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LES VOLEURS DE TRAIN
Le train a du retard.
Il arrivera. Rhabille-toi.
Grady et les deux autres devraient déjà être là.
Moi, je dis qu'ils viendront pas.
Et ça, qui c'est ?
Qui est là ? Salut, Ben, ça va ?
Très bien !
Moi aussi, dès que je serai dépoussiéré ! Aide-moi, Sam.
Allons, ma belle -
rien ne vaut l'eau !
Sam, tiens-la, mon garçon.
C'est drôlement bon !
Calhoun et Sam Turner.
Je les connais de nom.
Des gars sérieux. Plus jeunes que toi, mais sérieux.
Il s'agit de quoi ?
J'en sais rien. Lane a dit que l'attendre ici serait profitable.
À lui ou à nous ?
On s'en fout ! J'en ai marre de traîner à rien faire !
Toi aussi ?
Et comment !
Lâche-les dans le Corral.
Le train de Lane doit arriver quand ?
Hier !
Il y a des femmes, ici ?
Une.
On se la disputera !
Il y a longtemps que j'ai pas vu Lane.
Toujours aussi obstiné ?
Toujours.
Messieurs, voici Mme Lowe.
Nous travaillons pour elle.
Vraiment ?
Parfaitement.
À quoi faire ?
Ben, aide Mme Lowe à s'installer à l'hôtel.
Qu'est-ce que tu disais ?
À faire quoi ?
J'avais bien compris.
Pourquoi tu as fait ça ?
Je voulais deux types sachant obéir.
À cheval et filez !
On peut pas savoir ?
Non !
Les mules, les provisions ?
Tout est paré.
La dynamite ?
Ben a deux caisses.
Ça suffira.
On va faire la guerre ?
Tu es encore là ?
Deux jours qu'on cavale !
C'est ton problème.
Vous allez nous le dire ?
Grady, où as-tu dégoté ces deux morveux ?
Ils te tiennent tête !
Je ne veux pas qu'ils me tiennent tête. Je veux qu'ils me soutiennent.
On veut savoir pourquoi on est là.
Pour de l'argent, comme tout tireur qui se respecte.
Plus il y en a, plus il risque sa peau.
La femme ?
Elle est dans le coup ?
Le coup, c'est elle.
Ce qui signifie ?
Ça ne vous regarde pas.
On veut savoir où on va.
Au cimetière, si vous venez avec nous !
Pourquoi on irait ?
Je n'en sais rien. À moins que l'or ne vous intéresse.
Un demi-million de dollars en or.
Déjà extrait ?
Ça, c'est quelque chose !
On t'écoute, Lane.
Un train dévalisé il y a cinq ans.
Dix hommes ont filé avec 500000 dollars.
Leur chef estima qu'il fallait cacher l'or -
quelque temps.
Avec le coffre et deux hommes, il fila au Mexique.
Il revint seul. Selon lui, les autres avaient été tués par accident.
Il s'appelait Lowe.
C'est sa femme ?
Sa veuve. Il a eu le malheur d'être abattu -
mais lui a dit où se trouvait l'or.
Elle te l'a dit ?
Non, elle se méfie. Selon elle, il est à quatre jours au sud d'ici.
Dix hommes ont fait le coup, trois sont morts...
Il en reste sept, vivants !
Et très actifs.
Ils savent que Lowe est mort ?
Six ont porté son cercueil.
Elle n'avait qu'à demander la part de son mari !
Non. Elle veut l'or pour le rendre -
et réhabiliter son mari.
Pourquoi diable ?
Elle a un fils.
Elle ne veut pas qu'il ait honte de son père.
Elle exagère, hein ?
Elle pense que non.
Elle n'avait qu'à tout dire aux Chemins de Fer ?
Elle allait le faire. Je l'ai dissuadée.
Il y a une récompense. 50000 dollars.
C'est pas 500000 !
C'est pas volé non plus !
Départ à l'aube, demain.
En dissuadant cette femme, tu l'as peut-être condamnée à mort.
T'occupe pas de la femme.
Tête de mule !
Il n'a pas changé.
Un verre ?
Je ne dis pas non.
J'en ai bu plusieurs.
Je pensais à ce qui m'attend.
Vous pouvez encore changer d'avis.
Vous laisser y aller seuls.
Oui, madame.
Je vous l'ai déjà dit...
Vous n'avez pas confiance !
Et je le comprends !
S'il m'arrivait malheur en chemin...
Mais si cela arrivait !
Nous serions chômeurs.
Vous allez porter ça demain ?
Mettez-les.
Maintenant ?
Habillez-vous !
Retournez-vous.
Le pantalon, ça va.
La chemise est trop large. Enlevez-la. Je la ferai bouillir.
Pour la rétrécir !
Je veux que vos contours soient si marqués -
- que l'on sache, de très loin, que vous êtes une femme.
Si vous voulez me choquer...
Je veux vous garder en vie !
En vous voyant, ils sauront que nous ignorons où est l'or.
Votre vie leur sera donc précieuse.
Jusqu'à ce qu'on le récupère.
Je comprends.
Si vous compreniez, vous ne viendriez pas !
Ils ne sont que sept !
Avec un enjeu pareil -
- ils ont dû engager tous les flingueurs à trois sous !
Je devrais m'adresser aux Chemins de Fer.
Ce serait plus prudent.
Merci pour le verre. J'avertis mes gars.
Ça ne peut pas attendre ?
Pourquoi ?
Je peux changer d'idée.
Encore ?
Je suis une femme !
Moi, j'en suis de deux billets de train et de cinq amis !
Un train passe demain. Vous le prendrez.
Faites-la bouillir.
Je la ferai bouillir.
Sa tête, Jesse.
Sa queue !
Il leur faut de l'aide.
Surtout si tout saute !
Bon, amenez-le.
Jesse, laisse faire un des jeunes !
Tiens-le bien !
Chargeons ça sur un mulet docile.
C'est le plus docile.
Tu fais confiance à ce mulet ?
Ils se rouillent quand ils ont longtemps chômé. Il s'y fera.
Je m'inquiète pour nous !
Il se calmera.
Visez-moi ce poitrail !
Tu viens rarement en ville, Calhoun.
Aussi, regarde-la bien.
Mais dorénavant, regarde derrière toi si tu tiens à vivre.
Jesse, colle-la sur un cheval, nez au sud.
Aide-le avec les mules.
On n'est pas des muletiers.
Vous le deviendrez !
Si on vit ! Vous l'avez vu charger la dynamite ?
Fais ce qu'on te dit.
C'est lui le patron. Occupe-toi des mulets.
Comme au bon vieux temps !
Tu parles !
Prêts ?
On va au Mexique !
Peur du noir, Jesse ?
Le feu s'éteint.
Qu'il s'éteigne.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai cru entendre...
J'ai dû me tromper.
C'était mon vieux cœur ! Il bat quand je vois une belle fille.
Du café, Mme Lowe ?
Alors, vous avez un fils.
Quel âge a-t-il ?
Six ans.
Un bel âge. Il s'appelle...?
Matt. Comme son père.
Pardon ! Je vous ai blessée.
Non, ça n'est pas rien !
À vivre en sauvages, les femmes, ça vous manque.
On en voit une, on parle trop, on blesse !
T'as pas assez gaffé ?
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