Sabrina

Sabrina

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Sabrina 1954 1080p BluRay X264-AMIABLE
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BluRay
x264
1080
Published on: 2018-10-26
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The first 200 lines.

Il était une fois,

au nord de Long Island, à quelques 50 kilomètres de New York,

une petite fille qui vivait dans un grand domaine.

Le domaine était immense et il y avait de nombreux domestiques.

Il y avait des jardiniers pour s'occuper des jardins

et un arboriculteur sous contrat.

Il y avait un batelier pour les bateaux,

qui les mettait à l'eau au printemps et frottait les cales en hiver.

Il y avait des spécialistes qui s'occupaient des terrains,

le court de tennis extérieur, et le court de tennis intérieur,

la piscine extérieure, et la piscine intérieure.

Et il y avait un homme sans titre particulier

qui s'occupait d'un petit bassin dans le jardin

dans lequel vivait un poisson dénommé George.

Dans le domaine, il y avait aussi

un chauffeur répondant au nom de Fairchild,

que l'on avait importé d'Angleterre par le passé,

en même temps qu'une nouvelle Rolls-Royce.

Fairchild était un brillant chauffeur d'une grande élégance,

comme les huit voitures sous ses soins.

Et il avait une fille dont le nom était Sabrina.

C'était la veille de la course annuelle de yachts de 6 mètres,

et, comme le voulait la tradition à Long Island

depuis trente ans,

les Larrabee donnaient une soirée.

Il ne pleuvait jamais pour la soirée des Larrabee.

Ils s'y seraient opposés.

Les Larrabee étaient quatre en tout, le père, la mère et les deux fils.

Maude et Oliver Larrabee s'étaient mariés en 1906,

et parmi leurs nombreux cadeaux de mariage

il y avait un hôtel particulier à New York et ce domaine pour les week-ends.

L'hôtel particulier est devenu le magasin Saks Fifth Avenue.

Linus Larrabee, le fils aîné, est diplômé de Yale,

où ses camarades de classe l'ont élu l'homme le plus à même

de faire don de 50 millions de dollars à son université.

Son frère, David, a fréquenté les meilleures universités de la côte est

sur de courtes périodes

et il a été marié plusieurs fois pour des périodes encore plus courtes.

Il est aujourd'hui champion de polo

et il représente une retenue de 600 $ sur les impôts de Linus.

La vie était belle chez les Larrabee,

on ne pouvait pas être plus près du paradis à Long Island.

Descends de là, Sabrina. Allez.

Va donc boucler tes bagages dans ta chambre.

- Qui est cette fille, père ? - Quelle fille ?

Celle qui danse avec David.

Elle s'appelle Van Horn, Gretchen Van Horn.

De la Chase National Bank.

Je hais les filles qui rient tout le temps.

Tu hais toute fille que David regarde.

Sabrina, tu ne peux pas continuer avec David toute ta vie,

tu comprends ? Tu t'en remettras.

Oui, père.

C'est bien que tu t'en ailles. J'espère que ce sera assez loin.

- Oui, père. - Allons-y, Sabrina.

Une minute, père. Allez-y. Je ne tarderai pas.

- C'est toi, Sabrina. - Bonsoir, David.

J'avais cru entendre quelqu'un.

Non. Ce n'est personne.

Gretchen ! Il y a quelqu'un ? On fait un tennis ?

Gretchen ?

On appelle ça un duo mixte ?

Oh, non. Quoi que tu fasses, tu dois rester de ton côté du filet.

Ça ne va pas être facile, Gretchen.

Allons, David, tu connais les règles du jeu.

D'accord, je fais le service.

Sabrina.

Sabrina.

Oui, père ?

Tu n'oublieras pas ton passeport demain matin ?

Non, père.

Tu sais, tout le monde n'a pas la chance d'aller à Paris.

Je sais.

Et c'est la meilleure école de cuisine au monde, Sabrina.

Si ta mère était en vie,

elle serait ravie de savoir que tu y vas.

Elle était la meilleure cuisinière de Long Island.

Je ne dis pas que tu dois être cuisinière comme elle,

ni que je veux que tu épouses un chauffeur comme moi,

mais tu connais mon sentiment.

Ta mère et moi étions heureux ensemble.

Tout le monde nous respectait.

Que vouloir de plus ?

Ne demande pas la lune, mon enfant.

Non, père.

D'ailleurs, ça n'a jamais fait de mal à personne d'apprendre à cuisiner.

Je te réveillerai à 7 heures. Le bateau part à midi.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Très cher père -

Je ne veux pas aller à Paris.

Je veux mourir.

Pardonne-moi ce que je suis sur le point de faire.

Au revoir.

P.S. N'invite pas David à l'enterrement.

Il ne serait sans doute même pas triste.

Que se passe-t-il ici ?

Fairchild ! Fairchild !

Il y a quelqu'un ?

Qui est là ?

Sabrina, sors de là. Allez, sors de là.

Bonsoir.

- Que fais-tu ici ? - Je vérifiais les bougies.

Quoi ?

Père s'inquiétait parce qu'il manquait une bougie.

Je voulais savoir laquelle.

Alors tu as démarré tous les moteurs et fermé toutes les portes ?

Je ne voulais pas déranger.

Tu aurais pu ne plus jamais déranger personne.

- Ton père est au courant ? - Non ! Je voulais lui faire la surprise.

Tu ferais mieux de sortir d'ici.

Voilà, par ici. Respire profondément. C'est bien. Plus encore.

- Que s'est-il passé ? - Tu t'es évanouie.

Je vais bien. Inutile de me porter.

Ça, pour une bêtise.

N'as-tu jamais entendu parler du monoxyde de carbone ?

C'est mortel.

- Vraiment ? - Bien sûr.

D'après toi, que serait-il arrivé si je n'étais pas venu ?

- Je serais morte. - En un clin d'oeil.

Huit voitures ! Une seule aurait suffi.

Heureusement que Mme Van Horn a voulu que je la dépose chez elle.

Mme Van Horn ? La mère de Gretchen ?

- Pourquoi ne la ramène-t-elle pas ? - Parce qu'elle ignore où est Gretchen.

- Elle... - Elle quoi ?

Rien.

Bien. La prochaine fois que tu démarres une voiture,

n'oublie pas d'ouvrir les portes du garage, entendu ?

C'est le comble, pour la fille d'un chauffeur.

Oui, monsieur.

Hier nous avons vu comment faire bouillir de l'eau.

Aujourd'hui, nous allons voir comment casser un oeuf.

Voilà . Un oeuf.

Un oeuf, ce n'est pas de la pierre. Ni du bois.

C'est une chose vivante. Avec un coeur.

Alors quand on le casse, on ne doit pas le torturer.

On doit être charitable et l'exécuter rapidement,

comme avec une guillotine.

Ça se fait avec une seule main. Veuillez observer le poignet.

Voilà . Un, deux, trois, crac !

Vous voyez ? Tout est dans le poignet.

À présent, prenez tous un oeuf. Un, deux, trois, crac !

Un autre oeuf. Un, deux, trois, crac !

Prenez un oeuf. Crac !

Le poignet. Comme un fouet. Observez. Un, deux, trois, crac !

Un autre oeuf. Un, deux, trois, crac !

Un autre oeuf. Un, deux...

"Cher père, ou cher papa , comme on dit ici,

"je progresse en français, n'est-ce pas ?

"On a terminé nos quatre semaines de cours sur les sauces,

"et dieu merci.

"J'avais trouvé les soupes ardues, mais les sauces m'ont achevée.

"J'ai failli rater ma hollandaise. Elle se séparait sans cesse."

Trop de vinaigre. Parle-t-elle de David ?

C'est M. Linus, Tom. Il est prêt à partir.

Et David ? Que dit-elle sur David ?

- Pas un mot. - Bien.

Attendez. Voilà quelque chose.

"Je ne pense plus tellement à David."

Bien.

- "Sauf la nuit." - Pas bien.

"J'ai voulu être raisonnable l'autre jour et j'ai déchiré la photo de David."

Bien.

"Pourriez-vous m'envoyer du ruban adhésif ?"

Pas bien.

- Bonjour, Fairchild. - Bonjour, monsieur.

Quelle belle journée, monsieur.

Allez, prenez l'autoroute, deux fenêtres ouvertes, 55 km/h.

Oui, monsieur.

- Bonjour Linus. Où vas-tu ? - Au bureau. Où veux-tu que j'aille ?

- Au bureau, le dimanche ? - Aujourd'hui c'est mercredi.

Mercredi ?

C'est KL-75263. Passez-moi Bowling Green-91099.

Bonjour, Miss McCardle. Quelle fut l'ouverture des marchés ?

Industries, 247,63, hausse de 1,10 $.

Chemins de fer, 94,7, hausse de 58 cents.

Services, 47,23, chute de 11 cents. Je viens de partir de chez moi.

Mettez le café en route dans 45 minutes.

Linus Larrabee pour David Larrabee.

Cher David, c'est pour te rappeler

que tu es un associé subalterne de Larrabee Industries.

Nos locaux se trouvent au 30 Broad Street, New York.

Ton bureau est au 22e étage.

Nos semaines normales vont du lundi au vendredi.

Nous travaillons de 9 h à 17h. Si cela ne te convient pas,

tu es libre de prendre ta retraite grâce au Plan Retraite Larrabee.

Ayant travaillé un an avec nous,

tu auras droit à 65 cents par mois jusqu'à la fin de tes jours.

Que vous raconte votre fille, Fairchild ?

- Elle l'aime toujours. - Pardon ?

Je veux dire qu'elle aime l'école de cuisine, monsieur.

Mais elle s'en remettra.

Et maintenant, mesdames et messieurs , voyons donc

ce que vous avez retenu de la leçon sur le soufflé.

Le soufflé, il doit être gai. Gai,

comme deux papillons valsant sur la brise d'été.

Très bien.

Vous avez cinq secondes, quatre secondes, trois secondes,

deux secondes, une seconde !

Aux fours !

Trop plat.

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