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TRENTE NEUF
Tu aurais dû prendre des gouttes pour les yeux.
Comment aaurait-elle pu les amener à son audition ?
Tu aurais dû penser à quelque chose de triste.
C'est ce que j'ai fait.
Comme quoi ?
Mourir jeune.
Espèce de petite…
Tu peux toujours repasser une audition. Prends du soju et oublie ça.
C'est tellement frustrant.
Tu aurais dû pleurer comme ça à l'audition.
Combien de fois dois-je te le dire ?
Le réalisateur avait une tête comique.
C'est exactement pour ça que tu ne peux pas faire de "l'Actor Studio".
Et quoi s'il à une tête comique ? Ce n'est qu'un être humain.
Comment vas-tu y arriver si tu es comme ça ? Dis-moi.
Qu'est-ce que c'est ? Sa tête ?
Bon sang. Sortons.
Allons prendre du soju.
Oui. Bonne idée.
Le resto du lieu séché est-il ouvert ?
On sort.
D'accord. Amusez-vous bien.
D'accord.
- Oh ! - Quoi?
Il y a quelqu'un.
Puis-je vous aider ?
Êtes-vous Joo-hee ? Je peux à peine vous reconnaître.
Bien.
Est-ce qu'il y a quelqu'un ?
Oui. Tu as une invitée.
- Allez. Filez et ne buvez pas trop. - D'accord.
- D'accord. - Au revoir. Allez-y.
Au revoir.
Que fais-tu ici ?
Je me suis dit
que j'allais passer puisque j'étais dans le coin.
Joo-hee est magnifique.
Les filles de son âge sont vraiment belles , n'est-ce pas ?
Je sors. Allons-y.
Ji-min doit avoir à peu près son âge.
Je parie qu'elle est jolie comme moi.
Je dois me faire vieille.
Elle me manque de temps en temps.
Tu as dit que tu ne méritais pas d'être sa mère.
Tu l'as abandonnée alors qu'elle était enfant.
Ne sois pas comme ça. Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vues.
J'ai failli perdre mon restaurant à cause de quelqu'un.
Et grâce à ça, je combats le cancer maintenant.
Mais tout ça sera bientôt derrière moi, alors ne viens plus jamais me voir.
Lève-toi.
- Oma. - Oui ?
J'ai laissé mon portefeuille ici.
- Je vois. - Le voilà.
Tiens.
- À bientôt. - Ok, à bientôt.
UNE VÉRITÉ QUI DERANGE
- Non. Tenez, madame. - Quoi ?
Merci. Prenez-en une aussi.
Vous aimez les poires ?
- Je ne m'en lasse pas. - Bien.
Au fait, pourquoi Mi-jo ne décroche pas ?
Tu crois qu'ils se disputent parce qu'ils n'ont pas pu aller camper ?
Ça m'étonnerait. Ils sont probablement juste en train de bavarder.
- C'est doux ? - Oui.
Quand les avez-vous achetées ? Elles sont bien mûres et douces.
- C'est vraiment bon. - Bonté divine.
EPISODE 7
Salut.
Où as-tu eu ça ?
Ah, ces chaussures ?
Un de mes amis travaille dans cet hôpital. Je les lui ai prises.
Je ressemble à un vieil homme.
Je t'achèterai de nouvelles chaussures demain.
Au fait, où allons-nous ? Tu ne me ramènes pas à la maison ?
Nous avions des projets, tu te souviens ?
Que dois-je faire ? Laisse-moi aider.
C'est bon. Tu m'as aidé à monter la tente.
Mange et détends-toi. Ne fais rien d'autre.
D'accord.
Merci.
Tiens.
Prends-en d'abord. Je vais manger un peu.
C'est juste juteux comme il faut maintenant. Mange.
- Comment est-ce ? - C'est bon.
Tu souffres de troubles panique, n'est-ce pas ?
De temps en temps. Ce n'est pas si grave.
C'est pour ça que tu voulais prendre un congé sabbatique ?
Non. Ce n'était pas la seule raison.
Pourquoi ne manges-tu pas ? Prends quelque chose.
Qui était la femme avec qui tu étais là-bas ?
C'était la femme de Jin-seok.
Disons-nous juste au revoir ici. Vous n'avez pas besoin de me raccompagner.
J'aime conduire, alors laissez-moi vous ramener à la maison.
Bon sang, je vais me sentir mal à l'aise.
Vous m'avez rappelé Chan-young tout à l'heure.
Tu me ressembles de la pire des manières.
Venez à Yangpyeong un jour. Je vous cuisinerai quelque chose de bon.
Oui madame. Je le ferai.
Pouvez-vous me déposer à l'arrêt de bus ?
Bien sûr. Allons-y.
- Au revoir. - Mais je peux--
- Mon Dieu, ne nous raccompagnez pas. - D'accord.
- Au revoir. - Allons-y.
- Conduisez prudemment. - Au revoir.
- D'accord. Au revoir. - Au revoir.
- Au revoir. - Conduisez prudemment, madame.
Tu as une mère merveilleuse.
Vraiment.
Est-ce que ça va ?
Je vais bien. J'ai juste besoin de m'asseoir une minute.
SEON-JU
Tu as un appel.
Je sais. J'ai besoin de m'asseoir et de me reposer aussi.
C'était tellement mouvementé.
Je sais.
Tu ne penses pas qu'elle l'a compris ?
Quand lui diras-tu ?
Je ne suis pas sûre.
Peux-tu appeler Seon-u et lui demander s'il sait où est Mi-jo ?
Evidemment.
Hé, Seon-u. C'est moi.
Où est Mi-jo ?
Quoi ?
Je comprends.
D'accord, alors.
Compris. Au revoir.
Qu'a-t-il dit ?
Mi-jo ne se sentait pas trop bien, alors ils sont allés camper.
Ils sont allés camper parce qu'elle ne se sentait pas bien ?
- Oui. - Qu'est ce que ça veut dire ?
Tu voulais qu'elle soit la plus heureuse personne en phase terminale dans le monde.
Mais à cause de ça, c'est toi qui portes tout le fardeau.
Tu vas t'épuiser.
Je pense que je suis une lâche.
Pourquoi ?
"Peut-être que j'aurais dû la convaincre de faire de la chimio."
"Peut-être qu'elle pourrait être dans ces 0,8 % et survivre."
Ces pensées me viennent à l'esprit plusieurs fois par jour.
Cela ne fait pas de toi une lâche.
J'ai l'impression d'avoir décidé d'en faire
la personne en phase terminale la plus heureuse pour apaiser mon esprit.
Puisque Chan-young voulait ça,
j'ai pensé :
"Très bien. Je ferai semblant d'être heureuse."
Je pense que j'ai plutôt fait un compromis avec moi-même.
J'ai une faveur à te demander.
Même si tu penses à Chan-young,
je souhaite que tu veuilles aussi bien faire attention à toi.
Je comprends que tu ne puisses pas t'eempêcher de t'inquiéter pour elle.
Mais c'est la première fois que tu campes.
Alors vivons dans le présent, d'accord ?
N'est-ce pas merveilleux ? Le temps est très agréable,
et l'air aussi. Non ?
Tu n'es pas une lâche.
Tu n'es pas égoïste non plus.
On a apporté des patates douces.
On les a achetés plus tôt. Faisons-les cuire.
Alors des nouilles instantanées pour le petit déjeuner ?
Elles ont meilleur goût le matin.
Laisse-moi les trouver. Attends.
Pourriez-vous livrer ceci à l'appartement 1203, s'il vous plaît ?
Bien sûr.
Puis-je connaître votre nom ?
C'est Kim Jin-seok.
- Monsieur. Kim Jin Seok ? - Oui.
Ça à l'air délicieux.
Tu vas manger ça ?
Ce n'est pas mauvais de manger de la terre...
Tu n'es pas un clochard.
J'allais en éplucher une autre pour toi.
Tsssss.
J'ai laissé ton sac et tes chaussures à la réception.
Récupère-les en rentrant chez toi.
J'espère que tu n'es pas trop malade.
Aigo.
On doit se concentrer sur ces patates douces, d'accord ? On se concentre.
Concentre-toi et épluche-la bien cette fois.
Laisse-en tomber une autre, et je rentre à la maison.
Il en reste encore une.
Bonjour.
Je suis en route pour le travail.
Je vois. Bonne journée, alors.
Oui.
Zut !
Salut.
Merci d'avoir déposé mon sac et mes chaussures.
Pas de soucis. Ce n'était pas loin.
Comment vas-tu ? Est-ce que ça va ?
Oui.
J'ai entendu dire…
qu'elle est venue.
Oui.
Tu te souviens
lorsque tu es venue ici et que tu as pleuré ?
Je ne sais pas pourquoi, je ne cesse de penser à ce jour.
Mi-jo, quoi...
Je vais te tuer.
Toi !
Je vais te tuer!
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