The first 195 lines.
- Putain… - Ça va, messieurs ?
- Ça va aller ? - Ma mallette, s'il vous plaît.
Hé ! Aidez-moi ! Faut que je récupère ma mallette !
- Aidez-moi ! - Monsieur !
C'est bon !
Il a fini par lâcher.
Oh, merci infiniment.
- Vérifiez qu'il ne manque rien. - Vous avez raison.
Euh…
Non, tout est là. Merci pour tout.
Je vous en prie. C'est normal.
Bah… Bonne journée.
- Bonne journée, Lucas. -
Vous prenez de gros risques à faire ce que vous faites.
Vous avez conscience
que ce qu'il se passe ici peut vous coûter votre carrière.
- C'est peut-être pas si mal. - Les téléphones sont interdits.
- C'est au cas où Albert me rappelle. - Albert ?
Fontan.
Ministre de l'Intérieur.
C'est un ami.
M. Pellegrini, vous êtes en garde à vue pour escroquerie et faux témoignage.
Hmm.
Je vous conseille de nous répondre.
Où est le contrat d'assurance du collier ?
Parlez, si vous savez quelque chose.
Je ne sais rien.
J'ai rien fait de mal.
Après le vol du collier en 1995,
vous avez reçu 118 millions de francs de l'assurance.
Récemment, vous comptiez le revendre trois fois plus cher.
- C'est une somme. - Et alors ?
Je ne fixe pas les prix du marché de l'art.
En plus, l'argent de l'assurance, je l'ai rendu.
Cet homme, vous le connaissez ?
Bah, évidemment.
C'est lui qui a volé le collier, comme son père à l'époque.
Diop.
Diop, c'est son vrai nom ?
Il s'appelle Assane Diop.
On l'a arrêté en Normandie.
Mais il a réussi à s'échapper.
Et lui ?
Vous le connaissez ?
La question est simple : est-ce que vous le connaissez ?
Je réfléchis, c'est possible ?
Je croise du monde.
Il a été interpellé au Havre avec une arme à feu.
- - Achetée sous un faux nom
et domiciliée à Paris, près de Pigalle.
On a découvert que vous étiez le propriétaire de l'appartement.
Et alors ? Je possède beaucoup de biens à Paris.
J'ignore le nom de mes locataires.
- Pourquoi a-t-il utilisé un faux nom ? - Demandez-lui.
On va le faire.
On pense qu'il a essayé de kidnapper le fils de Diop en Normandie.
C'est qui, ce type ? Depuis quand le connaissez-vous ?
Vous devriez répondre à nos questions. Sinon, vous allez avoir de gros ennuis.
Ah !
Oui, allô ?
C'est gentil de me rappeler.
Oui.
Bah oui.
Je vous le passe.
Le ministre de l'Intérieur veut vous parler.
Oui ?
Oui, bonjour, monsieur le ministre. Oui.
Il dit qu'on n'a pas assez de preuves pour garder Pellegrini.
- On le relâche. - C'est de l'abus de pouvoir.
Mais on a le nom du type qu'on cherche depuis le début :
Assane Diop.
- Ça va pas ? - Mon père est sorti de garde à vue.
Il fallait s'y attendre.
Il connaît du monde.
- Que m'as-tu fait faire ? - Calme-toi.
- Ça va aller. -
Il va vouloir savoir qui a parlé à la police.
C'est pas toi qui leur as parlé.
T'en fais pas, le type à qui ta mère a parlé est un mec bien.
Il ne dira rien.
Mon père obtient toujours ce qu'il veut. Même auprès des mecs bien.
- Je dois annuler le concert. - Non.
Ne fais pas ça.
Tout ça peut nuire à la fondation.
- Si tu annules, il aura des doutes. - Mais il le sait sûrement déjà.
Juliette.
Ce concert va vous permettre de lever beaucoup d'argent.
Pour la fondation, pour l'avenir des enfants.
Ne les abandonne pas.
Ne les laisse pas tomber maintenant.
Sinon, c'est ton père qui gagne.
- T'es une fille bien. - Oh…
Oui.
- Désolé, je dois répondre à ça. - Vas-y.
Hé !
Ça va aller, d'accord ?
- Oui. - À plus tard.
Fabienne Bériot est enterrée à Lille. J'ai appelé la morgue.
Prétendant être un parent voulant payer l'enterrement.
Mais quelqu'un s'en était chargé.
Forcément, c'est pas gratuit.
À part son chien, elle n'a pas d'amis.
J'ai demandé les coordonnées de la personne à remercier.
- Et ils m'ont donné un nom. - Diop.
Non.
"B.T.A. Ferel."
Une société à Saint-Ouen.
Un antiquaire aux puces.
Benjamin Ferel.
Expert en pierres précieuses.
Bravo, c'est la preuve que Diop n'agit pas seul.
C'est sûrement Ferel qui m'a envoyé la police.
- Je… - Mettons-le sous surveillance.
S'il connaît Diop, il nous mènera à lui.
- Parfait, faisons ça. - Je mets en place…
Non ! Léonard va s'en occuper.
Assane Diop, c'est son affaire.
Transmettez-lui les infos.
Allez, merci messieurs !
Pascal.
Il a plein de choses à se faire pardonner.
C'est une occasion en or pour nous.
Comment ça ?
Fermez la porte.
- Allô ? - J'ai besoin de toi.
- Pourquoi ? - J'en peux plus.
Il aboie à chaque fois qu'il entend "Pellegrini."
- Il recommence. - Arrête de dire son nom.
J'ai essayé. Il a pigé le truc.
L'autre jour, je n'ai rien dit, j'ai juste pensé à Pellegrini.
Ah !
Il a aboyé.
Il lit dans mes pensées. Il me fait peur.
OK. Je vais le récupérer. Passe chez moi.
Merci.
Je te ramène chez ton père.
Allez !
Donc, vous avez un enfant avec Assane.
- Raoul, c'est ça ? - Oui.
- Alors vous savez où il habite. - Non.
Mais c'est le père de votre fils.
Écoutez…
Assane est quelqu'un d'assez discret, on va dire.
- Vous le voyez régulièrement ? -
"Régulièrement" ne fait pas partie de son vocabulaire.
Déjà, arrêtez avec votre petit sourire, d'accord ?
Ici, on est dans un commissariat.
On ne rigole pas.
- Et les types en bas de chez vous ? - Qui ?
Ils attendaient votre fils et m'ont dit de l'amener au Hyatt.
Ils ressemblaient à quoi ?
À des policiers en civil.
C'était peut-être le cas. Vous avez vérifié ?
Vous êtes sérieuse ? Bien sûr que j'ai vérifié.
Aucun collègue n'a été chargé de vous surveiller.
- Bon, écoutez… - C'était qui ces types ?
Monsieur, j'aimerais beaucoup vous aider, mais je…
J'ai rien à vous dire de plus.
Ces derniers jours ont été très éprouvants pour moi.
Je suis juste contente d'avoir retrouvé mon fils.
On va envoyer des hommes chez vous. Au cas où Assane reviendrait.
Si vous voulez. Mais vous allez perdre votre temps.
Il ne viendra pas.
Je veux plus qu'il voie mon fils.
Ouais, l'endroit est génial.
Tu veux une vieille édition de Lupin ?
- J'aime bien La Dame blonde. - Oui, j'adore.
- D'autres idées ? - Je sais pas…
- La Lampe juive. - Oui, il est super, celui-ci.
J'adore l'affrontement entre Sholmès et Lupin.
Ouais.
Ça va, Raoul ?
J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais, tes histoires.
Les choses s'arrangent.
- C'est presque fini. - Tu dis tout le temps ça.
Mais non.
Ne me parle pas comme ta mère.
Elle est à côté ?
Non, c'est moi qui te dis ça.
Il faut que j'y aille. Je te laisse.
Bisous.
- J'accuse ! - Allez !
Hop hop !
- -
J'accuse !
- Il est content de me retrouver. - Pas autant que moi.
Alors, J'accuse ?
Alors, vous ne vous entendez pas, c'est ça ?
Je lui ai dit de maintenir le concert.
- L'avenir des enfants en dépend. - Tu l'as fait culpabiliser.
Non, je le pense.
On peut faire tomber Pellegrini
sans empêcher Juliette de faire une bonne action.
- Bon, j'y vais. - Ouais, à toute.
Pellegrini ! Allez, bonne chance.
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