je vous en prie.
- Allons nous asseoir. - Vraiment ?
Je vous dis qu'on ne trouvera pas de place.
J'ignorais que ce serait bondé à ce point.
J'avais oublié les vacances universitaires.
La fac, ça paraît tellement loin.
N'est-ce pas ?
Patricia.
Hugh.
Tu me caches quelque chose ?
J'ai rencontré une femme enceinte dans la voiture bar.
On lui plaît. Tu m'as ramené à boire ?
- Il m'a donné votre soda. - Elle me plaît plus que toi.
Tu veux aller m'en chercher un autre ?
Pourquoi pas ? On ne sait jamais.
J'aurai peut-être à nouveau de la chance. Soyez sages !
- Salut. - Je m'appelle Connie.
Oh, zut ! Je suis désolée.
Ce n'est pas grave. Ce n'est presque rien.
Je vais nettoyer. Tenez. Je suis désolée.
Ça y est... Voilà !
- Tenez. - Voilà, c'est bon.
Pas de problème.
Vous en êtes à combien ?
Je ne sais pas. 12...13 mois ?
C'est la première conversation que j'ai avec une Américaine.
- Je vis à Hong Kong depuis longtemps. - C'est vrai ?
La nouvelle mode, c'est de jeter du soda.
Je vais rencontrer la famille de Hugh. J'ai vraiment le trac.
Mon Dieu ! Vous êtes trempée. Mettez-la.
- Je peux ? - J'insiste.
Mon père était banquier.
Il y a environ un an, mon père est mort.
Je ne savais pas ce que j'allais faire.
Je n'avais personne. Je ne me souviens pas de ma mère.
Je suis désolée.
Les pieds gonflent pendant la grossesse.
On dirait des pieds de basketteur !
Regardez mes doigts. On dirait des saucisses.
Il faut que j'enlève cette bague.
- Zut ! - Oh, non !
"Cher Playboy, je pensais faire un voyage un peu solitaire..."
Il y a une table. Si on y va, on pourra manger.
On arrive.
- Il va me tuer si je la perds. - Je vais l'attraper.
- Je l'ai. - Tant mieux.
Mon Dieu, elle est magnifique.
Merci beaucoup.
Hugh et Patricia
- C'est adorable. - Allez-y. Essayez-la.
- Ça ne porte pas malheur ? - Rien ne peut m'arriver.
Il faut y aller.
Allez.
Mon bébé.
- Mon bébé ! - Attention, ma jolie.
- Où est mon bébé ? - Votre bébé va bien.
- Quoi ? - Votre bébé va bien.
Je veux le voir. Le, la... Peu importe.
Je vais voir ce que je peux faire.
Ce que vous pouvez faire, c'est m'amener mon bébé.
Très bien.
Ça alors !
Te voilà.
Il est si mignon. Un adorable petit bouchon.
Fichez-moi la paix ! Je sais ce que je fais.
Maman ne sait pas trop ce qu'elle fait. Elle a menti.
Deux jambes.
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