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Oh, euh…
Bon… bonjour.
Ouais, salut.
Ma voisine de palier est un ange.
Et il se trouve que cet ange et moi…
Non.
Il se trouve que Mahiru Shiina,
mon tout premier amour, et moi, sortons ensemble.
Non, attends. C’est pas ce que tu crois, je t’assure.
C’est juste que, voilà…
Je sais pas trop comment me comporter, maintenant qu’on est ensemble.
Ça me rend anxieux.
Tu sais,
je ne suis pas plus à l’aise que toi.
Seulement, mon envie de te sentir près de moi prend le pas
sur tout le reste.
Maintenant qu’on a décidé d’être honnêtes avec nos sentiments,
la meilleure chose à faire, c’est de suivre notre cœur.
Je peux me rapprocher, alors ?
Bien sûr.
Tu es sûr que ça va ?
On dirait que ça t’ennuie plus qu’autre chose.
Non, pas du tout. Je voulais pas te donner cette impression.
Dis, est-ce que je peux te poser une question ?
Euh… oui.
On était tous les deux d’accord pour officialiser notre relation.
En effet.
Mais qu’est-ce qu’on est supposés faire, une fois en couple ?
Pardon, mais c’est tout nouveau pour moi.
Je connais pas vraiment la marche à suivre.
Moi… moi non plus.
T’as une idée, peut-être ?
Se tenir la main ?
On le fait déjà.
Passer nos week-ends ensemble ?
On le fait même en semaine.
Organiser des sorties ?
Bah, ça aussi…
Se câliner ?
C’est pas nouveau.
Ce que je vais dire va peut-être te paraître étrange,
et c’est un peu gênant de l’admettre…
Mais tu n’as pas l’impression
qu’on agissait déjà comme un couple avant même d’en être un ?
Pas faux, tiens.
Non, c’est carrément ça.
Tu sais, j’ai vraiment tout mis en œuvre
pour que tu t’intéresses à moi.
Au point que oui, j’ai peut-être entretenu la confusion.
Sans doute.
Au lieu de se soucier de ce que doit faire un couple ou non,
comportons-nous comme on l’a toujours fait,
en entretenant la complicité qui nous lie.
Pas besoin de se mettre une pression supplémentaire.
On a qu’à y aller à notre rythme,
sans s’inquiéter du reste.
T’as raison.
Désolé, j’aurais pas dû me monter la tête comme ça.
C’est le grand inconnu, j’avais peur de mal faire.
Ça arrive.
Mais oui, alors…
On a rien à changer,
si ce n’est insuffler…
plus d’amour dans notre quotidien.
Amane…
C’est tout ce que je demande.
Moi aussi.
Est-ce qu’à partir de lundi, on peut aller au lycée ensemble ?
Si tu veux, oui.
CHOUCHOUTÉ PAR L’ANGE D’À CÔTÉ 2
ALLER EN COURS À DEUX ET SE MONTRER AU GRAND JOUR
Et puis, le lundi matin est arrivé,
marquant nos premiers pas en tant que couple au lycée.
Je croyais avoir été claire, la dernière fois !
Ne te déshabille pas en ma présence !
Je m’en moque que tu me voies.
Mais moi, pas, justement !
On doit faire une croix sur les baignades ?
Non, si elle se détend pas, ça risque d’être compliqué le jour J…
Ah, euh… oui, pardon.
Tu peux t’occuper du déjeuner ?
À ton service.
Qu’est-ce qui me prend, de bon matin ?
Je me sens un peu tiraillée.
Comment ça ?
Avec cette coupe, je vais pas pouvoir te garder pour moi.
Mais pour l’heure, tu peux toujours en profiter.
Et j’entends bien le faire.
Plein de filles vont se mettre à tourner autour de toi.
Mais ça te va très bien.
Que ce soit le cas ou non, l’important, c’est que j’aie d’yeux que pour toi.
J’espère bien !
Il n’empêche que ça m’inquiète.
On est jalouse ?
Un peu.
Alors j’entends bien montrer à tout le monde
que tu n’appartiens qu’à moi !
N’en fais pas trop non plus.
Je veux pas qu’on voie à quel point t’es mignonne.
Arrête de dire des choses pareilles !
Ça te vient trop naturellement !
Mais pourquoi ?
C’est mauvais pour mon cœur.
Mets-toi à ma place, toi aussi.
Des fois, tu te montres affectueuse de façon si soudaine…
Les attaques-surprises ont plus d’impact !
Enfin bon, vu comment ton cœur bat fort,
je vais te laisser du répit pour aujourd’hui.
Ça fait tout drôle, mais je suis contente qu’on ait sauté le pas.
Pareil.
Je suis plein de courbatures… Courir m’a crevé.
À la journée sportive, l’Ange…
Notre Ange !
Je sens leurs regards braqués sur moi. J’ai pas hâte d’être en classe.
Il va bien falloir y passer.
Tu préfères qu’on arrête ?
Non. Je te l’ai dit, je veux changer pour toi.
C’est vrai, mais bon.
Mahiru !
On est enfin passé à la vitesse supérieure ?
Lâche-moi.
Salut, Mahiru. Contente pour toi.
C’est gentil.
Toutes mes félicitations, vraiment ! J’ai bien fait de croire en vous.
C’est en partie grâce à tous tes bons conseils.
Genre, « Amane comprend rien à rien, qu’est-ce que je fais ? »
Sérieusement ?
Je n’y peux rien, si tu es un peu long à la détente !
Tiens, c’est la première fois
que je te vois sortir ton costume d’homme.
Mon costume d’homme ?
Chitose.
Désolé. J’aurais dû te le dire, pour nous deux.
Bah, vous vous êtes mis ensemble après la journée sportive, non ?
J’imagine que vous avez été bien occupés.
Et puis, t’es du genre à vouloir dire les choses en face.
Je t’en veux pas.
– Merci. – C’est rien.
Oublie pas que tu m’es redevable, car tout ça, c’est grâce à moi !
Ouais, d’accord.
On ira chez ce crêpier que tu adores, celui près de la gare.
Puisque c’est si gentiment proposé !
– Mes félicitations. – T’as enfin accepté ton sort ?
Ce qu’il faut pas entendre.
Disons plutôt… qu’on se courait après tous les deux.
Ça en a mis, du temps.
Ouais, ça fait du bien que ça se soit enfin officialisé.
C’est clair. Six mois que j’attendais ça.
Avoir peur de se lancer, c’est une chose, mais là…
Je sais, c’est bon.
Euh… c’est toi, Fujimiya ?
Mais oui, j’ai pas rêvé !
Je t’ai pas reconnu tout de suite !
T’as changé, dis donc.
Et pour le mieux ! Avant, t’étais d’un banal…
Dis donc, t’y vas fort.
Désolée, je disais pas ça méchamment.
Oh, c’est rien. T’as pas tout à fait tort non plus.
Oui, ça fait un sacré changement.
Tu trouves ? C’est bizarre ?
Du tout. Je trouve que ça te va très bien.
Dis, je suis curieuse.
Je t’écoute.
C’est vrai que vous sortez ensemble ? On vous a vus vous tenir la main.
Oui, c’est le cas. Depuis la semaine dernière.
Et comment vous vous êtes rapprochés ?
On se fréquentait depuis l’année dernière. Ça s’est fait tout seul.
Pas vrai, Mahiru ?
En effet.
Ce serait un peu long à expliquer, mais oui, on sort ensemble.
Au début, ce n’était pas réciproque.
J’ai encore du mal à y croire,
et je tenais absolument à lui tenir la main.
Mouais, je pense que c’est moi qui ai craqué pour toi en premier.
Non, permets-moi d’en douter.
À aucun moment tu m’as fait part de tes sentiments.
Et ça, je le regrette vraiment.
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